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mardi 31 mai 2011

Projection suivie d'un débat d'un documentaire sur le coup d'état au Honduras (juin 2009)

 HONDURAS
Le film de Katia Lara sur le coup d’Etat du 28 juin 2009 au Honduras:
« Nous n’avons pas peur » 
Mardi 14 juin 2011 à 20 h
Espace Aragon à Villard Bonnot
19 Bd Jules Ferry
Organisé par le Collectif Honduras
Entrée libre - Film suivi d’un débat animé par des membres du Collectif Honduras
et la participation de Colette et Philippe Hardouin de l’association « Honduras Par Cœur »

La désobeissance européenne doit être le grand sujet politique de 2012

Texte d’Aurélien Bernier, porte parole du Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP), publié dans l’Humanité Dimanche du 19 au 25 mai 2011.
Tous les partis et mouvements de la gauche radicale s’accordent pour dénoncer l’ultralibéralisme de l’Union européenne. La critique n’est pas nouvelle. François Denord et Antoine Schwartz ont décrit dans L’Europe sociale n’aura pas lieu la vraie nature de la construction européenne [1]. Après guerre, les intérêts des États-Unis, qui veulent faire barrage au communisme et promouvoir le libre-échange, croisent ceux du grand patronat européen, qui cherche à se reconstruire. Leur stratégie, c’est « l’Europe », dont les fondements libéraux ne datent pas des années 1980, mais du traité de Rome. Après la période de compromis des Trente glorieuses, où les puissances économiques concèdent aux peuples des avancées sociales par peur de la « tentation communiste », l’effritement puis l’effondrement du bloc de l’Est permet d’appliquer enfin le projet européen d’origine. Margaret Thatcher elle-même estime dans ses mémoires que l’Acte unique de 1986-87 « donne une substance réelle au traité de Rome » et « ravive sa finalité libérale, libre-échangiste et dérégulatrice ».
Pour garantir qu’aucun État ne déviera de cette trajectoire, l’Union européenne utilise un outil imparable : le droit. Là aussi, la démonstration est connue. Dans les colonnes du Monde diplomatique, notamment, Bernard Cassen et Anne-Cécile Robert ont prouvé que l’ordre juridique européen est parfaitement verrouillé. Depuis le milieu des années 1960, la supériorité du droit communautaire sur le droit national, qui ne fut jamais explicitement prévue dans les traités, est affirmée par la Cour de justice des communautés européennes. Les juges décidèrent que les traités, les règlements et les directives devaient primer sur le droit national. Seule la Constitution nationale conservant une valeur supérieure à celle du droit européen, les dirigeants français la réforment en 2008 pour la rendre compatible avec le traité de Lisbonne ! La conclusion est claire et nette : toute politique de gauche est impossible au regard du droit européen. Développer un « pôle public bancaire », comme le propose à juste titre le Front de gauche, contredit une directive européenne, la directive « services ». Et donc, aucune loi ne peut être votée en ce sens sans être déclarée inconstitutionnelle ! Il en va de même pour la renationalisation de producteurs d’énergie comme Gaz de France, pour la taxation des transactions financières ou pour une fiscalité environnementale qui remettrait en cause la libre-concurrence.
Le problème de la gauche est donc qu’elle s’apprête à aller aux élections avec un programme inapplicable, dont chaque mesure, si elle parvenait au pouvoir, serait censurée par le Conseil constitutionnel... À moins qu’elle ne revendique, dès la première page de son manifeste, la désobéissance européenne. Comprenons bien que cette désobéissance européenne n’est ni une formule de style ni un mouvement d’humeur. Elle est l’aboutissement d’un raisonnement imparable : puisque la Constitution française fait allégeance au Traité de Lisbonne, ce qui empêche juridiquement toute politique de gauche, il faut la réformer pour restaurer la primauté du droit national sur le droit communautaire. Seul ce renversement de la hiérarchie des normes juridiques permettra à une gauche radicale de voter des lois pour mener des politiques différentes de la droite et des socio-libéraux. Pourtant, la désobéissance européenne est toujours absente des débats.
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Lactalis : ces contrats laitiers qui asservissent les paysans

Par Sophie Chapelle
Le 1er juin, Lactalis, géant de l’industrie laitière, assigne au tribunal un paysan qui a osé s’opposer à l’entreprise. La domination des industriels du lait sur toute la filière risque encore de s’aggraver prochainement avec la signature obligatoire de « contrats » entre producteurs et industriels. Des contrats iniques, avec des clauses anti-grève, et qui entrainent une dépendance totale des agriculteurs. De véritables « contrats de servage », dénoncés par les syndicats et critiqués par le ministre de l’Agriculture. Enquête.
57 jours de mobilisations laitières en 2009. Une grève que le géant Lactalis, 3e groupe laitier mondial, n’a pas apprécié. Le 1er juin, la Confédération Paysanne de la Loire et son ancien secrétaire général, Philippe Marquet, comparaîtront devant le Tribunal de Saint-Étienne. Motif ? « Au plus fort du mouvement de la grève du lait, le 17 août 2009, nous avions bloqué l’entrée du site de l’usine Lactalis, à Andrézieux-Bouthéon dans la Loire, et empêché la première équipe des salariés d’entrer le matin », se souvient Philippe. À l’époque, de gigantesques opérations d’épandage de lait se multiplient, en France et en Europe, pour dénoncer l’effondrement du prix du lait. Lactalis, qui collecte 22% du lait produit en France, est une des cibles privilégiées de la contestation.
Deux ans après ce mouvement, la situation n’a guère changé. « Avec plus d’un suicide de producteur par jour, souligne Blandine Devret-Odouard, porte-parole de la Confédération paysanne de la Loire, comment peut-on dire que la profession va mieux ? » Le producteur continue d’être payé aux alentours de 32 centimes le litre de lait, pour un coût de production d’environ 40 centimes. La filière laitière demeure pourtant rentable pour quelques-uns : le propriétaire de Lactalis, Emmanuel Besnier, possède la 16e fortune de France, estimée à 2,2 milliards d’euros en 2009. Elle a augmenté de 13% en 2010. Propriétaire d’une quarantaine de marques, comme les fromages Président ou Roquefort Société, le lait Lactel, les crèmes Bridélice et le beurre Bridel, Lactalis pèse de tout son poids sur le secteur laitier.
« Un contrat de servage »
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lundi 30 mai 2011

Précarité : un quart des étudiants touché

Selon une enquête de la Mutuelle des étudiants, les conditions de vie des étudiants se dégradent, un quart d'entre eux déclarant rencontrer des difficultés pour "joindre les deux bouts" pour leurs dépenses courantes et pour se soigner.
La précarité sociale des étudiants est aujourd'hui un véritable fait de société et la période des études n'est plus "une sorte de sas d'insouciance dorée entre l'adolescence et l'entrée dans la vie active", souligne Gabriel Szeftel, président de La Mutuelle des étudiants. Les étudiants sont 26% à déclarer avoir "rencontré de réelles difficultés pour faire face aux dépenses courantes": alimentation, loyer ou encore factures d'électricité. Ils dépendent dès lors beaucoup de leur famille puisque pour 73% des étudiants, celle-ci "constitue la principale source de revenus loin devant les aides sociales" dont bénéficient "seulement 38% des étudiants" (bourses sur critères sociaux, aide au logement, allocations familiales)". Le salariat étudiant "ne permet pas d'éviter la précarité" car près de la moitié des étudiants vit avec moins de 400 euros par mois.
En matière de santé, l'enquête témoigne d'un "accès aux soins des étudiants en recul et d'un niveau de protection sociale insuffisant": un étudiant sur cinq renonce à se soigner et de nombreux étudiants ne bénéficient pas d'un niveau de protection sociale suffisant. Seuls 32% des étudiants déclarent avoir bénéficié d'une visite médicale obligatoire, en recul puisqu'en 2008, ils étaient 59%. "Cet affaiblissement du suivi sanitaire à l'université se retrouve aussi dans l'enseignement secondaire".
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Que demande le peuple, le cahier de doléances de Vierzon

Mais quoi, encore ? Voici un cahier de doléances. C’est ce qui vient. Ce qui sort comme ça. Ça a mauvaise presse, les doléances, souvent : on entend récriminations, du criminel dans l’air, ou pleurnicheries, des sanglots dans la gorge. On n’est pas en 1789 : si on rebouche le trou sur mon trottoir, ah, ça ira ! Et pourtant. Ces mots sont ceux qui émergent spontanément quand des citoyens se mettent en tête de parler. Ce n’est pas rien. Parler d'eux, de ce qui n'est plus supportable. Parler de qui doit changer pour tous. Prises de bec, petits tas de colères et de douleurs, mais pas que.
Un cahier de doléances, donc. Il a été élaboré ces dernières semaines, avec douze femmes et hommes, à Vierzon, dans le Cher. C'est là, ça aurait pu être ailleurs – à votre tour de tambouriner ! Et dans ce concert, Sophie Wahnich, historienne de la Révolution française, pointe les armes dans la voix. Il existe une parole populaire qui, directe, éclabousse tantôt comme de la lave, tantôt comme une larme. Ce sont des plaintes individuelles qui cherchent une issue collective, encore et encore, malgré tout. Qu'est-ce qui crie du peuple ? Il y a aussi des brèches dans les existences, mais qui les dénonce ? Qui cherche à les combler ? Tous ces trous partout, une vraie passoire : c'est la politique qui est vidée, alors ? Rien de sûr, car, voilà, ce sont des doléances, elles composent un cahier, et ce sont les vies qui, à travers les affects et les mots, retournent au politique. Ce n’est pas rien, non. Que demande le peuple !
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dimanche 29 mai 2011

Education nationale : le Ministre empêtré dans ses contradictions ?

En effet tout en réaffirmant le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite à l’Education nationale, il convient que ces suppressions de postes ne sont pas viables pour l’école primaire.

C’est une première prise de conscience de la situation faite pour la prochaine rentrée scolaire aux écoles au regard des besoins et une reconnaissance du bien fondé des mobilisations des enseignants, des parents et des élus.

Il reste au ministre à élargir cette prise de conscience à la situation du collège et des lycées, par exemple au regard de la nécessaire élévation de la qualification de toute une génération (avec maintien de l’objectif de 80 % d’une classe d’âge au baccalauréat), de l’aide aux élèves en difficulté et de la lutte contre les sorties du système éducatif sans diplôme ou qualification.

Le sondage TNS Sofrès réalisé pour la FSU (avril 2011) montre que 71 % des français estiment que le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux est une mauvaise chose.

Monsieur le Ministre, à l’Education nationale comme dans d’autres ministères, c’est sur les suppressions d’emplois qu’il vous faut revenir si vous voulez pouvoir répondre aux besoins et faire un service public de qualité pour tous !

Les mobilisations qui continuent de se multiplier montrent le rejet de la politique éducative actuelle tant sur le plan budgétaire que sur le fond des réformes.

C’est pour toutes ces raisons que la FSU poursuit sa campagne pour l’école et met en perspective une grève pour septembre, et propose d’en débattre avec les personnels et ses partenaires.

samedi 28 mai 2011

Le PCF pour une campagne 
collective

À huit jours de leur conférence nationale, les communistes réaffirment leur choix d’un «accord global» du Front de gauche pour des candidats communs aux élections de 2012.
La direction du PCF aura-t-elle une proposition d’«accord global» liant les partenaires du Front de gauche pour la présidentielle et les législatives à soumettre au débat des communistes les 3 et 4 juin ? C’est l’un des enjeux de la dernière ligne droite de la préparation de la conférence nationale du PCF, qui s’ouvre dans huit jours. Une quarantaine de départements ont déjà réuni leurs adhérents, la majorité – la soixantaine de départements restants – devant le faire dans les jours à venir. De la première moitié des procès-verbaux de discussion, il ressort «une très grande adhésion à la stratégie du Front de gauche», assortie d’une «grande exigence sur les conditions de l’accord politique à réaliser» pour réussir la campagne, indique Pierre Laurent. Exigence sur le contenu du programme partagé, où «la question de l’affrontement avec les marchés financiers doit être première», de même que celles d’une autre répartition des richesses, ou encore celle d’une autre Europe. «Nous sommes d’accord avec le Parti de gauche sur la proposition d’un salaire maximum, mais il faut aller plus loin : il faut mettre en avant la question des salaires en général, celle du secteur bancaire avec des nationalisations, celles de la réforme fiscale, des nouveaux droits pour les travailleurs», énumère, entre autres axes forts, le secrétaire national du PCF. La conférence nationale s’ouvrira d’ailleurs par un rassemblement contre la vie chère, vendredi 3 juin, à Paris, devant le ministère des Finances, dans le cadre de la campagne des communistes sur ce thème. Exigence également sur le dispositif collectif de campagne à mettre en place, pour faire pièce à toute tentative de personnalisation qui serait «vouée à l’échec» dans le cadre de la féroce compétition médiatique à l’oeuvre, estime Pierre Laurent.
«L’intérêt mutuel de tout le Front de gauche»
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Le G8, un vestige du passé relancé par Nicolas Sarkozy

Par Maxime Combes
Relancé par Nicolas Sarkozy, le G8 appartient au siècle passé, celui de la domination politique, géopolitique et économique de quelques pays du Nord. Un vestige du passé. Suranné. Dépassé. « Bunkérisé » dans une ville défendue par des milliers de policiers et militaires. À mille lieues des aspirations démocratiques et sociales qui ont fait sortir les gens dans la rue ces derniers mois un peu partout dans le monde.
Toutes les traditions ne méritent pas d’être poursuivies. Ainsi en est-il du G8, réunion des chefs d’État des 8 pays qui furent « les plus puissants de la planète ». En établir la liste illustre le côté anachronique d’une telle rencontre : États-Unis, Japon, Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie, Canada, Russie. Un G8 qui fleure bon la domination politique, géopolitique et économique de la fin du siècle passé. Mettre sur la touche la Chine, l’Inde, le Brésil, la Corée du Sud, l’Afrique du Sud... fait mauvais effet. Pourtant Nicolas Sarkozy a tenu coûte que coûte à être l’hôte de cette nouvelle réunion du G8. Comme le mauvais remake d’un film suranné, le G8 a lieu ces 26 et 27 mai à Deauville (Normandie).
Promesses des G8 d’Évian en 2003 et de Gleneagles (Royaume-Uni) en 2005, les pays du G8 n’ont jamais débloqué les montants nécessaires au développement économique des pays africains ou à la suppression de la pauvreté. Ils n’ont pas été plus capables de s’entendre sur la suppression intégrale de la dette des pays pauvres, pourtant exigée de toute part. Loin de stabiliser les grands déséquilibres économiques mondiaux, les pays du G8 ont contribué à les accroître par leurs politiques maintenues et toujours confirmées de libéralisation de l’ensemble des marchés mondiaux. Symbole de la domination des pays du Nord sur les 184 autres pays de la planète : les pays du G8 possèdent 90% des armes nucléaires et dépensent les trois quarts des budgets militaires. Sans avoir su assurer « la paix et la sécurité » qui revient pourtant comme un leitmotiv à chaque déclaration du G8.
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vendredi 27 mai 2011

Perte d'autonomie - Documents

Le projet de loi sur la Dépendance va bientôt sortir, lourd de menaces. Il va une fois de plus renforcer les inégalités, et abonder les caisses des assurances au détriment de la solidarité publique.
Pour en comprendre tous les enjeux et pouvoir y résister, la Fondation Copernic vient de sortir un nouvel ouvrage. Ce premier Cahier de la Fondation Copernic, d'un prix volontairement modique (3 euros), veut aider à "remettre à l'endroit ce que le libéralisme fait tourner à l'envers", une fois encore !
Dépendance-perte d'autonomie, affaire privée ou sécurité sociale?
Collection "Les Notes et Documents de la Fondation Copernic", mai 2011
Christiane Marty (coord.), Catherine Bloch-London, Jean-Luc Gibelin, Gérard Gourguechon, Pierre Khalfa
 
   
 Présentation 
Le président de la République a décidé de faire de la dépendance une priorité. On ne pourrait que s’en féliciter, si, derrière des propos qui se veulent humanistes et généreux sur la nécessaire dignité des personnes âgées, ne se profilaient des projets inquiétants.
Ils visent tous à remettre en cause les principes fondateurs de la Sécurité sociale basés sur la solidarité nationale. Il s’agit de privatiser la prise en charge des personnes en perte d’autonomie en faisant appel aux assurances privées. Cette « expérimentation » pourrait servir d’exemple pour être ensuite étendue à d’autres risques couverts aujourd’hui par la Sécurité sociale.
Pourtant, d’autres solutions existent : étendre le champ d’intervention de la Sécurité sociale, financer les besoins par une meilleure répartition des richesses produites.
Enjeu de société essentiel, la gestion de la perte d’autonomie soulève à la fois la question des solidarités et celle de l’égalité entre les femmes et les hommes.
L'ouvrage est en librairie ou sur www.syllepse.net

Claude Guéant, l'anti-immigré obsessionnel de la place Beauvau

Le ministre de l'Intérieur concentre ses feux sur l'immigration. Celui-ci veut réduire l'immigration légale du travail de 20.000 personnes sur les 200.000 qui viennent chaque année travailler en France. Pour Claude Guéant, la France « n'a pas besoin de maçons, de serveurs de restaurants » étrangers. Cette basse manœuvre xénophobe ne trompe personne. Elle est même fondamentalement fausse.
La droite et le patronat font un mauvais procès aux travailleurs français qui selon eux « refusent les métiers difficiles » et aux travailleurs immigrés qu'ils accusent de tous les maux dont souffrent la société française.
Claude Guéant, anti-immigré obsessionnel de la place Beauvau, s'enfonce chaque jour un peu plus dans ses déclarations. En plus de jouer la concurrence avec le parti raciste de la riche héritière Marine Le Pen, il veut aussi obliger les travailleurs à accepter tous les travaux, fussent-ils payés au lance-pierre. Un bel exemple de cynisme.
Communiqué du PCF

« Elargissement des cibles » en Libye

par Philippe Leymarie
Silence assourdissant, en Europe, pendant que l’OTAN mène en son nom une guerre qui ne dit pas son nom : en deux mois, deux mille six cents « frappes » sur des cibles en Libye. L’opération « Unified protector », vendue à l’ONU sous un manteau humanitaire, a conduit à prendre parti dans une guerre civile, et à glisser de l’imposition d’une « zone d’exclusion aérienne » à une expédition punitive visant un régime et un homme, promus au rang de « nouveaux Satans » – quitte à générer des victimes civiles supplémentaires, des destructions, la désorganisation d’un pays… A fabriquer encore plus de réfugiés, d’émigrés… Voire à courir un risque de partition du pays – avec au final un rapport coût-efficacité pour le moins contestable.
Plus vite, plus fort : les dirigeants européens les plus en pointe dans l’actuelle opération en Libye souhaitent des résultats plus déterminants et rapides, comme le prouvent le bombardement dans la nuit du jeudi 19 au vendredi 20 mai d’une partie de la flotte militaire libyenne (dans les ports de Tripoli, Al-Khoums et Syrte), ainsi que l’envoi ces derniers jours par la France à bord du BPC Tonnerre d’une vingtaine d’hélicoptères de combat, dont une escadrille de « Gazelle » anti-char, et quelques « Tigre ».
Les gouvernements européens concernés :
- sont soucieux de ne pas ajouter des tensions sur un marché du pétrole déjà très nerveux depuis quelques mois ;
- ils craignent que la prolongation du conflit ne favorise le courant islamiste d’AQMI, et ne provoque un afflux supplémentaire d’immigrés d’Afrique du Nord ou d’Afrique noire ;
- en outre, leurs opinions publiques, bien que plutôt indifférentes au sort des Libyens eux-mêmes, regardent avec méfiance cet engagement coûteux, avec risque d’enlisement à la clé.
D’où ces appels, côté français et britannique, ces derniers jours, à « intensifier les frappes » et à « élargir les cibles ». Et un début de réalisation, dans la nuit du 16 au 17 mai, avec le bombardement, à Tripoli, d’un siège de la police et du département chargé de l’anti-corruption, visés par des missiles tirés depuis le sous-marin Triumph et des chasseurs Tornado britanniques.
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jeudi 26 mai 2011

Manifestation du samedi 28 mai

Video de Jean-Pierre Dubois prononcée au nom de la Ligue des droits de l’Homme le 15 mai 2011 sur le plateau des Glières

La LDH était présente les 14 et 15 mai au rassemblement du plateau des Glières, haut lieu de la Résistance.
Intervention de Jean-Pierre Dubois, président de la LDH 

Il y a un peu plus d’un an, un homme est venu ici. Il avait déjà amené, trois ans plus tôt, sur ce plateau des Glières, bien des micros et des caméras, pour transformer les morts en bulletins de vote. Mais l’année dernière il a fait pire encore : c’est à l’endroit précis où la barbarie nazie a massacré ceux des Glières qu’il a osé répéter, comme en 2009 à la Chapelle-en-Vercors, ce discours insupportable sur l’« identité nationale », aux relents vichyssois. C’est ici même qu’on l’a entendu prononcer des phrases telles que celle-ci : « un Français reconnaît d’instinct une pensée française »…
Et trois mois plus tard, à Grenoble, un autre discours ouvrit les yeux et les oreilles des plus inattentifs : haro sur les Roms accusés de délits qu’ils n’avaient pas commis, haro sur les Gens du voyage, sur les Français naturalisés, et bien entendu sur les immigrés et leurs descendants. Oui, c’est le président de la République française qui a, en juillet 2010, accrédité le vieux mensonge lepéniste « immigration = insécurité ».
Alors, puisque nous, nous revenons aux Glières non pour récupérer, pour déformer, pour trahir la mémoire de la Résistance, mais pour la faire vivre, souvenons-nous.
Rappelons-nous que sans le fichier anthropométrique des tsiganes et des Gens du voyage institué par une loi de 1912, il aurait été infiniment plus difficile de les rafler dans les années 1940 et de les expédier dans les camps de la mort. Car c’est en amont que se prépare ce qui rend possible, ensuite, l’innommable.

Un FMI « redevenu utile », mais pour qui ?

de Jérôme Duval-Damien Millet-Eric Toussaint
En moins d’une semaine, DSK a démissionné du FMI et Christine Lagarde est quasiment intronisée comme candidate des Européens à sa direction générale. Durant cette semaine, nombre de chroniqueurs ont présenté un résumé flatteur de l’action de DSK au FMI. Du mandat qualifié de manière très surprenante d’« exceptionnel » par Bernard Maris sur France Inter aux éditoriaux du journal Le Monde dont le site internet offre par exemple la lecture d’un article intitulé « Dominique Strauss-Kahn quitte un FMI redevenu utile » , la tonalité est globalement positive. Pourtant, un bilan très critique de l’action du FMI et de son directeur général DSK s’impose.
Le FMI revient de loin. A partir de 2004, l’augmentation importante des cours des matières premières a provoqué un net accroissement des réserves de change des pays en développement qui atteignaient en 2008 le triple de celles du Japon, de l’Europe occidentale et de l’Amérique du Nord réunis. Nombre de pays du Sud les ont utilisées pour rembourser de manière anticipée le FMI, réduisant ainsi la dépendance à son égard. C’est dire combien son utilité n’était pas unanimement appréciée dans les pays du Sud, y compris parmi des dirigeants loin de combattre le néolibéralisme. Discrédité par le désastre social des politiques qu’il a imposées au Sud, le FMI a néanmoins profité de la crise qui a éclaté en 2007-2008 pour reprendre pied et généraliser au Nord les mêmes politiques néfastes. Sans être exhaustifs, prenons quelques exemples européens pour démontrer que si le FMI est redevenu actif, son action est surtout nuisible pour les peuples.
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mercredi 25 mai 2011

« Le mouvement espagnol est un formidable espoir » (Pierre Laurent)

Les citoyens espagnols appelés aux urnes ce week-end pour les élections locales viennent d'exprimer un fort rejet de la politique du parti socialiste (PSOE) au pouvoir. Bipartisme oblige, c'est le parti ultralibéral (PP) qui sort vainqueur de cette élection. La gauche de transformation progresse avec Izquierda Unida (IU).
Ces résultats confirment ce que l'on observe en Europe depuis la crise : les gouvernements qui appliquent les plans d'austérité exigés par l'Union européenne pour « rassurer les marchés financiers » sont sanctionnés par le peuple. La stratégie du moindre mal ne mène à rien.
Ce rejet s'exprime également en Espagne, depuis le 15 mai, par le mouvement des « indignés » qui s'élargit de jour en jour. Dénonçant le chômage et la précarité ainsi que les alternances qui ne changent pas leur vie, ils revendiquent une utilisation de l'argent au service du peuple et une réelle démocratie. Ce mouvement est un formidable espoir qui porte l'exigence d'une alternative politique.
Le Parti de la gauche européenne soutient le mouvement des jeunes espagnols et la journée d'information et d'action annoncée par la Confédération européenne des syndicats le 21 juin prochain. Il appelle à la convergence des luttes en Europe contre les politiques d'austérité et le « Pacte euro + » qui vise à organiser la précarité et dépossède encore un peu plus les peuples de leur souveraineté économique et budgétaire.
Le peuple espagnol a besoin d'une Europe sociale et solidaire !
Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF et Président du Parti de la gauche européenne
Paris, le 23 mai 2011.

2000 radiations par mois, ça carbure au Pôle emploi

Il y a une « baisse continue du nombre de demandeurs d’emploi » explique Christian Charpy, directeur général de Pôle emploi au quotidien Les Echos. Précisant sans complexe un peu plus loin radier des listes environ 2000 personnes par mois.
Elle est belle la baisse du chômage. En cause, l’offre raisonnable d’emploi, (ORE), une loi qui a bientôt 3 ans, et qui demande à Pôle emploi de radier de ses listes les chômeurs qui ont refusé deux offres d’emploi « raisonnables ». C'est-à-dire qui n’acceptent pas des boulots moins bien payés (85% de l’emploi précédent au bout de 6 mois de chômage), à moins de 30 km de son domicile et plus ou moins dans ses compétences. Autre motif de radiation, le refus d’une formation ou l’impossibilité de prouver "l'accomplissement d'actes positifs et répétés en vue de retrouver un emploi".
Ce même jour, l’Unedic annonce une baisse d’environ 140000 demandeurs d’emploi cette année. Pour une bonne partie, on voit déjà qu’ils ne s’en sortiront pas par le haut.
La feuille de déroute de Pôle emploi
Pôle emploi précarise à tout-va

mardi 24 mai 2011

La dépense publique : facteur de justice et de croissance

Pour sortir de la crise, plutôt que de chercher à sécuriser les marchés financiers, il faut créer les conditions d’une expansion inédite des services publics en France et en Europe.
La volonté de la droite de constitutionna­liser la baisse des dépenses publiques au nom des exigences des marchés montre qu’il ne s’agit pas, pour elle, d’une orien­tation conjoncturelle, elle relève d’un choix de société. Elle vise à structurer sur le long terme le vivre ensemble des Fran­çais. Aussi, la réponse doit être à la hau­teur du défi lancé et portée par d’autres valeurs.
Derrière ce projet visant à ériger l’équili­bre budgétaire en principe constitutionnel, il y a en fait l’idée que les dépenses publi­ques seraient excessives. Il y aurait trop de fonctionnaires, trop de services publics, trop de soins… S’y ajoute l’affirmation qu’il est impossible d’obtenir ce retour à l’équilibre en augmentant les prélève­ments sur les entreprises et le capital, au risque prétendument de compromettre notre compétitivité. En vérité, la démarche est guidée par une préoccupation : réduire la dépense publique afin d’accroître les prélèvements de la finance, ouvrir aux intérêts privés de nouveaux secteurs (les retraites, la santé…). Après la crise de 2007-2009, et en raison de celle de l’euro, les équipes dirigeantes européennes veu­lent restaurer la rentabilité des capitaux, relancer les marchés financiers et, à cette fin, garder la capacité de la monnaie euro­péenne à attirer des investisseurs.
Cette orientation ne peut que conduire à de nouveaux désastres. C’est l’importance de la dépense publique qui a permis d’atténuer en France les effets de la crise par rapport à d’autres pays. L’éducation, la santé, la protection sociale ne sont pas que des coûts, leur développement est un facteur essentiel de croissance, de compé­titivité et d’efficacité en même temps que de lutte contre les inégalités et de cohé­sion sociale. Les dépenses de santé par habitant aux États-Unis sont plus impor­tantes qu’en France et pourtant les Améri­cains sont plus mal soignés que les Fran­çais. Cela tient au poids du secteur public de ce côté-ci de l’Atlantique et au parasi­tisme du privé de l’autre côté.
En matière constitutionnelle, il faudrait plutôt assurer la réalité de certains princi­pes tels que le droit à l’emploi, à la forma­tion, à la santé pour tous. Pour cela, compte tenu des retards pris, et aussi des besoins liés aux nouvelles technologies, il ne s’agit pas simplement d’empêcher la baisse des dépenses publiques mais d’ob­tenir qu’elles soient développées comme jamais. Cela suppose évidemment une réorientation de la politique budgétaire et de protection sociale avec une mise en cause des faveurs dont bénéficient la finance et le capital, une réforme de leur financement.
Il faut également mobiliser un outil bien plus large que le budget de l’État, le crédit bancaire. Cela passe par l’instauration d’un pôle public financier au périmètre élargi, inspiré par de nouveaux critères de financement et une transformation de l’institution en charge de la politique monétaire de l’euro : la BCE. Celle-ci pourrait utiliser sa capacité à créer de la monnaie pour acheter des titres de dette publique et contribuer, par l’intermédiaire d’un fonds européen de développement social, à l’expansion des services publics dans chacun des pays.

Gérard Streiff.

Enquête : les apiculteurs sonnent l'alarme

DOSSIER. Populations d’abeilles, production de miel, effectifs d’apiculteurs, équilibre économique du secteur : tous les voyants de l’apiculture française sont au rouge. Il faut agir.
L’avenir des abeilles est-il en ville ? Rares sont ceux qui sourient encore à cette idée. Non pas que la production de « miel de béton » dépasserait déjà celle du miel des champs : elle reste marginale et pratiquée par des amateurs. Ceux-là même qui désertent les campagnes tant il est devenu difficile, au moins dans certaines régions, d’y pratiquer l’apiculture.
Sentinelle, comme l’appelle l’Union nationale de l’apiculture de France, ou symptôme : l’abeille abandonne nos campagnes parce que l’environnement lui est devenu hostile. Complexes, les causes de la raréfaction des butineuses sont multiples. Et s’additionnent. Si l’on prend un ordre chronologique, on peut dire que l’abeille fait partie du problème plus général de l’appauvrissement de la biodiversité dans nos campagnes. Ensuite viennent les pesticides dont les dernières générations s’avèrent, de par leur nature (des neurotoxiques) et leur fonctionnement (des produits systémiques qui se diffusent dans toute la plante), particulièrement nuisibles. Ensuite il y a varroa destructor, un parasite qui vient souvent porter le coup de grâce aux ruches affaiblies – même si certains voient en lui le principal agent de la disparition des abeilles. Enfin, il y a toutes les autres causes possibles, comme le célèbre frelon asiatique : une quarantaine, selon un rapport publié en 2009 par l’Afssa (Agence française de sécurité sanitaire).
Les ennemis des abeilles travaillent pour l’OMC
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lundi 23 mai 2011

Présentation de la fête du travailleur Alpin

Copé invente le travail des jeunes à 350€ par mois ! Nous ne le laisserons pas faire !

Réaction du MJCF à la proposition du club « Génération France » d’un service civique obligatoire pour les jeunes de 18 à 25 ans rémunéré à 350 € par mois.
Jean-François Copé et son club « Génération France » reprennent une vieille proposition qui traînait dans les tiroirs des possédants : un service civique obligatoire pour les jeunes payé une misère (350 €/mois). Vieille idée défendue déjà il y a cinq ans par un dignitaire de l’armée française ; très vieille idée que Copé prétend avoir reprise à Kennedy. Mais quelle est cette manie de chercher à toute force à imiter les États-Unis : réforme des universités ? sur le « modèle » américain ; réforme des retraites ? sur le « modèle » américain ; réforme de la santé ? sur le « modèle » américain ; réforme de la justice ? sur le « modèle » américain . Tout ça n’est pourtant pas très brillant : les dernières années ont même montré dans tous ces domaines l’ampleur du désastre…
D’importation ou non, cette idée de « service civique obligatoire à 350€/mois » n’est en fait qu’un nouveau moyen de détourner le Code du Travail. Sur fond de quête absolue du « travailler plus pour gagner moins », la droite invente tous les matins des contrats bidons qui assurent les profits les plus ronds aux actionnaires. Copé peut mettre de jolis mots sur cette réalité : cela n’en change pas le contenu ! Il s’agit d’obliger les jeunes à travailler pour trois fois moins que le SMIC – honteusement contourné comme salaire minimum.
Quel beau cadeau aux patrons sur le dos des jeunes ! Ça suffit ! Il y a urgence pour les jeunes de ce pays ! Un jeune sur cinq vit sous le seuil de pauvreté ; un jeune actif sur quatre est au chômage ! Ce n’est pas d’un travail sous-payé et hors Code du travail dont les jeunes ont besoin. C’est d’emplois pérennes et rémunérés dignement. CPE ou « service civique obligatoire » : nous ne nous laisserons pas emprisonner dans les cachots du sous-emploi, nous ne serons pas la génération sacrifiée ! Que Copé et ses amis regardent les jeunes du Portugal, d’Espagne, de Grèce, de Tunisie, d’Égypte et d’ailleurs, face aux assauts de la droite (ou des sociaux-libéraux) et du FMI, les jeunes se lèvent en masse ! Veut-il vraiment que la France s’ajoute à la liste ? Ce genre de provocations pourrait bien y aider...

La Cité de l’immigration est accusée de censurer un historien critique de Sarkozy

Esther Benbassa accuse la CNHI de censure
La publication d’un dossier sur la France postcoloniale dans la revue Hommes et migrations et les débats prévus les 20 et 21 mai à la Porte Dorée, n’auront pas lieu. Entre la Cité nationale de l’histoire de l’immigration (CNHI) et Esther Benbassa, le torchon brûle : cette dernière, à l’origine du dossier, a souhaité tout annuler après que le comité de rédaction de la revue a refusé de publier l’un des articles. Elle parle de censure ; la rédactrice en chef de la revue évoque, elle, une " incompréhension".
« Si l’on cède une fois, on cédera toujours. » Pour Esther Benbassa, directrice d’études à l’Ecole pratique des hautes études (EPHE, Sorbonne) et « intellectuelle publique », ce sont les questions de « liberté d’expression » et de « censure » qui sont aujourd’hui posées. En cause : le refus par le comité de rédaction de la revue bimestrielle Hommes et migrations, édité par la CNHI, de publier un article de Nicolas Bancel, professeur à l’Université de Strasbourg. Consacré à "la racialisation postcoloniale des discours publics", cette contribution intitulée "La brèche"et dont on peut lire les trois premières pages était programmée parmi les dix articles du dossier intitulé "La France en situation postcoloniale ? Prise en compte de l’héritage colonial dans la société française". Dossier coordonné par Esther Benbassa (et composé notamment d’actes d’un colloque de mai 2010) qui aurait dû paraître dans le n°1291 de la revue daté mai-juin 2011.

Un article "vite écrit" ?

Pourquoi donc la revue a-t-elle refusé de publier cet article ? « C’est un article de sciences-politiques qui sort du cadre de ce dossier consacré à la situation postcoloniale, résume Marie Poinsot, rédactrice en chef, jointe au téléphone. Il se livre à une dénonciation de l’ethnicisation des discours publics, un sujet dont nous avons récemment traité. Il est multidimensionnel, voulant la fois analyser les discours publics et les politiques publiques elles-mêmes. Pourquoi pas sauf que chacun de ces aspects aurait mérité d’être plus précisés... », considère la rédactrice en chef d’Hommes et migrations pour qui « cet article a été vite écrit ». Une critique que réfute l’universitaire : « J’avais fait lire mon article à plusieurs universitaires spécialistes de ces questions qui m’avaient encouragé à le publier », a confié Nicolas Bancel à Télérama.fr
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dimanche 22 mai 2011

Vente de la vignette du T A : c’est parti !

La fête du Travailleur alpin édition 2011, c’est dans 45 jours. Mais pour les militants communistes du Grésivaudan, ça commence dès aujourd’hui ! En effet, les vignettes 2011 ont été imprimées et la vente militante s’organise. Ces bons de soutien présentent un intérêt : ils permettent de préparer la fête dans de bonnes conditions .
Au delà des festivités, c’est toute l’actualité sociale qui s’invitera au parc de la POYA du 1 au 3 juillet. À commencer par les questions d’un front uni contre la vie chère, le pacte de l’euro. N’en doutons pas, la fête du TA sera cette année encore un rendez-vous politique incontournable.
Côté musique, on n’attend rien de moins que NADARA,DJEMBI,KE ONDA,PIGALLE,PARABELLUM
Moralité, si vous croisez un militant communiste dans les prochains jours, n’oubliez pas de lui demander de vous vendre la vignette 2011 !.

samedi 21 mai 2011

Syrie : le PCF et le MJCF apportent leur soutien au peuple syrien

1000 tués, des milliers et des milliers de détenus et de disparus, des massacres et des tortures... la répression des autorités syriennes contre les manifestants de Damas, Deraa, Homs, Banyas ou Alep atteint un consternant niveau de violence, de terreur et de cynisme.
Pour exiger du régime de Damas l'arrêt immédiat de cette répression criminelle; Pour exprimer la solidarité avec le peuple de Syrie, avec les démocrates et les progressistes de ce pays qui manifestent avec courage face aux chars, à l'armée et aux milices de Bachar Al Assad; Pour soutenir toutes celles et ceux qui agissent dans ce pays pour un État de droit, pour la démocratie et la justice sociale; Et parce que le «printemps arabe», l'exigence de libertés et le respect des droits humains ne peuvent pas avoir d'exceptions...
Le PCF appelle à un rassemblement de solidarité, vendredi 20 mai à 18 h 30, près de l'Ambassade de Syrie - Métro Saint-François Xavier.
Parti communiste français, Mouvement Jeunes Communistes de France

Le "printemps espagnol" cherche à s'étendre

Le mouvement inédit qui réunit depuis dimanche des milliers de personnes en Espagne pour dire « non » à l'austérité, cherche à s'étendre avec la convocation de rassemblements à travers le monde.
Buenos Aires, Bruxelles, Paris, Mexico, Berlin, Bogota, Vienne : des concentrations sont prévues de jeudi à dimanche, sur des places emblématiques ou devant les ambassades d'Espagne, a indiqué le mouvement "Democracia real, Ya!" (Une vraie démocratie, maintenant!) sur son site internet (en espagnol). D'autres rassemblements sont aussi prévus à Birmingham, Bristol, Edimbourg en Grande-Bretagne et Padoue ou Turin en Italie. A Paris, qui accueille de nombreux étudiants espagnols, le rassemblement est prévu à 18 heures devant l'ambassade d'Espagne.
"Vous prenez l'argent, nous prenons la rue", "Si vous ne nous laissez pas rêver, nous ne vous laisserons pas dormir", proclamaient des banderoles dépliées à la Puerta del Sol, lieu de rassemblement emblématique au coeur de Madrid. Depuis de début de la semaine, aux cris de "nous avons le droit de nous indigner" des milliers de manifestants, répondant à des appels lancés sur les réseaux sociaux, envahissent les rues des villes d'Espagne dans l'espoir de faire entendre leur voix avant les élections locales de dimanche. Des centaines, parfois des milliers de jeunes, se relaient jour et nuit sur l'emblématique place Puerta del Sol à Madrid, où un véritable bivouac a été organisé. "Nous avons l'intention de rester ici jusqu'aux élections" de dimanche, a expliqué Juan Rubio, un porte-parole de ce mouvement hétéroclite, rassemblant beaucoup de jeunes, mais aussi des citoyens de toutes origines, chômeurs, fonctionnaires ou retraités, qui réclament "une vraie démocratie, maintenant". "C'est un mouvement en construction, nous sommes encore en train de rassembler nos idées, d'organiser des assemblées pour un changement social", a-t-il ajouté.
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vendredi 20 mai 2011

Grande braderie sur les droits sociaux en Europe


Le processus d’adoption de la nouvelle « gouvernance économique » fait son chemin. Du côté du Conseil, le « Pacte pour l’euro » engage les gouvernements sur la voie de politiques d’austérité renforcées. Le Parlement européen devra quant à lui se prononcer début juin sur le paquet de « gouvernance économique » qui comprend les principales mesures du nouveau dispositif.
Pour ceux qui n’auraient pas suivi le feuilleton, la « gouvernance économique », en deux mots, c’est cet ensemble de mesures qui renforcent la surveillance et les contraintes sur les dépenses et l’endettement publics (voir : l’UE-topie des marchés, par le Corporate Europe Observatory).
Concrètement, ce renforcement de l’« orthodoxie » budgétaire devrait s’accompagner mécaniquement de son lot de mesures d’austérité dans tous les pays de l’UE : réduction de l’emploi public, avec éventuellement blocage des salaires, coupes dans les services publics et privatisations, réductions des pensions et financiarisation des retraites, réformes du droit du travail pour faciliter les licenciements, mise en place d’une fiscalité « business friendly »…
Mais si les plans d’austérité font le malheur des populations, ils ont tendance à faire rougir de plaisir les marchés financiers. Or que ne ferait-on pas pour ces pauvres banquiers et investisseurs, scandaleusement présentés comme les responsables de la crise, et jetés à la vindicte populaire ? Heureusement, les instigateurs de la nouvelle gouvernance économique, Commission et gouvernements européens, n’ont pas cédé pas au populisme ; car d’aucuns voulaient les mettre à contribution, et que leurs pratiques - certes parfois audacieuses - soient sévèrement encadrées. Voire, que leurs créances soient restructurées.
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Enquête. Sortir du piège des pesticides



Les éléments s’accumulent pour montrer le rôle néfaste des produits phytosanitaires 
sur l’environnement et la santé. Derrière la mise en accusation des produits, c’est un système qu’il faut changer pour en sortir.
Les pesticides n’ont décidément pas bonne presse. Si les mots ont un sens, ceux qu’on utilise le confirment : alors qu’il y a encore quelques années on parlait seulement de produits phytosanitaires, le recours de plus en plus fréquent au terme de « pesticides » dénote le glissement qui s’est produit. Avec les phytosanitaires, on est dans le registre du soin. Quand on parle de pesticides – insecticides, herbicides, fongicides … – on se situe clairement dans le registre de la destruction. Et on englobe au passage les fertilisants qui, eux, n’ont pas vocation à détruire quoi que ce soit… même si leur utilisation massive n’a, elle non plus, rien d’anodin.
Pourtant, tel n’a pas toujours été le cas. Arrivés dans la roue de la pétrochimie dont ils constituent une des branches, les « phytos », comme on les appelle, ont autorisé et accompagné la « révolution verte », qui a permis à l’agriculture européenne de se développer et de nourrir la population bien au delà des frontières du continent. Assimilés au progrès, ils ont été utilisés pendant des décennies par les agriculteurs sans précautions, sans informations… sans retenue. Pendant la même période, les efforts de recherche ont avant tout porté sur le moyen de développer leur apport, plutôt que sur leurs dangers potentiels dont certains, pourtant, auraient pu être connus de longue date.
Mais à mesure que l’utilisation massive d’intrants de synthèse produisait ses effets, il n’a plus été possible d’ignorer les alertes. Suffisamment pour que les scientifiques se penchent à leur tour sur la question et que peu à peu, sortent des études établissant des liens entre pesticides et cancers, pesticides et Parkinson, pesticides et malformations congénitales, pesticides et allergies…
Les agriculteurs, premières victimes
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