Appel

samedi 22 juillet 2017

Les tarifs réglementés de vente du gaz et de l'électricité doivent perdurer !

Les tarifs réglementés de vente du gaz et de l’électricité doivent perdurer !

Les tarifs réglementés, tels qu'appliqués actuellement en France par Engie pour plus de 5,4 millions de foyers, sont contraires au droit européen, a affirmé ce mercredi le Conseil d'État, ouvrant ainsi la voie à leur suppression. Il décide d'annuler un décret datant de 2013 encadrant les modalités de fixation des tarifs réglementés du gaz. C’est la fin des tarifs réglementés de vente du gaz mis en place depuis plus de 70 ans !
C’est une grande victoire pour les fournisseurs alternatifs qui contestent l'existence même des tarifs réglementés, en faisant valoir qu'ils faussent la concurrence. Rien ne les arrête !

En effet, les tarifs réglementés de vente constituent le seul rempart restant pour protéger le consommateur des prix fluctuant du marché. C’est par ce levier que l’État peut protéger le pouvoir d’achat des français. Ces tarifs restent un rempart protecteur pour les consommateurs face à la jungle de la concurrence et à une forte augmentation des prix. Ils restent encore aujourd’hui un instrument de politique sociale.
Le PCF s'alarme de cette décision et de ses conséquences.

Récemment, l’Observatoire National de la Précarité Énergétique révélait qu’une augmentation de 10 % du prix de l’énergie ferait basculer 423 235 ménages supplémentaires en situation de précarité énergétique.
Enfin, les tarifs de l’électricité pourraient bien subir le même sort. En effet, le 4ème paquet énergétique actuellement en discussion au Parlement européen préconise leur disparition.

C’est bien d’un gouvernement français offensif dont nous avons besoin sur cette question afin que la bataille sur la défense des tarifs réglementés de vente puisse être menée en exigeant leur maintien. Or, nous assistons à une offensive pour démolir tous les services publics et activer toutes les déréglementations.

Le PCF avec ses parlementaires mènera ce combat pour préserver un service public de l’électricité et du gaz instaurant la reconnaissance d’un véritable droit à l’énergie pour tous.

vendredi 21 juillet 2017

Démission du général de Villiers : Le Parlement dans le viseur d'Emmanuel Macron

Démission du général de Villiers : Le Parlement dans le viseur d'Emmanuel Macron
En poussant à la démission le général Pierre de Villiers, le Président de la République s'en prend en réalité au Parlement et à ses prérogatives. Ce qui est en cause n’est ni le fond ni la forme des propos tenus par l'ancien chef d’état-major des armées lors de son audition à huis clos devant la Commission de la Défense nationale de l’Assemblée mais le pouvoir des parlementaires de contrôler l’action de l'armée et le budget de la nation. Si la parole des militaires n'est plus totalement libre devant les représentants de la nation auxquels ils ont des comptes à rendre, cela signifie que notre pays, la République, est aux portes d'un changement de régime qui tourne le dos aux principes démocratiques qui sont les siens.
Le Parti communiste français considère que l'Assemblée nationale et le Sénat doivent jouer un rôle central dans la définition, la mise en œuvre et le contrôle de la politique de défense nationale et de sécurité collective de notre pays.
Ce domaine, comme celui de politique internationale et européenne, ne sont pas des domaines réservés dont le chef de l’État peut exclure les citoyens et leurs élus. La décision de nommer au gouvernement un ministre « des Armées » et non plus de la Défense nationale était déjà éloquent du virage pris par Emmanuel Macron.
Les conditions d’expression et d’intervention des militaires dans le débat public doivent – sauf nécessité du service, devoir de réserve et dans le respect des valeurs de la démocratie et de la Républiquetendre à rejoindre celles des autres agents de l’État qui sont des citoyens à part entière. Les restrictions doivent être limitées à ces principes et ne laisser en aucun cas place, de la part de la hiérarchie militaire ou du pouvoir exécutif, à des interprétations étendues ou partisanes.
La nomination, hier, du général François Lecointre en remplacement du général Pierre de Villiers par Emmanuel Macron soulève plusieurs inquiétudes légitimes sur les orientations que le président et son chef d'état-major impulseront en matière de défense nationale, de participation de la France à l'OTAN, au projet de « défense européenne » et d'opérations extérieures, ainsi que les missions exactes qui seront assignées à nos forces armées.
Le PCF entend faire preuve de la plus grande vigilance pour que le Parlement comme les citoyens exercent leur maîtrise des décisions à venir.

jeudi 20 juillet 2017

Les collectivités locales au régime sec

Communiqué de Youssef BEN AMAR,conseiller municipal délégué d’Allonnes (72) et membre du bureau national de l’Association nationale des élus communistes et républicains (ANECR) sur les annonces d’Emmanuel Macron :
Réduction du nombre d’élus locaux, 13 milliards d’économies au cours des cinq prochaines années, suppression totale à terme de la taxe d’habitation…
Ce sont les principales mesures annoncées hier par le président Macron devant les représentants des communes, départements et régions.
La douche est glaciale pour nous, élus locaux, qui avons déjà vu nos dotations amputées de 9,5 milliards d’euros les trois dernières années du quinquennat Hollande. La méthode change mais la finalité reste la même.
Le chef de l’État préfère responsabiliser les élus locaux en leur demandant de réduire d’eux-mêmes les dépenses de leur collectivité. D’où l’idée d’un "pacte".
Ceux qui ne joueraient pas le jeu, a-t-il toutefois prévenu, verraient leurs dotations baisser l’année suivante.
Emmanuel Macron enlace les petits élus locaux, au risque de les étrangler.
Le régime annoncé hier au Sénat ressemble plus à une soupe à la grimace qu’à un menu étoilé offert sur les hauteurs de la Tour Eiffel.
Communication apaisée pour mauvaise réforme.
La conférence des territoires vient de livrer une belle démonstration de la capacité de l’exécutif à souffler le chaud et le froid pour, au final, figer le pays dans l’austérité et le chacun-pour-soi.
Le chef de l’Etat jure faire de la lutte contre la fracture territoriale une "priorité", mais le résultat de son plan sera de franchir une nouvelle étape de déconstruction de l’égalité républicaine.
Il va, en effet, accroître les inégalités entre territoires et donc de faire apparaître une France encore plus fracturée.
Nouvelle purge pour les collectivités et les services publics.
La conséquence de ces choix de politique d’austérité assumés est d’éloigner toujours plus les citoyen(e)s des décisions locales in fine de la démocratie.
Être moderne, être "progressiste" comme le chef de l’état aimait le dire pendant sa campagne, c’est de donner plus de moyens aux maires, aux élus locaux qui sont en prise directe avec les habitant(e)s.
BEN AMAR Youssef,
Conseiller municipal délégué ville d’Allonnes.
Membre du bureau national de l’Association nationale des élus communistes et républicains.

mercredi 19 juillet 2017

Assa Traoré : « Mon combat pour que cessent les violences policières »

Assa Traoré, soeur d'Adama Traoré, décédé à la gendamerie de Persan (Val-d’Oise) le 19 juillet 2016, devant le Palais de Justice de Paris. : Photo : Hugo Aymar
Le combat pour obtenir « vérité et justice » depuis le décès de ce jeune homme de 24 ans, le 19 juillet 2016, dans la gendarmerie de Persan (Val-d’Oise), unit l’ensemble des militants contre la répression policière. Devenue le symbole de cette lutte, Assa Traoré, la sœur de la victime, revient sur ce qui a changé en douze mois.
Depuis un an, Assa Traoré réunit, fédère, médiatise. « Comme femme, mère de famille et noire, Assa est un concentré de symboles, remarque son ami Almamy Kanouté, militant associatif qui a rejoint sa garde rapprochée dès les premiers jours. Lorsqu’elle croise des jeunes, il y a le côté starisation et les selfies avec elle, mais tous lui disent aussi merci. Elle est devenue la porte-parole de l’un des fléaux des quartiers populaires, et ça fait du bien. Son succès est aussi représentatif du manque de représentants de ces quartiers. »

Lire la suite  

Loi Travail : Dérèglementation, flexibilité et précarité à tous les étages


mardi 18 juillet 2017

Code du travail. Une mesurette en échange du plafonnement aux prud’hommes

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, souhaite augmenter les indemnités légales de licenciement dès le mois de septembre.

« Je propose (…) de soutenir la proposition du gouvernement d’augmenter les indemnités légales pour la totalité des salariés qui perdent leur emploi, et qui serait faite en septembre par mesure réglementaire », a déclaré la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, jeudi, lors de l’examen du projet de loi d’habilitation à réformer le droit du travail par ordonnances, adopté en première lecture par 270 voix (LREM, Modem, LR et UDI) contre 50 (PS, PCF et FI). Une mesurette pour faire passer la pilule du plafonnement des indemnités prud’homales. Sauf que la majorité des conventions collectives en France prévoient une indemnisation supérieure au minimum légal puisque celui-ci est inférieur à la moyenne des pays européens. Et rien ne dit que cette hausse, dont on ne connaît pas le montant, sera répercutée pour la majorité des salariés. Pour autant, la stratégie du gouvernement a fonctionné sur la CFDT et FO, qui se sont déclarés satisfaits de cette mesure.

lundi 17 juillet 2017

Macron confirme l’austérité pour les collectivités et la restructuration libérale des territoires




Deux axes ont dominé l’intervention prudente mais volontaire d’Emmanuel Macron, la volonté de poursuivre l’adaptation des territoires à la mondialisation libérale en lien avec la réforme de la taxe d’habitation et l’annonce d’une ponction sur cinq ans de 13 milliards sur les collectivités.
Comment ne pas voir que l’incitation au regroupement prôné explicitement par E. Macron vise implicitement les communes et les départements ?
C’est un lourd danger pour la démocratie car ces deux institutions sont cruciales et pour le lien de proximité avec la population et pour le maintien et le développement des services publics.
Depuis les lois Sarkozy poursuivies par F. Hollande, l’objectif est clair : accompagner la mondialisation de l’économie par la réforme institutionnelle.
Les règles de cette mondialisation doivent prévaloir : mise en concurrence des territoires, leur mise au service de « l’économie » c’est-à-dire des entreprises, rentabilité et productivité en matière de services publics.
Le nouveau monde serait en fait la restauration de l’ancien, l’argent qui domine tout, régit tout, décide de tout, y compris en matière d’organisation des territoires.
La réforme de la taxe d’habitation qui fait couler beaucoup d’encre apparaît comme une arme au service de cette ambition de dérégulation institutionnelle.
L’avantage fiscal apparaît fort limité et le flou demeure sur le nombre de personnes concernées.

Ce qui sera donné parcimonieusement d’une main sera repris massivement de l’autre : CSG, baisse du pouvoir d’achat et nouveaux frais liés à l’épuisement du service public. M. Macron a d’ailleurs bien confirmé que les fonctionnaires sont dans sa ligne de mire.
La remise en cause de la taxe d’habitation dont les sénatrices et sénateurs communistes prônent depuis longtemps une réforme en profondeur et le plan d’économies de 13 milliards sur le budget des collectivités portera un coup dur aux finances des collectivités locales, à leur autonomie reconnue par la Constitution.
Cette cure d’austérité sur la mode des purges des médecins de Molière répond au dogme de la réduction des dépenses publiques sans se soucier le moins du monde de la satisfaction des besoins de la population.
Le nouveau monde de M. Macron et consorts ressemble donc beaucoup à une agression tous azimuts contre le modèle social français.
Les sénatrices et sénateurs du groupe CRC s’y opposeront de toute leur force.


                                                                       Paris, le 17 juillet 2017

Annonces fiscales du gouvernement : Par-delà le cafouillage, des choix toujours favorables aux riches

Après plusieurs jours de cacophonie, le Premier ministre a donné des précisions sur la baisse des impôts de 11 milliards d’euros. Il y en aura beaucoup pour les riches.
Au départ, le gouvernement voulait réduire les impôts de 20 milliards sur l’ensemble du quinquennat. Finalement, pour rassurer les riches et notamment les financiers, il concentre plus de la moitié de cette baisse sur l’année 2018.
En contrepartie, il annonce au moins 20 milliards d’économies de dépenses publiques, notamment sur la masse salariale de l’État. La couleur est déjà annoncée : le non-remplacement des départs à la retraite, le gel du point d’indice, la réinstauration du jour de carence et la hausse de la CSG pour les actifs comme pour les retraités…
Le paquet sera complété par de nouvelles privatisations, par la vente de 10 milliards du patrimoine national, d’actifs de l’État.
Le choix en faveur des riches et financiers est sans appel. Les actifs financiers seront exclus de l’impôt sur la fortune (ISF). Celui-ci sera transformé en impôt sur la fortune immobilière (IFI). Un taux unique, forfaitaire, de 30 % sera instauré sur les revenus du capital. Cela représente un cadeau de 1,5 milliard d’euros, autant de manque à gagner pour le budget de l’État. Ce sont surtout les plus riches qui vont en profiter car, actuellement, dans certains cas leur taux d’imposition peut atteindre deux fois plus.
Par ailleurs, le taux d’impôt sur les sociétés, abaissé déjà à 28 % pour les TPE et les PME, sera ramené à 25 % pour toutes les entreprises. Et le CICE sera transformé en baisse de cotisations sociales patronales.
Quant aux autres contribuables, mise à part la première tranche de la réforme de la taxe d’habitation qui va alléger cette taxe de 3 milliards d’euros et sur laquelle il y a beaucoup à dire, le Premier ministre reste dans le flou. En revanche, il est très précis sur la hausse de la CSG de 1,7 % en contrepartie de la suppression des cotisations sociales des salariés pour l’assurance chômage et l’assurance maladie.
Comme d’habitude, le Premier ministre néglige le fait que la suppression des postes dans la fonction publique, de même que les moindres recettes pour la Sécurité sociale, sont synonymes de la dégradation de la qualité des services rendus aux citoyens et notamment les plus démunis qui sont relativement plus usagers de services publics.
Comme d’habitude, ces mesures sont présentées au nom de l’emploi et de l’investissement sur la base de l’idée totalement infondée que le travail coûte cher en France et que si on donne plus aux riches et aux financiers, ça ira mieux pour l’économie. Cela fait des années que nous entendons ce discours ; discours qui ne donne aucun résultat probant en termes d’emploi, d’investissement et d’activité économique. Le seul résultat est la dégradation des inégalités et l’affaiblissement du potentiel productif de notre pays.
La CGT répète que, pour créer des emplois et renforcer le potentiel productif du pays, une révision globale de l’intervention de l’État est nécessaire. Les dépenses publiques et la fiscalité doivent favoriser l’emploi, la croissance économique et la justice sociale. Cela nécessite d’évaluer sérieusement les aides accordées aux entreprises. Cela nécessite aussi une réforme globale du système fiscal. La CGT a des propositions dans ces domaines.
Le 12 septembre sera l’occasion de porter ces revendications avec les salariés, les privés d’emploi et les retraités.
Montreuil, le 12 juillet 2017

dimanche 16 juillet 2017

Le quinquennat Hollande a été marqué par la préséance accordée au sport d’élite sur le sport de masse. Sous la présidence Macron, la tendance ne devrait que s’accentuer, alors que le sport n’a jamais eu autant besoin de nouvelles régulations par la puissance publique.

« Laura Flessel, ministre des Transports ». On aura beau jeu de voir dans le lapsus du secrétaire général de l’Élysée Alexis Kohler, au moment de lire la liste du nouveau gouvernement, le 21 juin, le peu de cas fait par l’État de son ministère des Sports. Aujourd’hui placé au 16e rang protocolaire, le portefeuille a constamment changé de statut au cours des dernières décennies : ministère de plein exercice (mais souvent accolé à la Jeunesse, la Ville, le Temps libre, la Santé, la Vie associative ou l’Éducation populaire), sous tutelle, délégué, secrétariat d’État avec ou sans ministère des Sports.
Le mandat de François Hollande aura au moins eu le mérite de ne compter que deux secrétaires d’État, quand celui de Nicolas Sarkozy avait vu se succéder Bernard Laporte, Rama Yade, Chantal Jouanno et David Douillet. On est tout de même resté loin des records de longévité détenus par Marie-George Buffet (1997-2002) et Jean-François Lamour (2002-2012).