Appel

jeudi 31 décembre 2009

Le PCF se félicite de l’annulation de la taxe Carbone


Le PCF se félicite de l’annulation de la taxe Carbone par le Conseil Constitutionnel. Inefficace car beaucoup d’entreprises polluantes en était exonérées, cette taxe était également injuste car elle touchait d’avantage les plus petits salariés que les grandes fortunes.

En se précipitant, le Président de la République à fait une bêtise. L’effet d’annonce dans la préparation de Copenhague n’a pas marché ! Ce n’est pas au niveau des enjeux de ce débat et le PCF condamne cette manière de procéder ! Il faut maintenant prendre le temps d’un nouveau débat à l’Assemblée nationale.
Le PCF propose une vraie réforme fiscale en créant un bonus-malus pour les entreprises sur des critères environnementaux et sociaux. Il faut augmenter les aides aux ménages et attribuer d’avantage d’argent public pour aider la recherche, l’industrie, le bâtiment… Alors que Nicolas Sarkozy en a fait la découverte à Copenhague, le PCF ne cesse de le répéter depuis très longtemps : il faut mettre en place une taxation sur les transactions financières. Enfin, en diminuant de 10% les dépenses militaires de l’Etat, il est possible de financer la protection de l’environnement.
Le Conseil constitutionnel à fait son travail. Nous attendons maintenant qu’il aille un peu plus loin sur les propositions telles que la loi de finances qui comportent des mesures particulièrement injustes, le bouclier fiscal, la taxation des indemnités journalières des accidentés du travail. Ces mesures sont très choquantes et il faut y mettre un terme.
Parti communiste français

Les permis de construire de logements en baisse de 17,9 % sur un an.


Les permis de construire de logements neufs ont chuté en France à fin novembre de - 17,9 % sur un an à 400.214 unités et de - 9,6 % sur trois mois à 109.304, selon les données publiées mercredi 30 décembre par le ministère de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durables.
Après avoir fortement augmenté au cours des trois dernières années, le secteur des logements collectifs marque un recul plus prononcé (- 25,9 %) que celui des logements individuels (- 13,3 %), précise le ministère dans un communiqué.
Sur ce dernier segment, l’individuel groupé (- 0,8 %) résiste mieux que l’individuel pur (- 18,3 %).
Avec plus de 32.000 logements, soit une progression de + 2,2 % sur 12 mois, le secteur de la construction de logements en résidence continue par ailleurs de faire preuve de dynamisme.
Sur les douze derniers mois, les mises en chantier de logements ressortent quant à elles à 332.588, soit une baisse de - 19,0 % par rapport au chiffre constaté au cours des douze mois précédents.
Près de 178.000 mises en chantier ont été enregistrées pour le logement individuel en cumul sur les douze derniers mois. Ce chiffre est en baisse de - 16,9 % par rapport aux douze mois précédents. Sur la même période, près de 136.000 logements collectifs ont été mis en chantier, soit un recul de - 23,9 %.

mercredi 30 décembre 2009

le Conseil constitutionnel annule la taxe carbone


Le Conseil constitutionnel a annoncé mardi avoir annulé la taxe carbone qui devait entrer en vigueur le 1er janvier, estimant que la loi crée trop d'exemptions, ce qui est "contraire à l'objectif de lutte contre le réchauffement climatique" et crée une inégalité face à l'impôt.

Ils ont considéré, selon un communiqué publié mardi soir, que "l'importance des exemptions totales de contribution carbone étaient contraires à l'objectif de lutte contre le réchauffement climatique et créaient une rupture d'égalité devant les charges publiques".
"Moins de la moitié des émissions de gaz à effet de serre aurait été soumise à la contribution carbone", en raison de ces multiples exemptions, selon les sages du palais royal.
Ainsi, relèvent-ils, "étaient totalement exonérées de contribution carbone les émissions des centrales thermiques produisant de l'électricité, les émissions des 1018 sites industriels les plus polluants" (raffineries, cimenteries, cokeries...), "les émissions du transport aérien et celles du transport public routier de voyageurs".
"Ces exemptions auraient conduit à ce que 93 % des émissions d'origine industrielle, hors carburant, soient exonérées de contribution carbone", selon le texte.
La taxe aurait donc "porté essentiellement sur les carburants et les produits de chauffage qui ne sont que l'une des sources d'émission de dioxyde de carbone".
Le conseil présidé par Jean-Louis Debré a donc "censuré l'ensemble du régime relatif à cette contribution".

Le bâtiment veut recréer des conditions spéculatives

Pour faire remonter le prix de l'immobilier le capital est en train de créer une pénurie artificielle en réduisant le nombre de constructions. Sur les douze derniers mois c'est moins 19,2 % de mise en chantier réduisant le nombre de mise en chantier à 298 168 unités (359 092 en 2008 et 415 287 en 2007) et pour les permis de construire c'est encore plus grave la chute est de 21,5 % à 361 386 unités. Le gouvernement avait promis de se tenir à un objectif de 500 000 logements/an afin de répondre au demandes de logements non satisfaite.
Le bâtiment à pourtant bénéficié d'aides conséquente de l'état et de réduction de charges sociales, il est aussi difficile de comprendre que dans une conjoncture de crise économique et sociale le gouvernement ne joue pas son rôle de bailleur social, en lançant lui même de grands chantiers, cela au travers de la caisse des dépôt détentrice de la SNI (Filiale d'intérêt général de la Caisse des Dépôts, le groupe SNI est le 1er bailleur de France. Il couvre une large palette de l’offre locative et de services immobiliers: construction et gestion de logements, accession sociale à la propriété, externalisation de patrimoines publics, partenariat avec des sociétés d’économie mixte... )
Encore une promesse non tenue de la part du président de tous les français (de droite) qui non seulement ne fait rien pour ses concitoyens, mais pire avec la régionalisation va supprimer les compétences locales en matière d'aide sociales et de logement. De plus avec la suppression de la taxe professionnelle, quelle commune investira dans le logement social, sans avoir aucune certitude sur ses revenus à venir.
Lors du sommet de Copenhague, la préoccupation était les réfugiés climatique, si le gouvernement français continue dans sa voie avec le MEDEF il faudra parler de réfugiés économique, car comment rester dans un pays ou il est impossible de trouver un emploi, un logement.

Voeux 2010 Marie-George Buffet


Je tiens à vous présenter, au nom des militant-e-s et de la direction nationale du Parti communiste français mes meilleurs vœux pour l’année 2010.

Des vœux de bonheur et de réalisation pour chacun de vos projets. Des vœux également de succès pour les luttes et les mobilisations qui devront se poursuivre cette année pour mettre la droite en échec et pour construire ensemble un avenir de solidarité, de partage, de libertés et de coopération. Des vœux pour que s’éteignent les débats nauséabonds, racistes mis en place par la droite et que se lèvent les mobilisations pour les valeurs de la République : liberté, égalité, fraternité.

L’année 2009, comme l’ensemble de la décennie qui s’achève, a été marquée par de terribles régressions, y compris au plan démocratique, imposées par ceux qui, comme Nicolas Sarkozy en France, veulent soumettre l’humanité aux règles du capitalisme mondialisé et de la concurrence acharnée entre les peuples et les individus. L’échec récent du sommet de Copenhague a montré à la fois l’inefficacité de l’Europe libérale, le divorce entre les règles capitalistes et l’avenir de l’humanité et de notre planète.
Mais l’année 2009 a aussi été marquée, en France, en Europe, comme sur tous les continents, par des prises de conscience, un fort mouvement social et des rassemblements nouveaux pour gagner des politiques radicalement neuves.
C’est sous ce signe de la lutte, du débat d’idées et de l’espoir que je voudrais, avec vous, placer l’année 2010.
Les communistes français ne ménageront pas leurs efforts pour que grandisse dans notre pays une offre politique nouvelle et crédible à gauche. Nous l’avons fait en 2009 avec la constitution du Front de gauche en vue des élections européennes.
Nous allons poursuivre et élargir cette démarche pour les élections régionales du mois de mars pour des régions solidaires, écologiques et citoyennes comme pour toutes les luttes et les mobilisations de l’année qui s’ouvre.
Nous sommes convaincu-e-s que les succès passent par une forte intervention citoyenne et la mobilisation sur un projet de toutes les forces progressistes.
Nous sommes résolu-e-s à y contribuer.
Bien à vous toutes et tous, amitiés.
Marie-George Buffet





Communiqué Fonction publique CGT, FSU, Solidaires

Paris, le 23 décembre 2009

Le Gouvernement continue à s’attaquer frontalement à la Fonction publique et aux services publics.
Le Président de la République revendique clairement cette politique qui a amené à supprimer plus de 100 000 emplois dans la fonction publique d’Etat depuis 2007.
Cette politique est aggravée par les attaques contre le statut, l’individualisation des rémunérations et la mise en concurrence des agents, les effets de la Révision générale des politiques publiques (RGPP) et de la Réorganisation administrative territoriale de l’Etat (RéATE) qui ont des conséquences néfastes sur les conditions de travail des personnels et sur la qualité du service public rendu à la population.
L’Education nationale, déjà mise à mal par une saignée sans précédent de ses effectifs, l’Enseignement Supérieur et la Recherche, sont frappés de plein fouet par des réformes plus régressives les unes que les autres.
L’hôpital public, asphyxié par une pénurie gravissime d’emplois et une recherche de rentabilité à tous crins, est en danger.
Le Gouvernement fait pression sur les collectivités territoriales pour qu’elles appliquent scrupuleusement le même dynamitage de la fonction publique. De plus, le projet de loi sur les collectivités territoriales constitue un recul démocratique important.
Face à la politique destructrice du Gouvernement, les personnels organisent la résistance. Depuis des mois, les mobilisations se succèdent (agents territoriaux, hôpitaux publics, la Poste 18 mois de lutte, l’éducation, la culture, l’ONF, la DGCCRF, les finances publiques, l’équipement…) que nous soutenons totalement.
Alors que, pour répondre aux exigences de la situation sociale, le rôle de la fonction publique et des services publics n’a jamais été aussi important, il est urgent notamment :
- de créer les emplois nécessaires et de donner les moyens aux services publics de répondre aux besoins croissants de la population partout sur le territoire ;
- de revenir sur les suppressions au budget 2010 et pourvoir aux remplacements des départs en retraite ;
- d’assurer le maintien et la progression du pouvoir d’achat de tous les personnels par l’augmentation du point d’indice et une reconstruction de la grille ;
- de revenir sur toutes les réformes régressives ;
- d’abroger la loi dite de « mobilité » ;
- de prendre des mesures pour combattre la précarité.
Sur ces revendications, nous appelons à débattre et à agir dès la semaine du 11 janvier pour permettre de faire converger les mobilisations et de construire un temps fort, de grèves et de manifestations, le 21 janvier 2010.
Nos organisations conçoivent cette période d’action comme s’inscrivant dans le processus nécessaire et inscrit dans la durée permettant la convergence des luttes les plus larges et les plus unitaires, avec l’ensemble de la population et des acteurs attachés aux services publics et à la Fonction publique, et l’aboutissement de nos revendications.

lundi 28 décembre 2009

RAPPEL.Propositions PCF/Présidentielles 2007 – Le réalisme 1

Le réalisme 1 : Emploi
- Défense des 35h.
- Des CDI pour toutes et tous avec période de formation si nécessaire et transformation des CDD et Intérim - en emploi stables.
- Allocation pour accompagner les jeunes vers leur autonomie.
- Allocation de "recherche premier emploi".
- Priorité d'accès à la formation pour les jeunes sans qualification.
- Interdiction de l'emploi de stagiaires non rémunérés pour remplacer des salariés.
- Abrogation du CNE.
- Créer une "Sécurité d'emploi ou de formation" pour tous, assurant l'emploi ou la formation avec maintien d'un bon revenu à chacun tout au long de la vie.
- Favoriser la création d'emploi par une politique industrielle et de service dynamique, l'investissement massif dans la recherche.
- Reprendre une politique de réduction du temps de travail, vraiment créatrice d'emploi, avec l'abrogation des lois Fillon et l'amélioration des lois Aubry.
Cette profession de foi est à comparer avec les promesses Sarkoziennes non tenues.

Légère accalmie sur le front du chômage


Pôle emploi a communiqué le 24 décembre le chiffre des demandeurs d'emploi pour le mois de novembre. La hausse a nettement ralenti en France en novembre alors que les chiffres du mois précédent avaient interrompu cinq mois consécutifs de modération de la progression du nombre des demandeurs d'emploi.
Le nombre de demandeurs d'emploi
en catégorie A, a augmenté de 3.100 personnes,
soit + 0,1 % par rapport à octobre en métropole,
à 2 630 400 personnes.
Sur un an, l'augmentation ressort à 22,1 %
contre + 25 % le mois précédent.
(Ouah ! Les statistiques plus chômeurs, moins en %- C’est ce que retiendra Médias et population. MC)
En ajoutant les demandeurs d'emploi exerçant une activité réduite (catégories B et C), la progression ressort tout de même à 0,7 % en variation mensuelle en novembre (+ 26.800 personnes) et à + 19,7 % d'une année sur l'autre (+ 20,3 % en octobre).
"Fin novembre 2009, en France métropolitaine, 3.815 000 personnes inscrites à Pôle emploi étaient tenues de faire des actes positifs de recherche d'emploi (4.048 600 y compris les DOM).
Malgré un frémissement positif des offres collectées par Pôle emploi et une diminution des inscrits de moins de 25 ans, le gouvernement voit apparaître deux nouveaux points noirs : les seniors et les longues durées. Le nombre d'inscrits de 50 ans et plus a augmenté plus vite en novembre que la moyenne, de même que le nombre d'inscrits depuis plus d'un an. Le nombre de chômeurs de longue durée a augmenté de 2,4 % en novembre pour les catégories A, B, C (+ 24,7 % sur un an).
Pôle emploi précise encore que 16,4 % des demandeurs d'emplois en catégories A, B et C, soit 641.900, avaient des droits ouverts au RSA, ce qui ne signifie pas pour autant qu'ils touchaient tous cette allocation qui a remplacé le revenu minimum d'insertion à l'été 2009.
A quand une reprise du marché de l'emploi et une baisse du chômage ? Pas avant 2011, répondent les économistes. "La croissance de 1,3 % envisagée par Pôle emploi pour 2010 ne sera pas suffisante pour générer des créations nettes d'emplois" estime ainsi Bernard Ernst, directeur des statistiques, des enquêtes et des prévisions à Pôle emploi.

Piqûre de rappel – 6 RECHERCHE / INNOVATION

Nicolas avait promit : RECHERCHE / INNOVATION

- Accroissement de l'effort de recherche de 40% (soit + 15 milliards d'euros, dont 4 à la charge de la puissance publique) et des dépenses de R&D (Recherche et Développement) portées à 3% du PIB (Produit Intérieur Brut) d'ici 2012.

- Financement de la recherche selon une logique de projets pour promouvoir l'excellence scientifique.
- Considérer les biotechnologies comme une priorité nationale.
- Encouragement des PME (Petites et Moyennes Entreprises) innovantes et réservation d'une part de la commande publique et des contrats de recherche aux PME.
- Equiper le territoire en Internet très haut débit.
(En gros, les deux seules promesses sont à peu près tenues, la première concerne la biotechnologie avec toutes les dégradations qu’elles apporteront dans l’agriculture et le maillage internet, parce que ce sont des organismes privés qui poussent à étendre un réseau internet par fibre optique pour faire que les FAI et leurs actionnaires se remplissent les poches)

dimanche 27 décembre 2009

Piqûre de rappel – 5 Sécurités

Nicolas avait promit : SECURITE
- Réforme de l'ordonnance de 1945.
- Instauration de peine « plancher » pour les délinquants multirécidivistes
Xavier Darcos relance le débat avec les assureurs (vers la privatisation du 5eme risque)

Invité à clôturer les deuxièmes rencontres du Conseil d'orientation et de réflexion de l'assurance (Cora) sur le thème « La couverture de la dépendance, un choix de société », le ministre du Travail Xavier Darcos a invité le 19 décembre les assureurs à rejoindre "des groupes de travail qui se réuniraient début 2010", leur suggérant de "faire connaître leurs propositions", ceci sans attendre le grand débat promis par Nicolas Sarkozy pour l'an prochain.
Les Echos (21-12) rapportent les déclarations d'intention du ministre, à défaut d'arbitrages. Xavier Darcos s'est dit "ouvert à toutes les solutions innovantes", évoquant un "partenariat public-privé avec les assureurs", principe déjà abordé en 2008. Toutefois, la solidarité nationale devra demeurer "la première source de financement" a-t-il ajouté.
Certains assureurs qui allaient jusqu'à imaginer un système d'assurance privé au 1er euro, ne serait-ce que pour certaines catégories de population, apprécieront.
D'autres faisant remarquer que "des groupes de travail s'étaient déjà tenus en 2008 et avaient débouché sur un projet quasi ficelé". Bernard Spitz, président de la Fédération française des sociétés d'assurances (FFSA) et fondateur du Cora, a défendu "un système supplémentaire d'assurance autonomie souscrit chez les assureurs, pouvant venir en complément de la réforme nationale de la couverture universelle". "Plus on attendra et plus cette réforme sera coûteuse", a conclu le président de la FFSA. La présidente de la CNAV, Danièle Karniewicz, a, en revanche, estimé qu'"un système socialisé pour ce genre de risques est meilleur qu'un système privé". "C'est ce qu'on a fait pour les retraites : tous les actifs payent à un moment donné pour les retraités. Cela permet à tous les retraités de vivre décemment. Cela permettra aussi à toutes les personnes d'être soignées de façon décente quand elles seront dans la dépendance".
Enfin, il reste un autre point important en suspens : la question de l'opérateur du cinquième risque. S'il est logique de penser à la CNSA, "les difficultés de gouvernance de la caisse, avec un conseil d'administration pour le moins turbulent, et la dégradation de sa situation financière pourraient inciter à une remise à plat", estime Localtis.info. La mission d'information sur la CNSA, mise en place par la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale le 18 novembre, a tenu sa première réunion le 8 décembre. Les conclusions de son rapport attendues pour mars 2010 seront lues avec intérêt.

samedi 26 décembre 2009

Piqûre de rappel - 4 Logement

Nicolas avait promit : SOCIÉTÉ

Logement : droit au logement opposable juridiquement. Une personne sans toit pourrait se retourner contre les pouvoirs publics, faute d'action de relogement de leur part ;
création de centres d'hébergement de longue durée ; construction de 700.000 logements en en dix ans ;
faciliter l'accès à la propriété par le crédit hypothécaire et par le cautionnement de l'Etat;
obligation faite aux organismes HLM de vendre chaque année 1% de leurs logements aux occupants, soit 40.000 logements ;
prêt foncier à taux 0 pour permettre aux ménages de commencer par rembourser leur maison ;
mise en place d'un système de caution publique pour les locataires.
- Mise en place d'un service civique obligatoire par lequel "chaque jeune Français entre 18 et 30 ans donnera six mois de son temps", en une fois ou fractionné, en France ou à l'étranger, au service de l'intérêt général.
- Création en cinq ans d'un "droit opposable à la garde d'enfant".
- Protection des jeunes contre les jeux violents et lutte contre la pédophilie sur Internet.
- Opposition au mariage homosexuel et à l'adoption par les couples de même sexe.
Pour la création "d'un système qui, sur le plan fiscal, patrimonial et successoral, garantisse l'égalité entre couple hétérosexuel et couple homosexuel.
- Sports : porter le budget à 3% du budget de l'Etat ; rattachement du ministère des Sports à un pôle Santé et qualité de la vie ; création d'une école de management sportif pour renforcer l'encadrement et permettre la reconversion des sportifs de haut niveau ; partenariat accru entre pouvoirs publics et entreprises pour préparer les athlètes olympiques.
- Internet : Dynamisation de la recherche consacrée à Internet, investissement massif dans des sites publics et gratuits, achever l'équipement du territoire pour l'accès à Internet haut débit.
- Culture : un accès gratuit aux musées nationaux ; augmenter les émissions culturelles sur la télévision publique.

jeudi 24 décembre 2009

La Poste sera bien une société anonyme bonne pour la privatisation


L'Assemblée nationale a donné, ce mardi son feu vert, par 307 voix contre 206, au projet de loi transformant La Poste en société anonyme à capitaux publics à partir du 1er mars 2010. Sans surprise, l'UMP et le Nouveau Centre se sont prononcés pour, le PS , le PCF et le reste de la gauche ont voté contre
Le changement de statut permettra un apport en fonds propres de 2,7 milliards d'euros (1,2 milliards à la charge de l'Etat, 1,5 venant de la Caisse des dépôts). Le texte prévoit que l'Etat reste actionnaire majoritaire et ouvre la voie à l'actionnariat privé.
Pour le gouvernement, il s'agit de «moderniser» et «d'adapter» La Poste à l'ouverture de la concurrence. La gauche en revanche n'a pas cessé, tout au long de l'examen du texte, de dénoncer un projet de privatisation de l'entreprise publique. Lors d'une votation citoyenne, un peu plus de deux millions de personnes sur 2.123.717 votants avaient dit «non» à la privatisation de La Poste.

Piqûre de rappel - 3

Nicolas avait promit: RETRAITES
- Conserver et conforter la loi de 2003 sur les retraites, "car elle est la seule loi qui permet de sauver le régime des retraites par répartition".

- Réformer les régimes spéciaux de retraite dans un souci de justice et d'équité afin que chacun prenne sa juste part de l'équilibre des régimes de retraite.
- Poursuivre l'œuvre d'équité engagée par la loi de 2003 sur les retraites en revalorisant la situation de certaines professions ou de certaines catégories de personnes devant les régimes de retraites (femmes, parents au foyer, agriculteurs, artisans, commerçants...).
- Suppression de la "dispense de recherche d'emploi" pour les seniors.
- Revalorisation des petites retraites et des pensions de réversion.
- Revaloriser de 25% le minimum vieillesse (future allocation de solidarité aux personnes âgées).
Sarkozy qu’as tu fais de tes promesses ?

mercredi 23 décembre 2009

Piqûre de rappel - 2

Nicolas avait promit : SANTE
- Doublement des moyens consacrés à la recherche médicale d'ici 2012.
- Franchise non remboursée sur les visites médicales ou les examens en laboratoires.
- Triplement du budget de la prévention dans le même temps.
- Création d'un espace de "liberté tarifaire".
- Remboursement à 50% des soins dentaires et optiques.
- Réformer l'hôpital et remettre en cause les 35h.
- Engager un programme de recherche sur les maladies neuro-dégénératives.
- Engager un plan Alzheimer.
- Relever le défi de la perte d'autonomie en créant une cinquième branche de la Sécurité sociale, cogérée par la Sécurité sociale et les conseils généraux, permettant d'assurer une prise en charge coordonnée, cohérente et structurée de ces situations, et d'assurer l'égalité de tous sur tout le territoire face à ce risque.

Piqûre de rappel - 1

Nicolas avait promit : EMPLOI
Allocation de formation de 300 euros par mois, sous réserve que les jeunes "suivent bien leurs études ou leur formation".
- Objectif : ramener le taux de chômage en France à 5% de la population active dans les cinq années à venir.
- Mise en place d'une "Sécurité sociale professionnelle" pour assurer une "véritable protection" en période de chômage.
- Regroupement de l'ANPE et de l'UNEDIC.
- Suppression du contrat à durée déterminée (CDD), remplacé par un contrat unique à durée indéterminée (CDI) évolutif en fonction de la carrière du salarié.
- Création d'un compte épargne formation doté d'un capital initial de vingt années.
- Généralisation des "écoles de la deuxième chance" (une par département en cinq ans et une par bassin de 100.000 habitants en dix ans).
- Création d'une "droit à la première expérience professionnelle" pour tous, assuré par l'Etat, les collectivités locales, les associations ou les entreprises bénéficiant de la commande publique.
- "Plan Marshall de la formation" pour tous les jeunes des quartiers.
- Création d'un statut de pré-majorité, permettant aux 16-18 ans de créer ou de diriger une entreprise.
- Création des universités des métiers, établissements d'excellence dans des secteurs manuels ou techniques (jeu vidéo, métiers d'art, gastronomie, etc.).
- Exonération totale d'impôt sur le travail étudiant.
- Institution d'un "droit à la création" avec des prêts à taux zéro pour les jeunes créateurs d'entreprise.
- Pour la suppression des droits de succession.
- Introduction dans la Constitution d'un taux maximum de prélèvements obligatoires à l'échelle de la Nation.
- En cas de conflit social, un vote des salariés à bulletin secret dans les huit jours.
- Liberté de présentation au premier tour des élections professionnelles.
- Réforme de la représentativité syndicale qui serait appuyée sur le résultat d'élections.
- Loi sur un service minimum garanti en cas de grève.

mardi 22 décembre 2009

Sabiha AHMINE : Morts de rue et du froid, les oubliés du gouvernement


Cet hiver, chaque jour qui passe voit le froid franchir une nouvelle étape. Depuis deux semaines les températures sont négatives, la nuit comme le jour. Le niveau 2 du plan grand froid a été déclenché dans au moins 20 départements. Des sans-abri ont été découvert mort "probablement de froid" en plein centre des villes comme Bordeaux et ailleurs en France. 327 personnes sont décédées dans la rue cette année, selon le décompte des « Morts de la rue », contre 360 décès de SDF en 2008.

De son côté, Emmaüs estime à plus de trois millions le nombre de mal-logés et à 100.000 celui des sans-abri. En effet, avec la crise, avec ou sans RSA, beaucoup plus de personnes qui dorment dans la rue cet hiver en France sont menacés dans leur vie. Il faut un hébergement décent et un logement digne pour toutes et tous. Pendant ce temps, que fait le gouvernement ? Rien. Si ce n’est d’alimenter l’opinion publique en polémique stérile sur l’enfermement par grand froid. Pis, alors que nous sommes en plein trêve hivernale, alors que cette vague de froid était annoncée, entre le 5 au 11 décembre, ce sont plus de 250 personnes qui sont expulsé des squats dans le Rhône, avec enfants et bébés à la rue, Et ensuite, le gouvernement communique sur le « Plan Grand Froid » !!!
Dans l’agglomération lyonnaise où les températures avoisinent les (-10°), la politique de l’Etat « est un scandale ! », dénoncent les associations humanitaires, puisque la « trêve hivernale » n’est même pas respectée. Face à ce drame, elles sont plusieurs associations lyonnaises du respect des droits qui, après avoir lancer une pétition pour un réel engagement du gouvernement en faveur des personnes SDF, appellent à la mobilisation solidaire : « ceux d’entre nous qui ont un toit peuvent exprimer leur solidarité avec ceux qui n’en ont pas » en particulier les Roms et autres exclus sans discrimination.
Comme nous l’avons rappelé à plusieurs reprises, la politique, ou plutôt cette non politique du gouvernement en matière d’hébergement d’urgence, comme celle du logement ou de la ville, est en totale contradiction avec la réalité des faits. Elle est d’une incohérence intégrale. Exemple, la baisse du budget des logements sociaux pour 2009 de 9%... Il faut aussi rappeler que le Projet de loi de finances 2010 annonce une baisse inquiétante du budget de l’Etat relatif à la ville et au logement et enregistre des coupes claires dans les programmes d’action sociale : ce sont plus de 20 millions qui sont soustraits au programme 177 « Prévention de l’exclusion et insertion des personnes vulnérables ». Pire, alors même que le Président de la République avait fait la promesse que plus aucune personne ne dormirait dans la rue dans notre pays, le budget consacré à l’hébergement d’urgence diminue de 20 millions d’euros, et celui des aides à l’intermédiation locative de 6 millions d’euros. Même le budget de l’aide alimentaire – qui perd 1 million d’euros – n’échappe pas à la politique de casse sociale menée depuis deux ans et demi par ce Gouvernement. Cela rend d’ailleurs plus que suspectes les annonces faites par M. le secrétaire d’État au logement dernièrement, à propos des sans-abri.
Aujourd’hui, il est urgent que les représentants de l’Etat puissent étendre la trêve hivernale aux squats et aux bidonvilles, se mettre autour d’une table pour trouver des solutions de logements dignes avec les collectivités et les autres acteurs sociaux.
Nous voulons l’application de la Trêve hivernale à tous les sans droits, avec ou sans titres, dont les squats et les bidonvilles. Des hébergements d’urgence décents. Pas d’expulsions sans relogements. Et trouver des solutions pour des logements adaptés, dignes et durables pour tous. A long terme, seule un grand Service Public du logement et de la ville peut répondre à l’urgence comme à la crise du logement.

lundi 21 décembre 2009

Vœux de Salah


Soumis par admin le 21 décembre, 2009 - 12:14

De retour de la prison de Guilboa où elle a rencontré son fils samedi 19 décembre, Denise Hamouri nous fait savoir que Salah tient à remercier chacune et chacun des efforts produits pour le sortir de prison où il s’apprête à passer la fin d’année.
Salah tient à adresser à tous ses vœux les meilleurs pour les fêtes de Noël et la nouvelle année.
Merci Salah…
Mais nous ne désespérons pas de te sortir de là !
Plus que jamais nous disons aux autorités de notre pays :
Exigez la libération de Salah, innocent et victime !
Exigez la fin de son calvaire et son retour dans ses foyers !
Si la libération de Shalit se fait celle de Salah doit être obtenue !

dimanche 20 décembre 2009

En France, un million de chômeurs seront en fin de droits en 2010.


Un million de chômeurs épuiseront leurs droits à indemnisation en 2010, après 850.000 cette année, selon une note de Pôle emploi consultée. FO, la CGT et la CFTC criaient lundi à l’”urgence” alors que le patronat admettait "un vrai sujet" mais voulait "plus d’éléments pour réfléchir".

Patronat et syndicats étaient réunis pour leur négociation sur "la gestion sociale des conséquences de la crise sur l’emploi".
La question des chômeurs en fin de droits, traitée par un groupe de travail qui se réunira entre le 20 et 22 janvier 2010, ne sera pas abordé en séance plénière avant le 26 février, a déploré Stéphane Lardy (FO). Or, "il y a une urgence sur les fins de droit dont le nombre est en train de monter en flèche, et l’Etat est concerné".
"La problématique des fins de droit, et particulièrement des seniors va exploser dans les mois qui viennent, on demande une solution avant que ce ne soit catastrophique», a souligné Gabrielle Simon (CFTC), déplorant un service public de l’emploi qui «ne sait réagir que quand la situation est dégradée".

Copenhague renonce à un accord contraignant


Il s’est passé ce qu’il se passe pour toutes les finales : les gens qui n’avaient pas pu rentrer dans la salle se sont regroupés devant les postes de télé pour suivre la retransmission en direct des échanges. Des négociateurs de tous pays, des ONG, des journalistes, qui avaient tiré des chaises dans les allées du Bella Center pour regarder les leaders internationaux défiler à l’écran. Il était midi pile. Concluant deux années de négociations, la 15e Conférence des parties (COP15) s’apprêtait à accoucher de quelque chose concernant le climat. De quoi ? Personne ne le savait encore. Mais on le présentait : ce serait faible, quand tout convergeait pour dire qu’il s’agirait d’un accord politique non contraignant.
Vingt-six États s’étaient réunis dans la nuit de jeudi à vendredi, jusqu’à 2 heures du matin, pour élaborer un projet à soumettre au sommet des 120 chefs d’État et de gouvernement afin qu’ils l’amendent. Son contenu approximatif commençait à filtrer au matin. Il apparaissait que le projet retenait le principe de limiter le réchauffement climatique à + 2 °C et qu’il actait celui d’une aide de 100 milliards de dollars par an versée aux pays les plus vulnérables par les pays industrialisés. Le projet, en revanche, ne précisait pas quelle pourrait être la part d’argent public et d’argent privé, pas plus qu’il ne se prononçait sur la façon d’alimenter les fonds. Selon une source française, l’idée d’une taxe sur les transactions financières aurait été avancée durant les discussions, de même que celle d’une taxe sur l’aviation et les transports maritimes internationaux. Le texte évoquait quant à lui la création d’un « panel de haut niveau », chapeauté par l’ONU et chargé de réfléchir aux sources de financement, « y compris alternatives ».
Il n’y était pas précisé non plus si ces aides seraient additionnelles – s’ajoutant alors aux autres engagements pris pour les pays en développement. Ou si elles engloberaient les sommes promises, par exemple, dans le cadre des objectifs du millénaire, par lesquels les pays industrialisés s’étaient engagés à consacrer 0,7 % de leur PIB à l’aide au développement, promesse que la plupart n’ont jamais respectée.
Quant à la nature même du texte, les commentaires variaient. Certains estimaient qu’il ne s’agirait que d’un texte de politique générale, d’autre d’un accord porté par la COP, certes non contraignant mais plus engageant pour les pays industriels – à commencer par les États-Unis, seuls à ne pas avoir ratifié le protocole de Kyoto en 1997. À condition, toutefois, que des objectifs différenciés soient précisés pour chacun, ce qui ne semblait pas devoir être le cas. Deux espaces étaient laissés en blanc dans ce projet de texte, l’un concernant les objectifs globaux de réduction au regard de 1990, l’autre au regard de 2005. Les chefs d’État discutaient encorede tous ces points, hier après-midi. Personne n’attendait plus d’accord avant le début de soirée, voire avant samedi matin.
Mais alors que l’établissement de cadres juridiques contraignants devait, quoi qu’il en soit, être reporté à plus tard – 2010 était évoqué le matin, mais plus dans l’après-midi –, les délégués des pays en développement ne cachaient pas leur amertume. « Nous étions venus négocier un accord contraignant, notait ainsi Cheik Koité, de la délégation malienne. L’accord final ne remplira pas cet objectif. Pour nous, ce sera, quoi qu’il advienne, un mauvais accord. »

La longue bataille des salariés de Moulinex s'achève


La cour d’appel de Caen a jugé vendredi "sans cause réelle" les licenciements en 2001 de 568 salariés de Moulinex, contrairement à ce qui avait été jugé en première instance et elle a revu les montants des dommages et intérêts qui leur avaient alors été accordés.

Dans l’Humanité samedi, retour sur huit ans de bataille. Comment, dès 2003, la brigade financière accablait banques et dirigeants du groupe.
Les "licenciements doivent être considérés comme dénués de cause réelle et sérieuse", écrit dans son arrêt Bernard Deroyer, le président de la cour d’appel.
Les dommages accordés par la cour vont de 1.700 euros à 49.700 euros selon les salariés, alors qu’en première instance la fourchette allait de 1.000 à 57.000 euros. Les demandes des salariés allaient de 10.000 à 139.000 euros.
Le 11 septembre 2007, les Prud’hommes de Caen avaient "considéré chaque licenciement comme étant basé sur une cause réelle et sérieuse" mais ils avaient mis en cause leur "technique" de mise en oeuvre.
Mais la Cour de cassation a depuis reconnu sans cause réelle ni sérieuse d’autres cas de licenciements Moulinex.
Vendredi, l’arrêt de la cour d’appel de Caen a été salué par les anciens représentants syndicaux. "Après huit ans de lutte, c’est à la fois enfin de la monnaie sonnante et trébuchante et une reconnaissance", a déclaré Marie-Gisèle Chevalier ex-déléguée CFDT.
L’appel était suspensif mais un éventuel pourvoi en cassation ne le serait pas, a précisé Me Coralie Loygue, l’une des avocates des salariés.
Les administrateurs judiciaires n’ont pas encore décidé s’ils faisaient appel, a indiqué par téléphone leur avocat Jean-Pierre Laire. Ils ont deux mois pour le faire.
Plusieurs séries de licenciements de salariés de Moulinex sont en cours d’examen par la justice mais celle sur laquelle a statué la cour vendredi est la plus importante en nombre.
Le dépôt de bilan de Moulinex, société partiellement reprise par le groupe Seb en octobre 2001, avait conduit à la fermeture de quatre usines employant un total de 3.240 salariés en Basse-Normandie.

samedi 19 décembre 2009

Pour un joyeux Noël


Cher Papa Noel

Cette année tu as pris mon chanteur favori, MICHAEL JACKSON, mon acteur favori, PATRICK SWAYZE et mon actrice favorite FARRAH FAWCETT.
Je voudrais juste te rappeler que mon homme politique favori est SARKOZY.
Ne l’oublie pas Merci

SOLIDARITÉ avec le SECOURS POPULAIRE (Grésivaudan)


En période de grand froid...
Après un automne et un début de mois de décembre cléments, les températures ont chuté brutalement en France ces derniers jours. Le Secours populaire a renforcé sa présence sur le terrain pour être au plus près des personnes démunies.
L'hiver sera bien là pour Noël. Les permanences d’accueil et de solidarité de l’association renforcent leur action en fournissant des vêtements chauds (manteaux, pulls, chaussures…), des couvertures, des duvets. Au-delà des personnes sans domicile, l’aide est aussi apportée aux familles vivant dans des logements précaires.
En effet, la baisse brutale des températures nécessite la vigilance de tous. Professionnels, associations et familles doivent rester vigilants et solidaires des personnes les plus vulnérables. C’est pourquoi avec l'arrivée du grand froid, l'association mobilise l’ensemble de ses fédérations départementales pour renforcer la solidarité.
Des actions concrètes  à FROGES
Le Secours Populaire Français, implanté à Froges depuis début 2006 pour soulager les personnes déshéritées de la vallée du Grésivaudan, étend son action sur près de la moitié des communes du Pays GRESIVAUDAN, à savoir de Montbonnot à La Terrasse et du Versoud à La Pierre en passant par les villages de montagne à proximité. L’association déploie également ses missions à l’international, respectant ainsi le slogan « Tout ce qui est humain est nôtre ».
Une permanence hebdomadaire d'accueil et de distribution alimentaire est tenue tous les mardis de 10h à 12h30.
Chaque bénévole apporte ses savoir faire, et c'est ensemble que nous donnons l'impulsion nécessaire à nos actions.

vendredi 18 décembre 2009


Nos organisations, celles d’une gauche de transformation sociale, affirment leur volonté de mener campagne ensemble pour les élections régionales de 2010.

Avec le Front de Gauche (Parti Communiste Français, Parti de Gauche, Gauche Unitaire) avec les Alternatifs, République et Socialisme, le Forum social des quartiers populaire, La Fédération, le M’Pep, le Pcof nous comptons faire entendre fortement une autre voie à gauche.
Ensemble, pour des régions à gauche, solidaires, écologiques et citoyennes
Nos organisations, celles d’une gauche de transformation sociale, affirment leur volonté de mener campagne ensemble pour les élections régionales de 2010. Avec le Front de Gauche (Parti Communiste Français, Parti de Gauche, Gauche Unitaire) avec les Alternatifs, République et Socialisme, le Forum social des quartiers populaire, La Fédération, le M’Pep, le Pcof nous comptons faire entendre fortement une autre voie à gauche.
Ce rassemblement, en construction, se veut ouvert, nationalement et régionalement, à toutes celles et tous ceux qui, à gauche, dans le mouvement social dans le monde du travail et de la culture, souhaitent élaborer et porter avec nous un programme qui réponde aux besoins de la population.
C’est urgent ! Les difficultés s’accumulent : davantage de licenciements, de précarité, de pauvreté, et en même temps moins de services publics, moins de pouvoir d’achat moins d’enseignement et de culture ! Cette situation devient insupportable, notamment dans les quartiers les plus populaires. L’environnement est sacrifié sur l’autel du profit. Les ravages de la crise sont amplifiés par la politique impulsée par Nicolas Sarkozy et la droite. Avec eux c’est toujours plus pour les riches, toujours moins pour l’ensemble du peuple. Et le président sème la division en puisant des idées nauséabondes dans l’arsenal de l’extrême droite qui du coup, relève la tête.
Face à cette offensive redoublée, notre peuple, les salarié-e-s et les plus précaires résistent ; ils refusent de payer la crise. A la division, au chacun pour soi, ils opposent la lutte et la solidarité. Ils souhaitent un débouché politique à leurs luttes.
C’est pourquoi les listes qui nous rassembleront pour ces élections régionales, répondront à trois objectifs indissociables : changer les rapports de force à gauche en faveur de la ligne de transformation sociale et écologique ; battre la droite, empêcher Nicolas Sarkozy et l’UMP de reconquérir des régions pour en faire des relais de leur politique de régression sociale, autoritaire, basée sur la peur ; construire des majorités solidement ancrée à gauche, portant des projets vraiment alternatifs à la logique du système en crise, un projet de transformation sociale et écologique que nous voulons porter jusque dans les exécutifs, à l’exclusion de tout accord avec le Modem, si les conditions de ces avancées en sont réalisées. Il s’agit de la possibilité de mettre en œuvre les points essentiels de notre programme et du rapport de force permettant effectivement de les appliquer.
Nous voulons faire des régions des points d’appui pour développer une politique au service des hommes, des femmes, des jeunes, de tous ceux qui travaillent et vivent ici.
Une politique en faveur de l’emploi, respectueuse des salariés, de leurs droits, favorisant l’extension de ces droits. Une politique qui donne la priorité aux services publics. Une politique qui fasse des citoyennes et des citoyens, dans leur diversité, les acteurs de la transformation de nos régions par un développement de toutes les formes de démocratie. Une politique exigeante en matière écologique. Une politique qui reconstruit le tissu social, à la ville et dans les campagnes.
Ce programme devra être porté porté par des listes unitaires dans les régions, des listes rassemblant nos organisations et ouvertes aux actrices et acteurs du mouvement social qui le souhaitent.
Nous vous donnons rendez-vous le 10 janvier, pour un meeting national commun.
Le front de Gauche : Parti Communiste français, Parti de Gauche, Gauche Unitaire et Les Alternatifs, République et Socialisme, La FASE, le M’PEP, le Pcof.

jeudi 17 décembre 2009

Offre nationale du PCF : Le Front de gauche, c’est parti


Aux élections européennes, le Front de Gauche a levé dans notre pays un espoir de renouveau pour une alternative de gauche.
A l’occasion des élections régionales de 2010 nous voulons amplifier cette dynamique. Nous constatons que de nombreuses organisations, de nombreux hommes et femmes engagés dans le mouvement social se tournent vers le Front de Gauche avec la volonté de construire un large rassemblement porteur d’espoir.
Nous allons porter des propositions concrètes en rupture avec les politiques libérales menées depuis des années dans notre pays.
Nous allons développer une stratégie ambitieuse de rassemblement à même de battre la droite et de créer les conditions de majorité solidement ancrées à gauche. Nous allons construire des alternatives à la politique de Nicolas Sarkozy en nous appuyant sur les nombreuses résistances exprimées par le mouvement social. Comme nous l’ont demandé le Parti de gauche et la Gauche unitaire, le Parti communiste français fait une offre nationale pour constituer des listes du Front de gauche.
Au-delà de nos trois organisations, ces listes devront rassembler la diversité de celles et ceux qui placent leurs espoirs dans cette proposition politique pour des régions à gauche, solidaires, écologiques et citoyennes.
De façon symbolique, nous proposons que chacune des trois formations du Front de gauche conduise une grande région rassemblant huit départements : le PCF en Ile de France, le Parti de gauche en Rhône Alpes et la Gauche unitaire en Midi Pyrénées. Ensuite, nous proposons au Parti de Gauche de conduire également les listes de quatre autres régions : Languedoc Roussillon, Pays de Loire, Aquitaine, Poitou Charentes ; et 17 listes départementales : en Auvergne : la Haute Loire, pour le Centre l’Eure et Loir, en Franche Comté, le Territoire de Belfort et un autre département, en Ile de France, Paris, l’Essonne et un autre département, en Languedoc Roussillon, les Pyrénées orientales, en Limousin, la Creuse, en Midi Pyrénées, l’Aveyron et le Lot, en Pays de Loire, la Loire Atlantique et le Maine et Loire, en Picardie, l’Aisne, en Poitou Charentes, un département, en PACA, un département, en Rhône Alpes, la Haute Savoie.
Nous proposons à la Gauche Unitaire de conduire trois listes départementales:le Tarn et Garonne, la Lozère et un département de l’Ile de France.
En Corse, avec Dominique Bucchini, les organisations du Front de Gauche et leurs partenaires, construiront une liste dans la configuration particulière du scrutin propre à cette région.
Le Parti de Gauche, conduirait ainsi un tiers des listes régionales, le Parti Communiste conduirait dix régions et la Gauche unitaire une.
Sur cette base, il convient bien sûr, à chacune des formations, de créer les conditions pour aboutir à de belles listes de large rassemblement permettant de faire la place à tous les niveaux aux autres partenaires de ces listes, aux organisations politiques qui ont déjà annoncé leur participation comme République et Socialisme et les Alternatifs et d’autres qui doivent confirmer leur engagement dans ce processus.
Ces listes rassembleront également de nombreux élu-e-s, députés, maires, conseillers régionaux, conseillers généraux, ainsi que des hommes et des femmes engagé-e-s dans le mouvement social et associatif.
D’ores et déjà, sur la part qui nous reviendra pour ces listes, nous enregistrons notamment la participation de Bruno Robin, syndicaliste enseignant, Philippe Verbeeck, délégué central Arcelor Mittal, Thierry Dumez, syndicaliste, Didier Dreyfuss, professeur d’université et responsable du service réanimation de l’hôpital de Colombes, participant aux combats de « l’appel et appels » et de « Sauvons l’Hôpital Public », Murielle Salmona, féministe, psychiatre, victimologue ; Jean Paul Moatti et Anne Mesliand universitaires ; Bernard Defaix, initiateur du combat pour la défense des services publics ; Marie-Jean Sauret, professeur de psychopathologie, membre de « l’appel et appels », Raymond Girardi, syndicaliste paysan, maire-conseiller général, Jean Levasseur, responsable régional d’une association caritative… et de nombreuses et nombreux syndicalistes, animateurs associatifs dans les quartiers populaires, féministes qui nous rejoindront dans la construction de ces listes sous l’animation des organisations partenaires dans les différentes régions.
C’est par ce rassemblement le plus large, s’appuyant sur une juste représentation des partis qui l’initient que les listes du Front de Gauche, « ensemble pour des Régions à gauche, solidaires, écologiques et citoyennes », seront à même d’impulser le combat nécessaire pour battre la droite et construire des majorités de gauche dans les Régions à même de porter de nouvelles logiques de satisfactions des besoins populaires par des propositions en rupture avec les logiques dominantes.
Voilà, comme nous en avions convenu entre les trois formations du Front de gauche, l’offre nationale à concrétiser dans les régions pour un accord en vue des élections régionales du 14 et 21 mars 2010.

L'UMP : les pseudos chanteurs, condamnés ...

Ce croire au dessus des lois ... après le plongeon dans la Seine sans PV, le clip ... Panpan cul cul ; MC

LIP DUB et DROIT D AUTEUR : 30 000 Euros d'amande pour les jeunes UMP:
Or, si le respect du droit patrimonial est relativement simple, le droit moral a des contours plus flous.
Les Jeunes populaires, le mouvement de jeunesse de l'UMP, viennent d'ailleurs d'en faire les frais.
La semaine dernière, ils ont publié un "lipdub", un clip promotionnel en musique.
Les militants de la majorité avaient bien pris soin d'acquérir les droits patrimoniaux pour la diffusion de la chanson "Tous ceux qui veulent changer le monde", utilisée en bande-son, mais ils s'étaient heurtés à un refus de la part de Marie-Mai (et de son éditeur Musicor), l'interprète québécoise de la version utilisée, qui ne souhaitait pas être associée à un clip politique.
C'est donc le droit moral de l'interprète que les Jeunes populaires n'ont pas respecté en diffusant la vidéo ; depuis, ils ont expliqué qu'il s'agissait d'une "erreur", présenté leurs excuses et annoncé qu'ils verseraient 30 000 euros à la chanteuse, qui seront reversés à une association caritative.

Le climat s'enfièvre à Copenhague


La fièvre montait mercredi à Copenhague où les ministres se sont mis au travail dans une ambiance chaotique pour esquisser un accord mondial contre le réchauffement climatique, dans un centre de conférence en état de siège.
A la reprise des travaux en séance plénière, l’Inde dénonçait un "bazar intégral", Tuvalu comparait la conférence au Titanic et le Brésil s’insurgeait auprès de la présidence danoise alors que son chef de sa délégation était bloqué par un service d’ordre impitoyable.
Sur place, le Premier ministre australien Kevin Rudd a averti sans détours que tout pouvait arriver d’ici vendredi. "Il n’y a aucune garantie de succès. Soyons très clairs là-dessus".
Une réunion ministérielle restreinte de 25 ministres choisis par la présidence danoise de la CoP, dont six Européens, était prévue à midi (11h00 GMT) pour commencer à rédiger l’accord que devront adopter vendredi quelque 120 chefs d’Etat ou de gouvernement, dont certains sont déjà arrivés, comme M. Rudd ou le Premier ministre britannique Gordon Brown.
Cette réunion, déjà annoncée pour la veille au soir a déjà été reportée à deux reprises, selon une source diplomatique allemande.
M. Brown a d’ailleurs exprimé son pessimisme sur la BBC, en jugeant "très difficile" d’aboutir à un accord.
Les négociateurs qui se préparent désormais à une, voire deux nuit blanches, ne cachent pas non plus leur inquiétude après une nuit presque complète de consultations, qui doit permettre à la présidente danoise, Connie Hedegaard, de rédiger un projet d’accord dès mercredi.
"Je suis un tout petit peu soucieux, car il reste tellement de travail à faire. Je crains un nouvel incident, parce qu’alors on aurait du mal à conclure", a confié l’ambassadeur de France pour le climat, Brice Lalonde.
M. Lalonde craint des incidents de procédure, en reprochant une certaine "maladresse" à Mme Hedegaard : "On assiste à un télescopage entre l’envie de la présidente d’avancer et le rythme très formel de l’ONU. Les pays en développement craignent toujours le coup de force des pays industrialisés, tout cela entraîne beaucoup de tensions", explique-t-il.
Lundi, un coup de colère des Africains avaient entraîné une suspension des travaux et fait perdre une demi-journée de travail aux négociateurs.
Devant le Parlement européen, le Premier ministre suédois Fredrik Reinfedlt, qui préside l’Union européenne, a douté que l’accord de Copenhague permette d’atteindre l’objectif affiché d’un réchauffement limité à 2°C.
"Nous avons besoin de (cet) objectif de 2 degrés" mais "je ne suis pas certain que nous y parviendrons", a-t-il prévenu.
Pour sa part, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a réitéré mercredi qu’un accord ne saurait être trouvé sans aide chiffrée à long terme aux pays pauvres.
A ce stade, le seul consensus qui semble émerger concerne une aide immédiate totale de 10 milliards de dollars par an sur trois ans dès 2010 pour aider les pays les plus démunis à faire face aux impacts du réchauffement.

mercredi 16 décembre 2009

Régionales : le PCF propose 5 régions au PG


Marie-George Buffet a dévoilé mercredi l’offre du PCF à ses partenaires du Front de gauche en vue des régionales, proposant au Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon la direction des listes dans 5 régions, dont Rhône-Alpes, mais réservant l’Ile-de-France au PCF.

"De façon symbolique, nous avons souhaité que chacune des trois formations fondatrices du Front de gauche- PCF, Parti de gauche, gauche unitaire- dirige la liste dans une des grandes régions", a déclaré à l’AFP la numéro un communiste.
"Le PCF en Ile-de-France, en la personne de Pierre Laurent", numéro deux du parti, "le Parti de gauche en Rhône-Alpes" et "la Gauche unitaire en Midi-Pyrénées", a-t-elle dit.
Le PCF propose aussi au Parti de gauche de diriger les listes dans quatre autres régions - Languedoc-Roussillon, Pays de Loire, Aquitaine et Poitou-Charentes.
Le Parti de M. Mélenchon conduirait ainsi "un tiers des listes régionales", le PCF 10 et la Gauche unitaire une, résume le Parti communiste. Cinq autres régions où les militants communistes ont choisi l’alliance avec le PS, ne font pas partie des négociations.
Au niveau des départements, le PG conduirait 17 listes - dont 3 en Ile-de-France, notamment Paris- et la gauche unitaire trois, propose le PCF.
Alors que Jean-Luc Mélenchon réclame la direction de la liste d’Ile-de-France, Mme Buffet a indiqué : "nous pensons que l’Ile-de-France, de par son histoire, doit être animée par une tête de liste du PCF".
Ces propositions seront examinées mercredi 16 décembre au soir, par les partenaires du Front de gauche.

Quand le peuple s'enfonce dans la misère,les ministres UMP dansent!

Les jeunes UMP, ont voulu créer l'évènement avec leur lipdub, une vidéo où l'on voit des ministres chanter et danser dans une euphorie collective.
Visiblement la droite perd complètement pied avec la réalité.
Faut-il rappeler que le chômage explose, plongeant près de 5 millions de français dans une précarité profonde.
Faut-il rappeler que le chômage des jeunes a progressé de 30% en un an.
Faut-il rappeler qu'un jeune salarié sur trois de moins de 29 ans est un salarié précaire.
Ou encore que les inégalités et l'échec scolaires explosent suite à la destruction organisée par la droite de notre service public d'Education.
La droite avait déjà franchi un pas dans l'ignominie avec le lancement du débat sur l'identité nationale ou Mr Besson n'a réussit qu'une seule chose: libérer et légitimer la parole raciste!
La vidéo dit vouloir changer le monde! Oui la droite change le monde. Mais dans un sens toujours plus inégalitaire.
Alors que le chômage explose, la spéculation reprend de plus belle du coté des banques, les licenciements économiques continuent de pleuvoir pour les entreprises qui font pourtant du profit
Pendant que les ministres dansent, tous les ingrédients sont réunis pour nous conduire vers l'explosion d'une nouvelle crise encouragée par une droite qui sacrifie tout au nom de la loi du profit.
Ruiner le peuple pour engraisser les riches! Voilà leur conception du changement!
Les jeunes communistes sont révoltés par l'indécence de ce lipdub et ont fait une vidéo parodie pour dénoncer cette ignominie. Elle disponible sur le site du MJCF et sur alterna TV.
Enfin le MJCF a lancé depuis 6 mois une grande lutte pour l'emploi et la formation, afin d'exiger des mesures d'urgences pour sortir les jeunes de la précarité.
Ils porteront ces exigences lors dès élections régionales avec les listes du Front de Gauche. La droite se moque de nous! Mettons lui une bonne gauche au mois de mars!

Grand Emprunt : c’est un chèque en blanc qui est demandé aux Français !


Le Président de la République promet d’allouer des ressources supplémentaires à des priorités au nom évocateur (enseignement supérieur, recherche, innovation, environnement...). Mais en réalité, sous couvert de « campus d’excellence », de « filières d’excellence », « d’internats d’excellence », il s’agit de financer des stratégies pilotées par les seuls intérêts des grands groupes de l’industrie et de la finance. La formation, l’innovation, la recherche seront poussées à se rentabiliser au détriment de logique de développement pour toute la société.

La justification avancée de combler les « retards d’investissements » de la France par le chef de l’État masque mal le fait que l’emprunt est destiné avant tout à financer la poursuite de la même politique. Il s’agit d’aller puiser dans la poche des Français de quoi « compenser » les milliards débloqués au bénéfice exclusif des banques à l’automne dernier et les cadeaux aux riches qui continuent d’être exonérés de contribution via le bouclier fiscal. Un véritable chèque en blanc est ainsi demandé aux Français.
Pour le PCF il faut, au contraire, utiliser l’argent public des aides d’État versées aux entreprises (près de 70 milliards d’euros) pour réorienter le crédit aux entreprises, de façon sélective en faveur de la formation des travailleurs et de bons emplois, sous le contrôle des salariés et des citoyens.
Le PCF propose que plus aucune aide publique ne soit accordée sans de rigoureuses contreparties en termes d’emplois et de formations. Une relance des services publics est par ailleurs indispensable, en particulier dans les secteurs visés par le grand emprunt : formation, enseignement supérieur, recherche, numérique, développement durable.

Copenhague : urgence politique


Les délégations de la Gauche Européenne ont participé à la manifestation “System change, not climate change” (Changer le système, pas le climat) qui a réuni 100.000 personnes le 12 décembre 2009 à Copenhague pour faire pression sur les chefs d’état. Cette manifestation exprime l’exigence populaire d’un accord fort. Elle montre la montée en puissance de l’idée que la justice climatique passera forcément par plus de justice sociale et la prise en compte du point de vue des pays du Sud qui sont les premières victimes du réchauffement climatique.

Dans le même temps, les textes actuellement en débat au sein de la COP 15 (Conférence des chefs d’état) sont d’une tiédeur extrême : aucun engagement financier ou des sommes dérisoires, pas d’accord sur une limitation du réchauffement à 1.5° comme le propose des petits pays insulaires soutenus par une centaine de pays en développement, pas d’accord juridiquement contraignant, risque que les États-Unis se mettent à part du reste du monde. Déjà les pays du Sud rejettent tout accord sur la base des documents actuels.
Le risque est donc grand que le sommet accouche d’une simple déclaration politique qui ne sera qu’un catalogue de bonnes intentions et pas un accord ambitieux et contraignant.
Pour les délégations de la Gauche Européennes présentes à Copenhague, un bon accord devra inclure tous les pays, être chiffré et juridiquement contraignant. Nous rappelons que notre demande est la réduction de 40% des émissions de CO2 (par rapport à 1990) d’ici 2020 dans les pays développés et que nous sommes opposés à la marchandisation du droit de polluer. Nous sommes pour un soutien financier et technologique aux pays en voie de développement qui pourrait être géré par l’ONU. Pour financer ces mesures de transformations, nous proposons la réduction des dépenses militaires et une taxation des transactions financières.
Nous sommes attachés à deux principes fondamentaux : celui de responsabilité commune mais différenciée qui souligne la responsabilité historique des nations industrialisées et le droit des pays pauvres de se développer tout en prenant en compte l’urgence climatique actuelle, et le droit à l’énergie propre pour toutes et tous (dans le cadre d’un développement soutenable et solidaire).
C’est pourquoi, notamment au niveau européen, nous sommes pour un secteur énergétique public fort, le développement des transports en commun et du fret ferré ainsi que l’isolation massive des bâtiments. Ces transformations ne pourront être obtenues sans une pression populaire sur les institutions européennes et la remise en cause d’une série de règles imposées par le Traité de Lisbonne.
Pour relever le défi devant lequel nous sommes, et initier une alternative réellement écologique, il faut sortir au minimum les biens communs de l’humanité du capitalisme.

lundi 14 décembre 2009

Copenhague : l’urgence d’un traité contraignant


Un consensus sera-t-il possible à Copenhague, et sur quelle base ? Selon le GIEC, pour empêcher une hausse de la température au-delà de 2°C d’ici 2100, les pays industrialisés devraient réduire leurs émissions de 25% à 40% des gaz à effet de serre (GES) en 2020 par rapport à 1990. Les pays en développement (PED) devraient – compte tenu de leur croissance actuelle – infléchir leurs émissions.

En effet, tout le monde n’est pas à égalité. Les États-Unis sont les plus gros pollueurs avec 24 tonnes de CO2/an/habitant contre 12 pour un européen et 5,5 pour un chinois. L’urgence est à l’action si l’on veut parvenir, comme cela est nécessaire, à 2 T/hab de la planète. Autre important dossier en discussion : le règlement de la « dette écologique » des pays du Nord à l’égard de ceux du Sud. Celui-ci doit se concrétiser par le versement d’une aide financière (120 Md€/an) à apporter aux PED et pays pauvres.
Elle doit les aider à investir. Ce qui suppose des transferts de technologie et de brevet à ceux qui paient déjà un trop lourd tribut au dérèglement climatique. Le droit à l’énergie pour tous doit être assuré. Or, les propositions annoncées sont au dessous des enjeux. Sur la possibilité de parvenir à un accord juridiquement contraignant en décembre, le pessimisme prévaut (pays d’Asie et du Pacifique, observateurs, ONG…). C’est ce que dénoncent les pays africains qui ont même un temps quitté la table de négociations. Se profile le projet d’une déclaration politique comportant de grands principes (appel à réduire les émissions de GES de 50% d’ici 2050, adoption par les pays riches de trajectoires de réduction de GES vers - 80% en 2050, acceptation par les PED d’une « déviation substantielle » de l’augmentation de leurs émissions, soutien financier important et transferts de technologies pour les pays les plus pauvres) [1], le report des négociations définitives en 2010, bref, de bonnes intentions, mais sans contraintes réelles.
On a bien sauvé les banques, on doit sauver la planète !
Le temps perdu pour l’action ne se rattrape pas, ou alors à un prix prohibitif pour les peuples. Il ne faut pas cacher que les budgets à mobiliser pour conduire les adaptations nécessaires à un nouveau mode de production et de consommation moins productiviste seront très conséquents. Qui paiera la facture, les peuples ou le capital ? Alors que les rencontres bilatérales se poursuivent, Obama et Hu Jintao ou bien Sarkozy et Lula, la mobilisation des peuples pour peser sur le cours des négociations est essentielle. Le nombre d’appels en direction des chefs de gouvernements, de débats publics, d’initiatives de sensibilisation, de vœux d’élus dans les collectivités territoriales se multiplie ; mais nous sommes encore loin du compte. Les communistes doivent prendre leur part de ce combat avec ambition, en s’attachant à faire connaître leurs propositions [2] et en œuvrant à l’émergence de convergences qui lient préservation de la planète et progrès social, réduction des inégalités sociales et environnementales. En France, d’ici la conférence, chaque jour nous pouvons, avec d’autres, agir pour que le gouvernement, le président Sarkozy, l’Europe interviennent de façon positive. C’est pour toutes ces raisons que le PCF sera présent à Copenhague, notamment lors de la manifestation du 12 décembre [3].
Ce combat ne s’arrêtera pas le 18 décembre, nous aurons à le poursuivre !

dimanche 13 décembre 2009

Malgré les paroles apaisantes, la crise poursuit son chemin.

En s’inquiétant de la dégradation des finances publiques en Grèce et en Espagne, les agences de notation ont refroidi les investisseurs dans les pays aux budgets fragiles

La situation en Grèce, qui croule sous une énorme dette est « très grave », a jugé hier la ministre des affaires européennes suédoise Cecilia Malmström, dont le pays préside actuellement l’Union européenne.
Quelles sont les conséquences des décisions des agences de notation ?
Faisant part d’ «inquiétudes » sur les finances publiques de la Grèce et d’ «incertitudes » sur la reprise, l’agence Fitch a diminué mardi sa notation de la dette grecque à long terme, déjà à A -, à BBB +. Et mercredi, la même agence a placé l’ensemble des crédits émis par les banques grecques sous surveillance négative. Ces décisions ont pour conséquence immédiate de refroidir les investisseurs étrangers à acheter les obligations qu’émet l’État grec. Ce dernier subit donc des taux d’intérêt plus élevés pour pouvoir continuer d’emprunter sur les marchés.
L’Espagne, elle, court le risque de subir dans une moindre mesure les mêmes conséquences. Standard & Poor’s a déclaré mercredi «négative» la perspective de l’économie contre «stable» jusqu’alors, «en raison de déficits fiscaux croissants». En réaction, le Trésor espagnol a dû offrir hier une rentabilité maximale à ses bons sur dix ans et ce, sans pouvoir en émettre autant que souhaité.
Comment réagissent les gouvernements en Grèce et en Espagne ?
« L’impasse financière de notre pays menace notre souveraineté nationale », a déclaré avec gravité avant-hier le nouveau premier ministre grec, Georges Papandréou.
De son côté, le gouvernement espagnol n’annonce pas de mesures supplémentaires. Il s’est d’abord empressé hier de démontrer que l’état de ses finances publiques est sans commune mesure avec celui de la Grèce.
Le reste de la zone euro est-il menacé ?
Pour soutenir leurs partenaires, les dirigeants européens multiplient les déclarations assurant que la Grèce n’est pas en faillite, ce qui aurait des conséquences sévères pour le reste de la zone euro. « Ce qui se passe dans un pays membre influe sur tous les autres, en particulier quand on a une monnaie commune. C’est pourquoi nous portons tous une responsabilité commune », a reconnu hier la chancelière allemande, Angela Merkel.
Outre l’Espagne, les agences de notation sont préoccupées par la fragilité budgétaire de l’Irlande et du Portugal. Hormis cette zone, la Hongrie, la Lettonie et la Roumanie ont dû recevoir des volumes importants d’aide financière par l’UE.
L’Europe a-t-elle encore les moyens budgétaires de relancer l’économie ?
La situation grecque ne remet pas en cause les plans de relance menés ailleurs en Europe. Toutefois, les Vingt-Sept assurent qu’ils entameront un assainissement budgétaire « au plus tard en 2011 », « avec un effort d’assainissement annuel bien supérieur au chiffre de 0,5 % du PIB, conjugué à des réformes structurelles ».

samedi 12 décembre 2009

Histoire-Géographie : un service public d’Education nationale fondé sur une visée culturelle de haut niveau

Le Ministre de l’Éducation Nationale, Luc Chatel, a décidé de supprimer l’Histoire et la Géographie comme matières obligatoires en Terminale Scientifique. Face à cette émotion particulièrement légitime, le PCF soutient les enseignants et les lycéens qui protestent contre la suppression de l’Histoire-Géographie en Terminale S.

Ces deux disciplines ont un rôle éminemment fondamental. Non seulement il faut garder ces matières dans le programme d’enseignement des Terminales mais il est, en plus de cela, nécessaire d’en revaloriser les contenus. Les cheminements de compréhension sont primordiaux pour la connaissance du monde dans sa diversité, de ses crises économiques ou géostratégiques. L’Histoire et la Géographie sont une voie d’accès à cette connaissance. Elles doivent apporter la possibilité d’une ouverture d’esprit, d’un esprit critique avec une visée culturelle de haut niveau. Mais il ne peut y avoir de réforme cohérente et dans le sens du progrès avec des réductions de moyens. Il faut en finir avec un système qui reste fondé sur l’élitisme, la sélection, le culte du mérite individuel, l’esprit de compétition et l’orientation par l’échec, en finir avec le mépris pour les personnels enseignants et éducatifs dont les propositions ne sont jamais entendues. Il faut en finir avec la volonté d’instrumentalisation de l’école par une droite entièrement dévouée aux intérêts des puissances économiques et politiques qui entendent, par ce biais, contribuer activement au remodelage du salariat et de la société dans l’esprit du capitalisme financier mondialisé. Un service public d’Education nationale fondé sur une visée culturelle de haut niveau pour tous les élèves de la maternelle à la terminale des lycées reste une nécessité : ce sera aux personnels d’éducation, aux parents, aux élèves, aux forces représentatives du monde du travail d’en imposer ensemble les formes et modalités.
Le PCF condamne la réduction du nombre d’emplois publics dans l’Education nationale et la réforme sur la formation des maîtres qui vise à supprimer une année d’étude pour ces futurs enseignants. Augmenter le nombre d’enseignants, qualifiés, est une des conditions de l’efficacité de l’enseignement. Comment leur permettre d’exercer dans les meilleures conditions possibles quand le gouvernement leur retire tous les moyens pour y arriver ?
Parti communiste français

Le capitalisme n’est pas écolo-compatible


Le capitalisme recherche le profit financier maximum dans un temps minimum. D’où une logique de prédation des ressources naturelles comme du travail des salariés, au coût le plus faible. Ainsi, inégalités sociales et environnementales vont de pair.


La mondialisation libérale, qui produit là où les salaires sont les plus bas est à ce titre exemplaire. Elle a fait exploser le trafic routier, maritime ou aérien, avec les impacts sur l’environnement que l’on sait.
Repeindre en vert le capitalisme n’est pas suffisant. Il faut mettre en place un mode de développement qui soit à la fois durable, soutenable et renouvelable sur le plan écologique, générateur de progrès social et d’émancipation humaine, démocratique et citoyenne. Il faut dépasser l’actuel système productiviste capitaliste.
Il y a urgence à ce que chacune et chacun s’empare de ces enjeux. Les communistes sont disponibles pour ouvrir des espaces publics de débat, de confrontation, de rassemblement et de luttes, dans le respect des opinions des uns de des autres.

Le gouvernement "veut changer le monde" dans un clip déjanté


Bernard Thibault réélu secrétaire général de la CGT


Le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault a été réélu vendredi par le Comité confédéral national (CCN) pour un quatrième mandat de trois ans (2009-2012) à la tête de la confédération, en se félicitant du score "très honorable" de la direction.

Un nouveau bureau confédéral, resserré à huit membres contre 12 jusqu’alors, a été élu en même temps par le CCN.
Outre Bernard Thibault, Michel Doneddu et Agnès Naton, membres du bureau confédéral sortant, il comprend cinq nouveaux membres : Michèle Chay (fédération du commerce), Philippe Lattaud (union départementale du Val d’Oise), Agnès Le Bot (Nord), Mohammed Oussedik (verre et céramique) et Nadine Prigent (santé).
La veille, Bernard Thibault avait été élu par le congrès à la Commission exécutive (CE) en recueillant 88,42%, selon les résultats rendus publics vendredi.
L’annonce de sa réélection au poste de numéro un a été chaleureusement accueillie par le millier de délégués qui ont applaudi debout leur secrétaire général, scandant comme lors des deux précédents congrès "tous ensemble, tous ensemble".
Dans son discours de clôture, Bernard Thibault, 51 ans le mois prochain, a affirmé que le "bilan" de la direction avait été "clairement validé" par le congrès, avec un score supérieur à 77%. "C’est un score très honorable pour une direction réputée être +coupée de la base+", a-t-il raillé.
Le secrétaire général s’en est pris sans le nommer à l’opposant du Nord Jean-Pierre Delannoy, qui prétendait se présenter contre lui, et à ses partisans.
"La CGT, a-t-il mis en garde, n’est pas une organisation qui peut fonctionner avec des écuries ou des tendances qui prétendraient agir dans la CGT en marge des règles de vie communes (…)". Pour M. Thibault, de tels "clivages (…) feraient perdre à l’organisation l’unité qui fait sa force".
Le numéro un a d’autre part appelé les militants à "sans attendre, passer à la mise en oeuvre" de la réorganisation interne sur la base des procédures décidées au congrès.
Il a répété que la réforme des retraites "sera pour la CGT, le marqueur de la volonté de résistance des salariés".
Deux des lieutenants de Bernard Thibault, Maryse Dumas et Jean-Christophe Le Duigou, mais aussi le leader des cheminots Didier Le Reste, ne font désormais plus partie de la direction confédérale, n’ayant pas été élus à la CE. Maryse Dumas, émue, a eu droit à une longue ovation des congressistes debout.

jeudi 10 décembre 2009

je ne serai pas de ce débat....


Monsieur le Préfet, Vous avez bien voulu m’inviter à la première réunion organisée à la préfecture sur le thème de « l’identité nationale » qui se tiendra jeudi 10 décembre 2009. Je ne serai pas de ce débat car les questions posées en préalable « Qu’est-ce qu’être français ? », pourquoi « être fier d’être français », comment « définir l’identité nationale aujourd’hui » appellent à des notions subjectives et partisanes. S’il faut un débat, il doit porter sur l’histoire de la citoyenneté, de la démocratie dans notre pays, sur les droits de l’être humain et leur évolution, et bien sûr, sur la Nation et la République. Tous ces biens communs des hommes et des femmes vivant en France n’ont pas été décrétés par un gouvernement, ni par un décret mais par l’addition de grands mouvements démocratiques et sociaux (1789, 1930, 1948, La Commune, 1936, La Résistance, le gouvernement de la Libération, les grands mouvements sociaux, le suffrage universel) et par l’apport des citoyens et citoyennes quelque soient leur origine, leur culture. Nation et République, sont des constructions permanentes et jamais écrites, dues au travail des citoyens et des citoyennes eux-mêmes. D’ailleurs, notre pays a aussi connu des périodes sombres comme la collaboration ou la colonisation, mais aussi et heureusement le plus souvent des périodes d’avancées humaines, de résistances et de conquêtes.

Oui, nous avons besoin de débats citoyens, et pour ma part, j’aimerais mettre au cœur de celui-ci des questions telles que le droit de chacun et chacune à l’éducation et au travail, des questions telles que les droits des femmes à vivre libres et égales, des questions telles que les droits des enfants, telles que le droit des salariés à avoir des papiers. Oui, la République peut se questionner, elle doit le faire à partir des droits de l’être humain et non d’un a priori sur le statut de Français. Je vous prie donc de bien vouloir m’excuser et, Je vous prie d’agréer, Monsieur le Préfet, mes meilleures salutations.

Le PCF au contre-sommet de Copenhague


Du 11 au 13 décembre, une délégation du PCF se rendra à Copenhague pour participer aux initiatives du contre-sommet.

La tenue du sommet de Copenhague pourrait constituer un événement planétaire majeur puisque le texte qui en sortira remplacera le protocole de Kyoto. Un traité que les États-Unis n’avaient pas ratifié et qui est jugé aujourd’hui insuffisant et pas assez contraignant. Or, selon le Groupe d’experts intergouvernementaux sur l’évolution du climat, « si rien n’est fait, le réchauffement climatique pourrait atteindre 4°C à la fin du siècle, alors qu’il est impératif de le limiter à moins de 2°C ». Un constat qui fait consensus.
Chacun semble prendre la mesure des dangers inhérents au réchauffement climatique désertification, inondations, famines, migrations... Mais personne, en particulier les pays les plus pollueurs, ne semble en tirer les conséquences pour son propre mode de développement. Les États-Unis et le Japon proposent pour 2020 des objectifs bien en deçà de ce qu’il faudrait. L’Union européenne semble un peu plus ambitieuse mais ne s’impliquera pas sans l’engagement des principaux pays pollueurs.
Sarkozy s’agite beaucoup mais propose de renvoyer le problème à 2050. Quant aux pays émergents, ils invitent les pays industrialisés à montrer l’exemple. Chacun renvoyant la balle aux autres, Copenhague risque d’accoucher d’une souris. C’est pourquoi, pour de nombreuses organisations – dont le PCF –, il est urgent que les peuples s’en mêlent et exigent de la part de chaque Etat des engagements réels en matière de réduction des gaz à effet de serre et par voie de conséquence de développement. C’est le sens des actions qui se mènent partout dans le monde et qui convergeront dans la capitale danoise à l’occasion d’un contre-sommet dont la manifestation du 12 décembre constituera l’un des temps forts.
Une délégation du Parti Communiste Français (1) conduite par Pierre Laurent (coordinateur national) et Hervé Bramy (responsable du collectif écologie) se rendra à Copenhague du 11 au 13 décembre afin de participer aux différentes initiatives dont une rencontre importante initiée par le PGE. Cette délégation sera porteuse de propositions précises, dont celle de « considérer les ressources naturelles comme biens communs de l’humanité et non comme une marchandise source de profit ». Ce qui, pour le PCF, implique de stopper les directives européennes de libéralisation visant à soumettre l’énergie aux exigences des marchés financiers. Elle défendra aussi le « droit à l’énergie pour tous », avec comme corollaire la mise en œuvre d’un vaste plan de recherche sur les énergies non émettrices de gaz à effet de serre. Elle proposera enfin « la création d’une Agence mondiale de l’environnement » afin de rendre cohérent le développement durable de la planète en matière sociale et environnementale. Autant de mesures qui, pour le PCF, appellent à un dépassement du système productiviste capitaliste actuel.

mercredi 9 décembre 2009

« REFORME TERRITORIALE - TAXE PROFESSIONNELLE » : RIEN N’EST JOUE !

Réuni ce jour, mercredi 9 décembre, le bureau national de l’Association nationale des élus communistes et républicains a pris acte de la mobilisation grandissante qui se développe dans le pays pour faire échec à l’attaque historique portée aux collectivités locales, aux services publics, à l’intervention publique dans toutes ses dimensions.


Dans les villes et villages, départements et régions, les trois échelons institutionnels qui permettent de dégager l’intérêt général en lien avec les habitants, les résistances s’organisent sous diverses formes.
Des débats, des réunions publiques, des motions dans les assemblées, des délégations dans les préfectures, des rassemblements devant les sièges du MEDEF… de nombreuses initiatives se développent , pèsent sur le rapport de force et illustrent les formidables possibilités de résistance et de convergences.
Oui, rien n’est joué !
Pour amplifier le rassemblement le plus large possible, donner un nouvel élan national, après le congrès des maires et la rencontre nationale des conseillers généraux,
L’ANECR appelle à une manifestation ouverte à tous, le 19 janvier 2010, jour d’ouverture du débat au Sénat, sur le projet de loi.
Un appel national sera disponible dans les prochains jours.
Sans attendre, réservons la date du 19 janvier prochain.
Partout faisons preuve d’audace et d’ouverture. Que tous les élu(e)s communistes, républicains et progressistes s’engagent pour la réussite de cette manifestation !

Copenhague : le sommet du "Capitalisme Vert"


Plus la conférence de Copenhague approche, plus il semble évident qu’il s’agira d’un échec. Rien d’étonnant à cela, puisque la communauté internationale s’est enfermée dès le protocole de Kyoto dans des mécanismes inefficaces et dangereux, et refuse obstinément d’en sortir. Mais certains mouvements contestataires portent également une part de responsabilité pour ne pas avoir posé les véritables termes des débats.

Depuis les années 1970, toutes les négociations internationales sur l’environnement obéissent à une loi fondamentale : aucune mesure adoptée ne doit entraver le commerce mondial et la concurrence. Pour cette raison, les objectifs de réduction des gaz à effet de serre adoptés en 1997 par les pays développés à Kyoto sont dérisoires : 5,2% d’ici fin 2012 par rapport à l’année de référence 1990. Or, pour contenir le changement climatique dans des limites supportables, il faudrait diviser par deux les rejets mondiaux avant 2050.
Rideau de fumée
L’effondrement des économies d’Europe de l’Est permettra peut-être d’atteindre l’objectif de Kyoto. Mais ce résultat est un véritable rideau de fumée. En effet, les émissions des pays riches sur la période ont progressé de 12,8%. Surtout, les émissions mondiales, pays émergents inclus, ont bondi d’au moins 25% entre 1997 et 2006. Logique, puisque les pays occidentaux sont en phase de désindustrialisation, la production étant déplacée dans les pays à bas coût de main d’œuvre et sans réglementation environnementale grâce aux politiques de libre-échange de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et de l’Union européenne.
Pour faire semblant d’agir, les États ont décidé à Kyoto de créer un marché des droits à polluer pour contrôler les gaz à effet de serre. Ils ont donc donné aux entreprises des quotas d’émission comme on donne des quotas de pêche, et ouvert une Bourse du carbone où ces quotas peuvent s’acheter et se vendre. Les acteurs de la finance se sont précipités sur ce nouveau marché porteur, et y spéculent honteusement. En quelques années, les fonds d’investissement spécialisés dans le commerce des droits à polluer se sont multipliés, les marchés à terme ont gonflé, et des produits dérivés sont apparus, reproduisant presque à l’identique le scénario qui a conduit à la crise de septembre 2008 sur le marché des « subprimes ».
Le bilan de Kyoto est déplorableLe bilan de Kyoto a beau être déplorable, les négociations en cours s’inscrivent dans l’exacte continuité. Le marché du carbone sera conforté, puisqu’on y intègrera progressivement la gestion des forêts, l’agriculture, le transport... Il est tout simplement amené à devenir d’ici trois ou quatre ans le premier marché au monde ! Les prochains objectifs chiffrés de réduction font couler beaucoup d’encre, mais tout indique qu’ils seront bien en deçà du nécessaire. De toute façon, la contrainte juridique qui découle de ce type d’accords est inexistante puisqu’il n’est prévu aucune sanction pour les États qui ne tiendraient pas leurs engagements.
Les gouvernements continueront par contre à promouvoir le « capitalisme vert », c’est-à-dire à servir sur un plateau les profits des technologies faiblement émettrices de carbone aux grandes multinationales. Areva, Suez ou Veolia mettent la main sur les énergies renouvelables. Total ou General Electric testent l’enfouissement du dioxyde de carbone dans d’anciens puits de pétrole ou d’anciens gisements de gaz, largement soutenus par les aides publiques. Grâce à la crise environnementale, le capitalisme est en train de vivre une seconde jeunesse. Et rien de tel que l’argument du climat pour faire tout accepter au public, sans le moindre débat de fond.
Ambigüités des mouvements écologistes et altermondialistes
Malheureusement, les mouvements écologistes et altermondialistes iront à Copenhague avec des mots d’ordre vagues. Ils réclameront des engagements de réduction des gaz à effet de serre élevés et des transferts de fonds vers les pays pauvres pour l’adaptation aux modifications du climat. De bonnes intentions, mais qui oublient l’enjeu majeur : celui du libre-échange et de son corollaire, le productivisme. Que personne ne fasse le lien entre les négociations de l’OMC, qui étendent la mondialisation néolibérale, et celles sur le climat, qui préservent les acquis du libre-échange, est tout à fait regrettable.
Pourtant, dix ans après le contre-sommet altermondialiste de Seattle, l’occasion est belle de dépasser le procès de la mondialisation pour énoncer des revendications concrètes et radicales. D’une part, il faut absolument fermer la Bourse du carbone, qui nous prépare le prochain krach financier et privatise de façon scandaleuse les ressources naturelles. D’autre part, il faut réguler le commerce international en créant des normes, des interdictions, des taxes aux frontières basées sur des critères sociaux et environnementaux. Enfin, pour ne pas pénaliser les populations des pays à bas coût de main d’œuvre, cette régulation doit s’accompagner de mesures exemplaires de solidarité internationale : annulation de la dette, reconnaissance et remboursement de la dette écologique par les pays du Nord, création d’un statut de réfugié climatique.
Voilà le premier pas à faire pour casser le chantage aux délocalisations pratiqué par les grandes firmes, amorcer une relocalisation et une mutation écologique de l’économie et, au final, imposer une sérieuse redistribution des richesses. Bien-sûr, l’OMC et l’Union européenne condamneront ces initiatives. Il faudra donc passer outre.