Télécharger le questionnaire

vendredi 30 septembre 2011

Les jeunes ne paieront pas la crise, le 15 octobre, tous mobilisés !

Alors que chaque jour s’aggrave la crise globale du système économique et financier, les politiques d’austérité font des jeunes une « génération sacrifiée » sur l’autel du profit.

Partout en Europe, les gouvernements - avec la complicité de l’Union Européenne, le Fonds Monétaire International ou Banque Centrale Européenne - font payer aux peuples, les jeunes en tête, la lourde addition de la crise, avec des conditions de vie, d’études et de travail toujours plus dures faisant de nous une génération de précaires longue durée.
En Espagne, 300 000 familles sont menacées d’être expulsées de leur logement. En Grèce, 30% de jeunes sont au chômage. En France, en 5 ans 65 000 postes sont supprimés dans l’éducation nationale, 34% des étudiants renoncent aux soins faute de moyens suffisants. Au Portugal, 23% des jeunes vivent sous le seuil de pauvreté. En Italie, l’âge de départ en retraite est repoussé à 65 ans. En Roumanie, les salaires sont amputés de 25%...
Pendant ce temps, les grandes entreprises françaises ont fait plus de 80 000 000 000 d’euros de profits en 2010. Autant de zéros que l’on ne retrouve pas sur nos fiches de paie.
Les banques privées, renflouées à coup d’argent public, continuent de s’enrichir sur notre dos. Quand la Banque Centrale Européenne leur fait des prêts avec un taux d’intérêt de 1%, elles imposent aux Etats des taux de 9 à 12%. La différence ? Dans leur poche ! Au lieu de servir aux écoles, aux hôpitaux, aux logements, aux transports, etc.
La droite a non seulement réarmé la machine à spéculer en transformant les dettes des banques en dette publique, mais elle a également multiplié les exonérations d’impôts pour les plus riches et les grandes entreprises !
« on n’a pas le choix, c’est la faute de la dette », c’est par cette imposture que Nicolas Sarkozy veut nous imposer la fameuse « règle d’or ». Son principe est simple : il s’agit d’inscrire dans la Constitution la politique d’austérité et d’injustice sociale que son gouvernement mène au bénéfice des marchés. Le message est clair : élisez qui vous voulez pourvu que les marchés et les agences de notations gardent le pouvoir pour amputer les services publics, les salaires et toutes les dépenses de l’État... ce serait un véritable coup de force contre la démocratie !

Christian Laval : "l’école est au centre des nouvelles luttes des classes"

Co-auteur de la Nouvelle École capitaliste (La Découverte, 2011), ce sociologue, membre de l’Institut de recherches de la FSU, décrypte les conséquences de la logique d’entreprise appliquée, chaque année un peu plus, à l’éducation.
Vous expliquez dans votre dernier ouvrage La nouvelle école capitaliste que notre système scolaire est aujourd’hui à un « tournant historique ». Lequel ?
Christian Laval. Au-delà des réformes connues du gouvernement Sarkozy, comme la destruction des postes ou la suppression de la formation des enseignants, l’école et l’université sont l’objet depuis une vingtaine d’années d’un changement plus profond. Au gré d’une succession de mesures, parfois peu perceptibles, se construit, brique après brique, un autre modèle éducatif que nous appelons la nouvelle école capitaliste. Ce modèle n’est, certes, pas encore entièrement  réalisé, on peut encore le contenir et le combattre, mais c’est une tendance bien réelle.
Qu’est-ce qui la caractérise ?
Christian Laval. Selon ce modèle, l’école a désormais une fonction qui se voudrait essentiellement, voire exclusivement, économique. La connaissance, qu’elle soit élaborée par la recherche ou diffusée dans l’école, est envisagée comme une valeur économique et intègre la logique dominante de l’accumulation du capital.
Comme cela se concrétise-t-il ?
Christiant Laval. L’aspect le plus visible est lorsque l’enseignement devient une affaire d’achat et de vente. On le voit, par exemple, avec la montée de l’industrie du soutien scolaire ou le développement actuel de différentes  formes de coaching payant. On le voit également avec l’accroissement de la part du privé dans le financement de l’école et l’université. Tout cela relève d’un phénomène de marchandisation. Mais il ne faut pas s’arrêter-là. Moins visible mais plus fondamental, on s’aperçoit que la norme sociale du capitalisme tend à devenir la règle de fonctionnement des systèmes d’enseignement qui sont régulés de plus en plus par la concurrence. 

Lire la suite 

jeudi 29 septembre 2011

Construction de logements à Jérusalem-Est : « inacceptable provocation israélienne » (PCF)

En annonçant la construction de 1100 logements à Jérusalem-Est, cette partie de la ville qui doit constituer la capitale du futur État palestinien, le gouvernement israélien met au défi l'ONU et en particulier les membres du Conseil de Sécurité dans une inacceptable provocation. Le PCF condamne avec force cette décision consternante d'hostilité et d'arrogance et ce mépris du droit, alors que le Président Mahmoud Abbas a présenté il y a quelques jours une offre historique de paix et de règlement politique qui a changé la donne et qui permet réellement une solution juste et durable. L'attitude scandaleuse et choquante des autorités israéliennes doit se voir opposer des mesures de rétorsion directes et très concrètes. Le PCF appelle la France et ses partenaires européens, au delà des critiques et des condamnations verbales, à prendre leur responsabilité, à sanctionner Israël, notamment par la suspension immédiate de l'Accord UE/Israël, par l'arrêt de toute vente d'armes, par le boycott des produits des colonies et de tout ce qui contribue à la colonisation. L'attitude israélienne n'est plus tolérable.
Communiqué du Parti Communiste Français

Richard Falk : "Une demande légitime et responsable"

Professeur émérite de l’université américaine de Princeton, Richard Falk est le rapporteur spécial de l’ONU pour les droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés.
Que faut-il penser de la demande palestinienne d’un statut d’État aux Nations unies ?
Richard Falk. Elle est légitime et responsable même si elle exprime à mon sens l’exaspération et la frustration de l’Autorité palestinienne, et des Palestiniens dans leur ensemble, par rapport au blocage, côté israélien et de l’administration américaine d’Obama, des négociations de paix. Cela démontre que depuis 1993 ces pourparlers n’ont en rien avancé. Au contraire, la situation palestinienne dans les territoires occupés s’est même détériorée avec le blocus de Gaza, la construction du mur de séparation et l’installation des colonies. Reste que certains se demandent si la création d’un État palestinien dans la situation actuelle – sans que les problèmes de territoires, des réfugiés, de l’eau ou de la souveraineté aient été aucunement réglés – ne serait pas un cadeau inespéré pour Israël qui pourrait ainsi s’en laver les mains.
Lire la site

 

 

Manifestations/Éducation : le Président est hors-sujet !

Hier, partout en France, les enseignants défilaient pour sauver l’éducation nationale mise à mal par les suppressions de postes, la casse de la formation des maîtres et les réformes de contenu. La mobilisation est de plus en plus large contre les réformes de la droite : 54% de grévistes dans le primaire et 46% dans le secondaire selon la FSU, des enseignants du privé défilant aux côtés de ceux du public, de nombreuses écoles fermées… Le PCF se félicite de cette large mobilisation. La présence de 165 000 manifestants mobilisés contre la casse du service public de l’Éducation montre à quel point la politique du gouvernement fait mal. Face à ce mécontentement, le gouvernement joue la division. Nicolas Sarkozy veut opposer les enseignants à l’ensemble des salariés. « Les fonctionnaires ont un travail difficile mais ont un statut qui les protège », a-t-il déclaré. Mais, Monsieur le Président, vous êtes hors sujet ! Le statut des fonctionnaires protège d’abord la qualité du service rendu au public. Si l’éducation nationale doit être un service public, c’est pour que tous les enfants, quelle que soit leur origine géographique ou sociale, aient un même accès aux savoirs. Ils sont garants d'une école de l’égalité ! Cette école, construisons-la ensemble. Le PCF appelle tous ceux qui résistent à la construction par la droite d’une école inégalitaire à se rassembler pour construire l’école de l’avenir : une école qui transmette à tous les enfants les savoirs et l’autonomie de pensée nécessaires pour maîtriser leur vie. Ensemble, avec le Front de gauche et son programme "l'humain d'abord", portons dans toutes les luttes sociales et électorales à venir le projet d’une nouvelle phase de démocratisation scolaire, pour une école de la réussite de tous.
Parti Communiste Français

mercredi 28 septembre 2011

La « règle d’or », une entreprise de désinformation massive

Le débat sur la dette publique a tout récemment pris un nouveau tour, avec l’annonce par le gouvernement de sa volonté d’inscrire dans la Constitution ce que les communicants ont appelé la « règle d’or ». Celle-ci consisterait à interdire, à peu de chose près, tout déficit public d’une année sur l’autre dans le budget de l’Etat ; en d’autres termes, cette règle vise à inscrire dans le marbre même de la Constitution le principe des politiques d’austérité, présentées comme un remède douloureux mais néanmoins nécessaire face à la crise de la dette.
La promotion par les VRP du gouvernement de cette « règle d’or », largement relayée par les médias dominants, représente une nouvelle étape dans l’entreprise de désinformation massive autour de la question de la dette. Or la présentation systématique des politiques d’austérité comme étant « la seule solution possible » est complètement fausse. Non seulement ces politiques sont socialement injustes et économiquement dangereuses ; mais d’autres politiques sont possibles (voir Règle d’or : Le coup d’Etat des marchés financiers).
Depuis l’UMP jusqu’au PS, on semblait l’avoir oublié ; le budget de l’Etat compte deux colonnes : recettes, et dépenses. Autrement dit pour équilibrer le budget, il n’est pas nécessaire de sabrer de manière totalement irresponsable dans les dépenses de l’Etat – en s’attaquant à l’Education nationale, en fermant des hôpitaux, ou en bradant les services publics et municipaux.
Il aura fallu attendre que des millionnaires américains, puis français, n’en appellent eux-mêmes à taxer davantage les riches, pour dessiller, ne serait-ce qu’un instant, les yeux des responsables politiques : oui, il est possible de rééquilibrer le budget public en taxant les plus hauts revenus, en taxant les transactions financières, en bouchant les trous dans la fiscalité qui ont permis, depuis des dizaines d’années, aux plus riches de devenir plus riches, sous le prétexte d’une prétendue « compétitivité »…
Lire la suite

Productivité : les Etats-Unis et la France sont en tête et creusent l'écart

Par Andrée OGER, Conseillère générale communiste
Les français : pas compétitifs ? Une étude officielle prouve le contraire. A nouveau.
Les travailleurs américains et français sont les plus productifs des grands pays développés et ont continué de creuser l'écart en 2010 vis-à-vis de leurs concurrents, notamment du Royaume-Uni, selon des statistiques officielles publiées mardi 13 septembre à Londres.
Dans son étude annuelle sur la productivité comparée des pays du G7, l'Office national des statistiques (ONS) a laissé inchangé son palmarès : le travailleur américain arrive en tête, suivi du français, de l'italien, de l'allemand et du canadien.
Le Royaume-Uni reste en sixième position pour "la productivité par travailleur", seul le Japon étant derrière.
Selon la même étude, les Etats-Unis et la France ont en outre creusé l'écart sur leurs partenaires en 2010.
Ainsi, sur une base 100 attribuée au travailleur britannique en 2009, la performance est restée la même un an plus tard. En revanche, le travailleur américain est passé de 131 à 134 sur cette même échelle, et le français de 109 à 110.
L'ONS note que l'écart global de productivité entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis "est le plus important depuis 1994".
Le classement est différent en termes de "productivité par heure travaillée", l'Allemagne arrivant alors en deuxième position devant la France, avec les Etats-Unis toujours en tête.
Mais, sur ce critère, seuls trois pays ont amélioré leur performance durant l'année écoulée, les Etats-Unis et la France, ainsi que le Japon en dépit de sa 7e et dernière place.
Avec cette étude, quand vous entendrez quelqu'un, un politique de droite ou un patron (c'est la même chose mais bon...), vous affirmez qu'il faut améliorer la compétitivité de la France face aux pays étrangers et que le travail coûte trop cher en France, vous saurez qu'il tente de vous manipuler pour vous convaincre que vous devez faire de nouveaux "efforts

mardi 27 septembre 2011

Mobilisation contre la casse du service public de l'éducation

L'école française est devenue inégalitaire. Les politiques menées par la droite ont fait d'elle un instrument au service de la ségrégation sociale. Mais l’école doit permettre à tous d’accéder à une culture exigeante, commune et émancipatrice, capable d’accueillir et de faire réussir tous les enfants. Cette année, 16 000 postes ont été supprimés et 14 000 nouvelles suppressions sont à venir. Parents, enseignants, lycéens, sont très nombreux à s'opposer aux politiques menées par la droite et à réclamer une autre école. Le Front de gauche, avec son programme « L'humain d'abord », porte dans toutes les luttes sociales et électorales le projet d’une nouvelle phase de démocratisation scolaire, pour une école de la réussite de toutes et de tous. Pour cela, le Front de gauche demande l'arrêt total et immédiat de toutes les suppressions de postes et exige d'engager un plan de recrutement à la hauteur des besoins. Derrière l'inter-syndicale, le PCF appelle les communistes, les hommes et les femmes à se rassembler demain, mardi 27 septembre 2011, partout en France, pour protester contre la politique du gouvernement de casse du service public de l'Education.


Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF, Marie-George Buffet, députée ainsi que des élu-e-s communistes seront à partir de 14h00 à Saint Michel/Luxembourg au départ de la manifestation, avant de rejoindre le point du Front de gauche situé à Port-Royal (Paris).

Pierre Laurent : « pour une pratique permanente de mobilisation des citoyens »

Le secrétaire national du PCF présente son ouvrage, Le nouveau pari communiste et revient à cette occasion sur les transformations de son parti : il défend particulièrement l’idée de démocratie militante, nouveau souffle de son organisation.
Regards.fr : Pourquoi ce livre ? A quel besoin répond-il ?
Pierre Laurent : La crise du capitalisme, les mouvements sociaux dans plusieurs continents, la situation sociale et économique française et européenne, etc. Tout cela remet en selle des fondamentaux du Parti et son ambition première de dépassement du système capitalisme. Dans ce contexte, et à quelques mois d’échéances électorales importantes, j’avais envie de dire ce qu’est le Parti communiste aujourd’hui et les intentions qui l’animent. Je ne voulais pas d’un livre qui, une nouvelle fois, raconte les débats qui traversent le Parti depuis des années. Le choix a été fait de le conserver et, aujourd’hui, il s’agit de le transformer profondément et durablement.
Regards.fr : L’année dernière, beaucoup de militants ont encore quitté le Parti communiste, déçus par son incapacité à se transformer. Cette fois-ci, c’est la bonne ?
Pierre Laurent : Je leur ai dit, à l’époque, qu’ils étaient partis trop vite, que j’entendais que des camarades, qui avaient exigé des changements qu’ils n’ont pas vu aboutir, pouvaient avoir été gagnés par le découragement. Je le dis dans le livre : l’un des chantiers devant nous est sûrement de faire revenir ces forces-là et beaucoup d’autres. Si l’on regarde ce qu’était le Parti il y a 30 ans et ce qu’il est aujourd’hui, le changement est très profond. Il s’est fait progressivement, plus que par rupture. Depuis les années 2000, cependant, les chocs politiques de 2002 et de 2007, renforcés par un important renouvellement générationnel, sont venus bouleverser la manière dont les communistes se vivent eux-mêmes et vivent leur rapport à la société.
Regards.fr : Quels changements peut-on déjà constater ?
Pierre Laurent : Une chose a particulièrement changé : c’est notre pratique de la démocratie militante. Les militants n’appliquent plus d’initiatives qui viennent d’en haut. Ils attendent de participer aux prises de décisions. Ce que l’on vient de vivre avec la dernière consultation sur les élections de 2012 en est l’illustration. Et cela a abouti à un choix qui n’allait pas de soi pour les communistes. Ça change la vie du Parti lui-même. Ça nous pousse à approfondir nos processus démocratiques. L’un de nos gros chantiers est l’harmonisation de nos structures avec ces nouvelles pratiques politiques de co-élaboration militante. Cette exigence est présente aussi dans la société. Beaucoup de gens restent à l’écart de la vie politique, non pas parce qu’ils la rejettent en soi, mais parce qu’ils n’y retrouvent pas le respect de leurs opinions. C’est probablement là-dessus que nous avons le plus de travail à faire. Ça veut dire que notre manière de faire de la politique dans la société doit se traduire par une pratique permanente d’association et de mobilisation des citoyens, sans forcément que cette mobilisation ne se traduise par une adhésion.
Regards.fr : Pourquoi la désignation d’un candidat non-communiste a-t-elle été possible en 2011, contrairement à 2007 ?
Lire la suite 

lundi 26 septembre 2011

Fralib : des salariés créatifs en lutte contre une multinationale cupide

Par Sophie Chapelle
Ils sont plus d’une centaine de salariés à occuper leur usine de thés et de tisanes, à Gémenos, dans les Bouches-du-Rhône. Objectif : éviter la fermeture d’une activité pourtant viable et construire un projet industriel alternatif, local et écologique. Problème : le géant de l’agroalimentaire Unilever, propriétaire de l’usine et des marques Lipton et Éléphant, que les salariés accusent de détournements fiscaux au profit des actionnaires, s’y opposent. Reportage.
Les portraits au pochoir du Che tapissent les murs, les vitres, les conteneurs et même les lignes de production. Des signes de résistance à une fermeture promise. À l’accueil du site de Fralib – la Française d’alimentation et de boissons –, qui conditionne les thés Lipton et Éléphant, une feuille placardée indique les horaires de roulement. Ils sont une centaine de salariés à veiller jour et nuit sur leur usine, craignant que la direction ne vienne en catimini déménager les machines pour les emmener en Pologne.
En pleine période électorale, la perte de 182 emplois suscite des réactions. Depuis juillet, les candidats à la présidentielle se pressent jusqu’au site de cette zone industrielle de Gémenos, à 20 km à l’est de Marseille. Las des questions des journalistes, Omar, qui gère les tours de garde, clarifie les choses dès l’entrée sur le site : « Ici, on n’est pas là pour parler de Strauss-Kahn ou de Guérini. Si on reçoit les politiques, c’est pour qu’ils nous aident vraiment à sauver Fralib et qu’on parle de Fralib. »
Des salariés dépossédés de leur entreprise
Raconter l’histoire des « Fralibiens », c’est inévitablement mentionner celle d’Unilever. Multinationale anglo-néerlandaise, Unilever rachète le Thé Éléphant au groupe Ricard en 1972. Cinq ans plus tard, elle crée Fralib en fusionnant cette société avec celle des thés Lipton. À la fin des années 1990, Unilever spécialise le site de Gémenos dans les thés parfumés, les infusions et les thés verts, et confie les thés noirs à une usine située à Bruxelles. À cette époque, Fralib mène de front achat de ses matières premières, transformation, conditionnement et commercialisation.
Lire la suite

Sénatoriales : « La citadelle de la droite est tombée ! »

Ce dimanche 25 septembre 2011 fera date. Pour la première fois, et malgré un mode de scrutin construit sur mesure pour elle, la droite perd la majorité au Sénat et une sénatrice ou un sénateur de gauche peut être élu président de la Haute assemblée dans une semaine.
La citadelle de la droite est tombée !
C'est une sanction sans appel de la politique gouvernementale. Ce scrutin porte la marque du rejet de ses choix et de la colère des élus des collectivités territoriales face aux attaques répétées du gouvernement contre la démocratie locale.
Les listes de la gauche progressent partout et, dans de nombreux départements, celles présentées par le Front de gauche connaissent des progressions très sensibles, comme dans le Lot, l'Orne, les Hautes-Pyrénées, le Jura, les Pyrénées-Orientales et le Loir-et-Cher. C'est un formidable signal de confiance et d'espoir pour l'avenir des échéances électorales de 2012.
Sur 16 sièges renouvelables, le Parti communiste français en réélit 14 et en gagne 1 nouveau dans le Morbihan.
Le rôle de notre groupe sort conforté de ce scrutin. Il se battra dès les discussions de cet automne sur le budget de la nation et le projet de loi de finance de la sécurité sociale.
Les sénatrices et sénateurs communistes demandent que la nouvelle majorité du Sénat se prononce au plus vite pour l'abrogation de la réforme des collectivités territoriales que ce scrutin condamne sans ambiguïté.
Sans attendre, le Sénat doit devenir un point d'appui pour résister à la politique d'austérité et de régression démocratique de Nicolas Sarkozy.
Une page se tourne, les jours de la droite au pouvoir sont bel et bien comptés.
Pierre Laurent, secrétaire national du PCF


dimanche 25 septembre 2011

Karachi / Bazire : « la République n'est pas un cloaque ! »

Après Thierry Gaubert proche de Nicolas Sarkozy, c'est au tour de Nicolas Bazire, l'ancien directeur de campagne d'Édouard Balladur, d'être mis en examen pour complicité d'abus de biens sociaux dans le volet financier du dossier Karachi. Ainsi va la vie en Sarkoland où c'est désormais dans les pages judiciaires que se chronique la fin de règne du pouvoir en plac
Ces mises en examen s'ajoutent aux révélations en cascades sur les « combinaziones » de tout ordre : affaire Bettencourt, affaire Bourgi, etc. Elles en disent long sur la drôle de conception du pouvoir de la droite française. Mais la République n'est pas un cloaque ! Plus que jamais, dans cette affaire dramatique et malsaine, justice doit être faite pour déterminer les responsables et punir leurs actes.

samedi 24 septembre 2011

L’appel des 16 cyniques

L’appel de seize patrons milliardaires, publié fin août par le Nouvel Observateur, a fait le tour des autres médias. Ils demandent de payer une « contribution exceptionnelle » au Trésor Public. On y lit : « Au moment où le déficit des finances publiques et les perspectives d’aggravation de la dette de l’Etat menacent l’avenir de la France et de l’Europe, au moment où le gouvernement demande à tous un effort de solidarité, il nous semble nécessaire d’y contribuer. » Parmi les signataires figurent Jean-Paul Agon et Liliane Bettencourt (L’Oréal), Antoine Frérot (Veolia), Maurice Lévy (Publicis) et Christophe de Margerie (Total).
Prenons tout d’abord la véritable mesure de cette proposition. Le gouvernement a mis un chiffre sur « l’effort » collectif auquel ces bonnes âmes veulent bien consentir : 200 millions d’euros. Quand on gagne le SMIC, cela semble être beaucoup d’argent. Mais quand on possède une fortune aussi colossale que les signataires de cet appel, ce n’est rien. Prenons le seul cas de Mme Bettencourt. 200 millions d’euros représentent à peu près ce qu’elle engrange en dividendes de L’Oréal en l’espace d’une année, sans parler de ses autres sources de revenus.
La « générosité » de cet appel est donc toute relative. Néanmoins, cette démarche fait réfléchir, n’est-ce pas ? Les capitalistes passent leur vie à s’enrichir sur le dos des autres. Les grandes fortunes de France sont des spécialistes de la fraude et du détournement des fonds publics. Ce sont les capitalistes qui ont ruiné l’Etat. Ils emploient une légion d’experts en « optimisation fiscale » pour réduire au strict minimum – par des moyens légaux ou illégaux – le montant de leurs impôts. Ils profitent largement des fameuses « niches fiscales », qui rapportent quelques 50 milliards aux plus fortunés (et 25 milliards à d’autres personnes relativement aisées). Ils utilisent des paradis fiscaux pour cacher des revenus imposables et couvrir leurs activités illégales. En Suisse, les banques détiennent au moins 80 milliards d’avoirs français non déclarés. Que peut donc signifier, chez ces requins capitalistes, un tel accès de générosité ? Quel est le but de cette opération médiatique ?
Lire la suite 

Fillon / retraite à 67 ans : « nouvel acte de soumission aux spéculateurs »

Dernier acte en date de soumission de l'Exécutif au Médef et aux spéculateurs : reculer une nouvelle fois l'âge de la retraite.

Pour faire passer la pilule indigeste à l'opinion publique, le Premier ministre prend prétexte de « l'alignement sur l'Allemagne ». Mais il omet sciemment de préciser que le départ à taux plein peut se faire au bout de 35 ans de l'autre coté du Rhin, contre 41 ans et demi désormais en France. Subtile différence...
Le bras d'honneur du gouvernement aux salariés, à l'automne dernier lors du passage en force de la réforme des retraites n'a pas suffit. Monsieur Fillon cherche maintenant à imposer de fait la retraite à 67 ans en prétendant qu'elle est inévitable. Son projet d'alignement sur l'Allemagne entraînera une régression sociale et économique pour les deux pays.
Cet enfermement dogmatique qui consiste à se coucher devant les seuls intérêt du capital mène notre pays droit dans le mur. Il y a urgence à changer de logique !
Le financement de nos retraites peut être assuré dans l'immédiat en faisant cotiser les revenus financiers et spéculatifs au même niveau que les revenus du travail salariés. C'est par la reprise en main de l'économie par les citoyens et les salariés, pour qu'elle réponde aux besoins sociaux, au pouvoir d'achat, à la création d'emploi... que nous sortirons de la crise.
L'humain d'abord, pas les marchés financiers !
Parti Communiste Français

vendredi 23 septembre 2011

Manifestation pour l'école : 27 septembre 2011 14 h Place de la Gare GRENOBLE

Appel intersyndical à la grève le 27 septembre

Depuis 4 ans, le Ministère de l'Education nationale a supprimé plus de 52 000 postes.
Le dogme du non remplacement d'un fonctionnaire sur deux met l'Ecole publique à genoux, ne lui permettant plus d'assurer ses missions de Service public. Ce dogme ne permet plus aux personnels d'exercer leur métier avec sérénité et professionnalisme.
Les personnels de l'Education, les parents et les jeunes se sont mobilisés régulièrement au cours de cette année pour dénoncer les 16 000 nouvelles suppressions de postes effectives à la prochaine rentrée scolaire alors même que plus de 60 000 élèves supplémentaires sont attendus.
Ces suppressions associées au manque d'ambition éducative dégradent encore plus les conditions d'apprentissage des élèves et de travail des personnels.
Dans ce contexte, la campagne publicitaire sur les recrutements lancée par le Ministre de l'Education nationale sonne comme une provocation d'autant que la préparation du prochain budget prévoit de nouvelles suppressions d'emplois et n'affiche d'autre objectif pour le système éducatif que la recherche d'économies.
Si le gouvernement cherche à tromper l'opinion en affirmant sans cesse, comme si cela pouvait convaincre, que l'on peut faire « plus avec moins », la France reste un des pays qui investit le moins dans son éducation et donc dans l'avenir.
En plus de la question fondamentale des postes, la politique éducative, l'avalanche de mesures inadaptées, incohérentes et précipitées maintiennent un système éducatif inégalitaire qui ne permet pas de lutter réellement contre l'échec scolaire.
La nécessité d'une toute autre politique éducative passe aussi par un budget plus volontaire. Pour cela, les organisations FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT, UNSA Education appellent les personnels de l'Education nationale et de l'enseignement agricole publique à se mettre en grève le 27 septembre prochain. Elles exigent l'arrêt des suppressions d'emplois, une autre logique pour le prochain budget et une transformation démocratique du système éducatif afin d'assurer la réussite de tous les élèves.
Aujourd'hui plus que jamais, notre pays a besoin d'un système éducatif qui s'attaque réellement aux inégalités scolaires et traite la situation des élèves en grande difficulté. D'autres choix pour la réussite de tous les jeunes sont nécessaires afin que l'École remplisse les objectifs d'une École démocratique, ambitieuse et émancipatrice.

«La résurgence de la tuberculose est le révélateur d'une précarité très forte»

Interview : Les foyers de cette maladie pulmonaire, détectée en Seine-Saint-Denis notamment, sont le signe de conditions de vie très dégradées, alerte Médecins du monde.
A partir de la semaine prochaine, les habitants du quartier du Chêne-Pointu à Clichy-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, vont tous être dépistés de la tuberculose. L'alerte est venue d'un premier dépistage mené cet été sur un échantillon de 500 personnes de ce quartier très pauvre, à l'habitat dégradé. Une vingtaine d’enfants et d’adultes sont atteints de cette maladie pulmonaire, selon les résultats. Une trentaine d'autres sont porteuses du bacille sans avoir déclaré la maladie. Le cas n'est pas isolé. En 2009, il y a eu en France 5276 cas déclarés de tuberculose, selon les chiffres de l'Institut national de veille sanitaire (INVS).
Comment expliquer la persistance de cette maladie pour laquelle il existe un vaccin (le BCG, qui n'est plus obligatoire depuis 2007), des traitements, et que l'on aurait pu croire endiguée en France ? Les explications du Dr. Jean-François Corty, directeur des missions France à Médecins du monde.
Peut-on parler d'une résurgence de la tuberculose en France ?
Au plan national, les chiffres sont plutôt stables depuis une dizaine d'années. En 2009, on recensait 8,2 cas pour 100.000 personnes. Mais les disparités restent très fortes selon les départements. Sont particulièrement touchés ceux d'Ile-de-France et la Guyane. En Ile-de-France, l'incidence la plus forte est relevée à Paris (23,4/100.000) et surtout en Seine-Saint-Denis (30,3/100.000). Lors de nos opérations de dépistage dans ces deux départements l'année dernière, on a détecté 14 cas de tuberculose sur 1100 patients. C'est beaucoup!
Comment l'expliquer ? Par des conditions de vie précaires ?
La résurgence de la tuberculose est, de fait, le révélateur d'une précarité très forte. On sait que la promiscuité, les conditions de vie déplorables, les difficultés d'accès au logement, à une eau de bonne qualité, les variations de chaleur, etc., favorisent le développement de la tuberculose.
Lire la suite

jeudi 22 septembre 2011

Troy Davis : « Aujourd’hui, les droits de l’Homme sont en deuil » (PCF)

Le monde se réveille sur une effroyable nouvelle : Troy Davis a été exécuté cette nuit, après 5 heures d'attente. Nos premières pensées vont à sa famille, à sa sœur, ses proches et aux milliers de militants qui ont soutenu Troy pendant ses vingt années de calvaire passées dans les couloirs de la mort. Alors que son procès a manifestement été bâclé, marqué par de faux témoignages, taches noires indélébiles, comment, un grand pays civilisé comme les États-Unis, a-t-il pu permettre l'assassinat de Troy Davis ? Mumia Abu-Jamal, Hank Skinner… et plusieurs milliers de détenus sont actuellement dans les couloirs de la mort aux États-Unis et ailleurs dans le monde. Le PCF appelle à combattre cette barbarie légale. Le cœur de Troy s’est arrêté de battre, mais son combat pour l’abolition du châtiment cruel est plus que jamais d’actualité. Aujourd'hui, les droits de l'Homme sont en deuil. L'abolition de la peine de mort est une exigence universelle et le 22 septembre sera désormais marqué d'une pierre noire.
Communiqué du Parti Communiste Français

Les Pinçon-Charlot : « La guerre des classes s’accompagne d’une guerre psychologique »

par Erwan Manac’h

Le couple Pinçon-Charlot, deux sociologues de la grande bourgeoisie, réédite une version augmentée de « Le président des riches ». L’ouvrage examine point par point les contours de « l’oligarchie » qui gouverne la France. Entretien.
Gonflé à bloc par le « grand bonheur » de se sentir « en phase avec la société », Monique Pinçon-Charlot, Michel Pinçon et leur « Enquête sur l’oligarchie dans la France de Nicolas Sarkozy » ont retrouvé ce 15 septembre les têtes de gondoles. Un an après sa parution, « Le président des riches » a été réédité en poche, augmenté d’une analyse des récentes affaires (Lagarde-Tapie, Woerth-Bettencourt, Mediator) et d’une promenade sociologique au Grand Prix de Diane à Chantilly, fief de l’emblématique Éric Woerth. « Un orage est prêt à éclater » estime le duo, au terme d’un an de rencontre et de débat avec leurs lecteurs dans toute la France.
Politis.fr : Comment analysez-vous le succès de votre ouvrage ?
Monique Pinçon-Charlot : Il y a une sorte de brouillard idéologique. Les mots que nous mettons sur ce que vivent les gens adoucissent considérablement leurs souffrances, car nous regardons les choses avec des lunettes très spécifiques. Pour nous les riches mènent une « guerre des classes », qui vise à réduire au minimum les coûts du travail. Ils utilisent la dette et le déficit comme armes pour détruire les services publics, maintenir des salaires bas...
« Nous avons rencontré une très lourde inquiétude. »

Politis.fr : Dans la « guerre des classes » qui se joue selon vous aujourd’hui, la « conscience de classe » n’existe que du côté des dominants...
Michel Pinçon : Oui, la bourgeoisie fonctionne en réseau avec des interconnexions très fortes entre les familles. Il existe un militantisme insoupçonné mais très efficace, sur les problèmes urbains par exemple.
La conscience de classe se traduit aussi dans les urnes. Les beaux quartiers ont voté en masse pour Nicolas Sarkozy, tandis que les votes sont dispersés dans les quartiers populaires. Il n’existe pas la même unité idéologique, la même conscience politique, que dans la bourgeoisie.
Lire la suite
 

Comment les multinationales pétrolières et minières se moquent du fisc et des États

Par Agnès Rousseaux
Ne payer que 6% d’impôts quand on gagne 4 milliards de dollars par an, c’est possible ! Les multinationales Glencore, Chevron ou BP s’y attèlent. Et débordent d’imagination pour multiplier les filiales dans les paradis fiscaux ou « les juridictions secrètes ». Quant au groupe pétrolier français Total, il est le champion toute catégorie de l’opacité. C’est ce que révèle un rapport de la coalition « Publiez ce que vous payez ». 
Les géants du pétrole, du gaz et des mines cultivent l’opacité financière et pratiquent massivement l’évasion fiscale. Pour la première fois, une étude menée par la section norvégienne de la coalition « Publiez ce que vous payez » [1] a établi la liste des filiales de ces multinationales et leur localisation. Résultat : les dix principales multinationales du secteur possèdent 6 038 filiales, dont plus d’un tiers sont basées dans des paradis fiscaux. Ces 10 entreprises, dont Exxonmobil, Chevron, Shell, BP, Rio Tinto ou Glencore, ont généré en 2010 un chiffre d’affaires de 1824 milliards de dollars ! Et réalisé 144 milliards de dollars de profit, tout en pratiquant une « optimisation fiscale » qui leur a permis de payer beaucoup moins d’impôt.
Chevron champion de l’évasion
Le rapport intitulé « Piping Profit », publié ce 19 septembre, a étudié cinq compagnies minières et cinq compagnies pétrolières et gazières, pour tenter de cerner l’extraordinaire complexité de la structuration de ces multinationales et l’évasion fiscale permise par cette opacité. La compagnie la plus opaque, d’après l’étude ? La multinationale états-unienne Chevron. 62 % de ses filiales sont basées dans des paradis fiscaux, dont une partie importante aux Bermudes et aux Bahamas. Aux États-Unis, deux filiales sur trois sont domiciliées dans l’État du Delaware, la localisation favorite de toutes les industries énergétiques et minières. Dans cet État, paradis de l’opacité, les exigences internationales concernant la transparence des entreprises ne sont pas respectées, les comptes des compagnies et le détail des actes de propriété ne sont pas rendus publics. Un lieu très apprécié par ces dix entreprises : 915 de leurs filiales états-uniennes y sont domiciliées ! Soit près de quatre sur cinq ! Autres destinations favorites pour les industries extractives : les Pays-Bas, juste devant les Bermudes, Singapour, les Bahamas, la Suisse ou le Luxembourg.
Lire la suite  

mercredi 21 septembre 2011

Fête de l'Humanité 2011 : l'ensemble du meeting


Fête de l'Humanité : discours de Jean-Luc... par LCP

Victoire des producteurs de lait contre le géant Lactalis

Par Sophie Chapelle
Lactalis réclamait 14.000 euros de dommages et intérêts à la Confédération paysanne de la Loire. Motif ? Un blocage de l’entrée de l’usine de la multinationale laitière, à Andrézieux-Bouthéon (Loire) le 17 août 2009, au plus fort du mouvement de la grève du lait. C’est finalement le géant Lactalis qui devra payer 1.500 euros au syndicat.
Ce jugement est intervenu le 15 septembre au tribunal de grande instance de Saint-Étienne. Si les magistrats ont estimé que le blocage était démontré, ils n’ont pas retenu de faute à l’encontre de la Confédération paysanne, soulignant qu’aucune dégradation ou destruction n’avait été à déplorer. La justice a donc débouté la société Lactalis « de l’ensemble de ses demandes » et « la condamne à payer à la Confédération paysanne de la Loire et à Philippe Marquet (ancien secrétaire général, ndlr) la somme globale de 1.500 euros » au titre des frais de justice.
Selon la Confédération paysanne, cette décision réaffirme le droit syndical à exprimer son mécontentement. Elle intervient au moment de la renégociation des contrats entre le groupe Lactalis et les producteurs de lait. Dans son contrat type (décrypté par Basta ! ici), Lactalis évoque notamment des clauses antigrève entraînant une dépendance totale des agriculteurs. Face à ce qu’elle qualifie de « contrat de servage », la Confédération paysanne, en collaboration avec l’Association des producteurs de lait indépendants (Apli) et la Coordination rurale, a remis en juin un contrat type alternatif au ministre de l’Agriculture. Confiant, Philippe Collin, porte-parole de la Confédération paysanne, estime que « cette victoire judiciaire est une étape pour contraindre les laiteries à payer aux paysans un prix rémunérateur ».

mardi 20 septembre 2011

Troy Davis doit vivre

Le comité des grâces de Géorgie vient de refuser de surseoir à l’exécution de Troy. C’est une nouvelle effroyable pour tous les démocrates, tous les humanistes du monde. Notre émotion et nos pensées vont d’abord à Troy et à ses proches.

Il reste 24 heures pour empêcher l’horreur. Le comité des grâces peut encore revenir sur sa décision.
La mobilisation planétaire autour de Troy reflète les doutes persistants sur sa culpabilité. Troy risque d’être exécuté en l’absence de toute preuve matérielle et alors que sept des neuf principaux témoins sont depuis revenus sur leur déclaration initiale en invoquant des pressions policières.
En tuant Troy, c’est l’Humanité civilisée qui serait atteinte.
Nous en conjurons Larry Chisolm, procureur du District, les autorités georgiennes, les autorités fédérales, et le Président  Barack Obama : ne laissez pas commettre pas l’irréparable.
Communiqué du Parti Communiste Français

Pierre Laurent : " Tenez vous prêts"

Discours de Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF, dimanche, Fête de l'Humanité - Grande scène - 

Amis, Camarades,
J'ai vu comme vous le Premier ministre de la France paraître à la télévision, la mine triste, la nuque courbée. Et le voici qui rassure les marchés, les caresse ne vous inquiétez pas, tout ira bien, ca va saigner...

J'ai vu le Président de la République, la Chancelière allemande et tous les autres à genoux devant leurs nouveaux maitres, les marchés financiers, les banques, les agences de notation.

Je les vois, comme vous, depuis des mois, dressés, comme des animaux de foire à sauter dans les cercles de feu aux ordres de la la finance qui se gave. Leur politique se nourit de misère, de chômage, de précarité. Pour leur profit, ils ont mis notre avenir en crise.

Chaque jour, sur les antennes, leur discours vise un but : que les travailleurs et les travailleuses acceptent leurs nouveaux maitres, que nous baissions la tête, que nous, les foules, avalions toute fierté.

Alors, aujourd’hui, devant vous, je veux dire que le peuple de la Révolution française doit se relever. Nous sommes un peuple libre. Nous n'obéirons pas. Nous n'accepterons pas. Nous sommes debout. Avec tous les salariés, les syndicalistes, les indignés d’Europe, parmi les peuples arabes, avec le peuple palestinien qui demande à vivre libre, avec les jeunes révoltés israéliens, parmi les peuples du monde, nous avons le devoir de dire NON.

NON, ce n'est pas aux peuples de payer la crise, c'est aux marchés financiers !

Et comme le 4 aoùt 1789, où ceux qui votèrent l’abolition des privilèges se placèrent à gauche, ceux qui aujourd’hui se placent à gauche doivent envoyer un message clair : notre but est de supprimer tous les pouvoirs de la nouvelle aristocratie financière et de rétablir le peuple dans son bon droit.

Il paraît que Nicolas Sarkozy n’est pas encore candidat... et pourtant il est déjà en campagne.  Avec un objectif : nous décourager car ils sont prêts à tous les coups tordus pour nous accepter une seule politique : la leur.

Alors, lui et son Premier ministre nous somment de nous rallier : « Union sacrée ! » disent ils      Pour faire quoi ? La règle d’or, le triple A, la nouvelle gouvernance européenne… Ca vous fait rêver, non ? En vérité, ce sont de jolis mots mais la règle d'Or est une camisole de force avec un seul principe : la soumission, toujours et encore, la soumission à la finance.

Alors, aujourd'hui, nous toutes et tous ici rassemblés, faisons un serment.

Depuis cinq ans, le président, valet à la tête d'une armée de valets, abîme le pays, avilit la République. Nous savons tous dans quel état cinq ans de sarkozysme laissent le pays. Alors cinq ans, ça suffit !

Alors, oui, faisons ce serment : dans huit mois, nous débarrasserons le pays de Nicolas Sarkozy ! Sarkozy, ton règne est fini, Sarkozy, dehors, Sarkozy bientôt entrera au panthéon des dangereux inutiles !
Lire la suite

Discours de J.L.Melenchon

Pour la reconnaissance de la Palestine en tant que membre de l’Onu

Communiqué de la Ligue des Droits de l'Homme

Lettre ouverte adressée au Président de la République
La LDH appelle le gouvernement français, l’Union européenne et ses Etats membres à soutenir de leur vote la reconnaissance par les Nations unies de l’Etat de Palestine.

Monsieur le Président,
Plus de soixante ans après l’adoption d’un plan de partage de la Palestine, si l’Etat d’Israël a été effectivement créé, l’Etat palestinien n’existe toujours pas. Les différentes résolutions des Nations unies sont restées lettres mortes et le peuple palestinien, en Cisjordanie comme à Gaza, continue à supporter occupation et blocus. La colonisation israélienne ne s’est jamais arrêtée, même pendant la période où les accords d’Oslo ont été appliqués. Aujourd’hui, contre toute légalité internationale, le Golan est passé sous souveraineté israélienne, des pans entiers de la Cisjordanie sont de fait annexés et les quartiers palestiniens de Jérusalem sont rongés par une colonisation rampante parce qu’Israël a fait de cette ville sa capitale exclusive, là aussi au mépris du droit.
Dans quelques jours, l’Assemblée générale des Nations unies sera saisie d’une demande de reconnaissance de la Palestine en tant que membre de l’ONU. Cette reconnaissance ne permettra pas à elle seule de résoudre le conflit actuel ni de faire cesser l’occupation israélienne. En même temps, elle permettra de réaffirmer ce qui tend à être oublié : le droit des Palestiniens à un Etat souverain dans des frontières aussi sûres et reconnues que celles de l’Etat d’Israël.
Cette reconnaissance de la Palestine en tant qu’Etat, membre de la communauté internationale, permettra surtout de restituer aux négociations leur point de départ : les frontières de 1967, et non la politique d’annexion de fait suivi depuis plus de soixante ans par les différents gouvernements israéliens.
S’insérant dans l’immense revendication démocratique qui se lève partout dans la région, la reconnaissance d’un Etat palestinien fera des représentants du peuple palestinien des acteurs de plein droit de la communauté internationale, avec les mêmes droits mais aussi avec les mêmes responsabilités et ouvre de nouvelles possibilités en faveur de la paix.
Nous appelons le gouvernement français, l’Union européenne et ses Etats membres à soutenir de leur vote la reconnaissance par les Nations unies de l’Etat de Palestine.
Nous vous informons que cette lettre sera rendue publique.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma haute considération.
Pierre Tartakowsky

lundi 19 septembre 2011

Le meeting de la Fête de l'Humanité tourné vers 2012

Après un hommage en chanson à Alain Leprest, le grand meeting de la Fête de l’Humanité a débuté devant des dizaines de milliers de militants. Le Front de Gauche uni, mais aussi des salariés en lutte et des insurgés du monde se sont relayés au micro. Pour l’émancipation des peuples et des travailleurs. Présenté par Maurice Ulrich, c’est le Secours Populaire et son président Julien Lauprêtre, accompagné de jeunes militants, qui ont ouvert ce meeting. Ils ont dénoncé la coupe budgétaire de l’aide aux plus démunis de l’Union Européenne, appelant à signer leur pétition en citant quelques poignants témoignages parmi les milliers reçus.
Les employés en lutte de Fralib Marseille sont ensuite montés sur la grande scène, en compagnie des ouvriers de STILL. Cette usine de Beauvais, appartenant à un groupe dont Goldman Sachs est actionnaire, est victime d’un massif plan de licenciement alors que le carnet de commandes est plein.
Jafar Hdaïb, coordinateur de charte de l'Autorité palestinienne, s'st ensuite avancé pour défendre la reconnaissance d’un état palestinien à l’ONU devant un public conquis. Un député communiste israélien est venu l’embrasser et souhaiter la bienvenue à la Palestine comme état souverain.
Youssef Tlilli, un Tunisien qui a participé de manière active à la révolution dans son pays, a ensuite proposé une juste synthèse de la lutte. Peuples opprimés et salariés exploités, en un même combat pour l’émancipation.
Le Front de Gauche au complet est ensuite monté sur scène. Patrick le Hyaric, directeur de la fête et de l’Humanité a tenu le premier discours, sous la forme d’un grand merci, et une ouverture aux luttes à venir.

 

La revue du projet n°10

 

dimanche 18 septembre 2011

André Chassaigne dépose une proposition de loi pour encadrer les prix alimentaires

Encadrer les prix de l'alimentation : une urgence pour les consommateurs comme pour les producteurs

Alors que les agriculteurs français sont confrontés à une dégradation durable des prix d’achat de leur production, les prix alimentaires pour les consommateurs n’ont cessé de croître ces dernières années, à un rythme de + 2 % en moyenne annuelle, avec des fluctuations allant jusqu’à + 13,5 % pour les produits frais.

Cette crise permanente, aux conséquences dramatiques pour les familles d’exploitants qui souvent produisent à perte, grève le pouvoir d’achat des ménages. Si elle trouve ses racines dans la dérégulation des marchés agricoles à l’échelle mondiale et européenne, cette situation est aggravée, au plan national, par une évolution législative qui offre toutes les garanties aux distributeurs pour faire pression à la baisse sur les prix d’achat, et favoriser un accroissement des marges, au détriment des consommateurs.

L'intervention publique en matière d’encadrement des prix alimentaires à laquelle se refuse le gouvernement depuis 2007, est une nécessité impérieuse. Elle fonde la proposition de loi qu'André Chassaigne vient de déposer avec l'ensemble des Député-e-s communistes, citoyens et parti de gauche. Y sont prévues notamment deux mesures qui permettraient de limiter les prix imposés aux consommateurs, en même temps qu'elles garantiraient un revenu décent aux producteurs.

Il s'agit tout d'abord d'appliquer effectivement à l'ensemble des produits agricoles et alimentaires, un coefficient multiplicateur à ne pas dépasser entre le prix d’achat aux producteurs et le prix de vente aux consommateurs. Le texte propose également la réunion d'une conférence annuelle par production, réunissant l'ensemble des acteurs des différentes filières (fournisseurs, distributeurs et producteurs) pour déterminer un prix plancher d'achat aux producteurs.

Il est grand temps de rompre avec les plans gouvernementaux qui ne visent qu'à garantir les marges des distributeurs.

André Chassaigne
Député PCF du Puy-de-Dôme

samedi 17 septembre 2011

La Fête de l'Humanité crée des "convergences" à gauche

"Convergences". C'est le leitmotiv de tous les visiteurs des partis de gauche en visite sur la Fête de l'Humanité ce samedi. Et ils sont nombreux à parcourir les allées du parc de la Courneuve.
En attendant Cécile Duflot (EELV), Benoît Hamon et Arnaud Montebourg (PS), tous trois acteurs de débats sur la Fête ce samedi soir, c'est Ségolène Royal qui a ouvert le défilé le matin. Accueillie par Pierre Laurent et jean-Luc Mélenchon, la candidate aux primaires socialistes a parlé de deux points de "convergence" avec le candidat du Front de gauche: sur "la réforme bancaire" - "les banques doivent obéir et cesser de commander" et "racketter les gens avec des tarifs bancaires exorbitants", ainsi que "l'interdiction des licenciements boursiers" qu'il faut "inscrire dans une loi" pour "remettre de l'ordre juste".

Martine Aubry a déclenché une autre cohue médiatique à son arrivée sur le stand du Conseil national du PCF. La candidate aux primaires PS a expliqué: "Pour un responsable de gauche, on doit être là où il y a la gauche. Et à la Fête de l’Humanité, il y a la gauche. Il faut une gauche avec toutes ses sensibilités, c'est la condition de la victoire." La maire de Lille a retrouvé les représentants des autres partis de gauche, comme le dirigeant d'Europe écologie Les Verts (EELV) Jean-Vincent Placé, et les partenaires du Front de gauche, Clémentine Autain (FASE), Christian Piquet (Gauche unitaire).
A tous ces dirigeants politiques, Pierre Laurent a fait "une offre publique de débat", partant du principe qu' "être uni ne veut pas dire être aligné". "Soyez de gauche", leur a t-il demandé, précisant: "L'Histoire jugera sévèrement ceux qui sont restés sur le quai à regarder leurs souliers." (à voir: Pierre Laurent: "Avant 2012, la Fête a une saveure particulière")

Mélenchon: "Le Front de gauche n'a rien à voir avec la crise de nombrilisme d'hier soir"

FÊTE DE L'HUMANITÉ. Marie-George Buffet, Pierre Laurent, Jean-Luc Mélenchon, Christian Piquet, Martine Billard, entre autres, ont inauguré ce vendredi après-midi le stand du Front de gauche, le livre du programme partagé en main. Une entrée en matière combative dans une Fête de l'Humanité rampe de lancement vers les présidentielles et législatives de 2012.

vendredi 16 septembre 2011

Bâtisseurs de ruines

Avec trois décennies de recul, l’assujettissement des économies au pouvoir des banquiers paraît limpide. Il procède d’une triple automutilation des Etats. La première intervient à partir des années 1970 lorsque les puissances publiques s’interdisent d’emprunter directement à leur banque centrale ; il leur faudra donc se tourner, à grands frais, vers les marchés. La deuxième découle de l’amputation des recettes fiscales. La troisième dérive de la déréglementation du commerce de l’argent. Dès lors, les institutions de crédit prennent la barre. Au début des années 1990, les profits des banques américaines dépassent ceux de l’industrie manufacturière.
Ce mouvement n’est pas inédit. Analysant la financiarisation de l’économie britannique à la fin du xixe siècle, l’économiste John Hobson notait que l’univers de la banque et de la Bourse « forme le ganglion central du capitalisme international  (1 ». La City prenait le pas sur l’industrie. Mais cette évolution annonçait l’automne de la domination anglaise : le centre du capitalisme se déplaçait vers l’Amérique. Pour le sociologue Giovanni Arrighi, chacun des cycles d’accumulation qui se succèdent depuis la fin du Moyen Age se compose ainsi de deux phases d’expansion, l’une matérielle et l’autre financière. Cette dernière prélude au déclin et au basculement d’un centre vers un autre : de Gênes (XVe-XVIe siècles) aux Pays-Bas (XVIIe-XVIIIe), à la Grande-Bretagne (XIXe), aux Etats-Unis (XXe). Et, cette fois, de Wall Street à Shanghaï ?
En attendant, les gouvernements occidentaux héritent d’une même équation : moins de recettes, plus de besoins, une dépendance accrue vis-à-vis des créanciers. La plupart acceptent comme une fatalité que le système fonctionne à l’envers. En théorie, les banques conçues comme des pompes à crédit financent l’économie ; en pratique, l’économie finance des conglomérats bancaires actifs dans tous les métiers du capital : dépôt, investissement, ingénierie financière, assurance...
Lire la suite

RSA : Communiqué de la Cgt et du Comité National des Privés d’Emploi

Loin des engagements du Grenelle de l’Insertion, l’idée de contraindre les privés d’emploi à accepter n’importe quel petit boulot pour avoir le droit à une allocation a la vie dure. Dans le droit fil de la polémique lancée par Laurent Wauquier sur le travail gratuit après le premier projet de loi porté par Pierre Lang, député UMP, le député UMP Marc-Philippe Daubresse préconise un contrat unique d’insertion de 7 h hebdomadaire.
Au lieu de proposer de véritables contrats de travail, le gouvernement veut contraindre les privés d’emploi, les travailleurs pauvres au RSA à accepter des miettes d’emploi. Comment penser que 7 h de travail par semaine vont permettre aux salariés exclus de l’emploi stable et durable, de sortir de la pauvreté et de vivre dignement des revenus de leur travail ? Voilà plutôt le moyen d’avoir de la main-d’œuvre bon marché et de masquer les véritables responsabilités du gouvernement et des entreprises.
Comment comprendre que dans un des pays les plus riches du monde, la France, le nombre d’habitants vivant sous le seuil de pauvreté ait explosé ? Selon une étude de l’INSEE en 2009, 8,2 millions d’entre-nous, privés de travail ou d’emploi stable « vivent » avec moins de 950 euros par mois. L’absence de politiques publiques, la réduction drastique des budgets des collectivités territoriales, de l’action sociale et des associations ne permettront pas l’augmentation des contrats aidés et de l’accompagnement social et professionnel par les travailleurs sociaux. C’est un véritable marché de dupes !!!!
Lire la suite

jeudi 15 septembre 2011

Les salariés des Fonderies du Poitou manifestent devant le Futuroscope


Le Front de gauche venu soutenir les grévistes... par PlaceauPeuple

Plusieurs centaines de salariés de la Fonderie du Poitou Alu (Montupet) d'Ingrandes ont manifesté aujourd'hui à Chasseneuil-du-Poitou (Vienne), d'abord dans une galerie commerciale puis devant l'entrée du Futuroscope où les grilles ont été baissées.
Les salariés, en grève depuis début septembre pour protester contre un "plan de compétitivité", ont décidé de maintenir la pression contre le projet de la direction du groupe Montupet de baisser leurs salaires et leur temps de travail, à la veille d'une manifestation au siège parisien de la société, puis à celui de Renault. Les fondeurs ont été reçus mardi en fin de journée par la déléguée permanente du Medef Poitou-Charentes. L'ensemble des syndicats CFDT, CGC, CGT, FO et l'UDT-Alu ont également adressé mardi une lettre commune au président de la République.
Mardi, entre 600 et 1.000 personnes -plusieurs centaines de salariés de la Fonderie mais aussi d'entreprises de la région- avaient manifesté à Châtellerault (Vienne). Quelque 400 ouvriers de la Fonderie, sur un total de 480 salariés, sont en grève illimitée depuis le 2 septembre. Lundi, Marie-George Buffet et Jean-Luc Mélenchon sont venus soutenir les salariés de Fonderie Poitou Alu, le candidat du Front de gauche a vu dans l'usine un "symbole" de la campagne présidentielle qu'il entend mener, "Montupet est une entreprise symbole" de cette campagne présidentielle "qui a pour objectif de célébrer les gens que (je veux) représenter: la classe ouvrière, les employés", a-t-il dit à la presse.
 
Les grévistes protestent contre un plan de compétitivité qui prévoit jusqu'à 25% de baisse de salaires pour les ouvriers. Pour les cadres, la perte de salaire serait de l'ordre de 15%, selon les syndicats. Le groupe Montupet, qui a racheté en 2009 l'entreprise à un fonds d'investissement allemand, entend aligner, grâce à ce plan, les salaires sur ceux des sites de l'Indre et de l'Oise, et juge ces mesures indispensables pour assurer l'avenir de l'équipementier automobile qui fabrique des culasses pour Renault (85% des commandes) et Peugeot.

Le rendez-vous à ne pas manquer!

Depuis plusieurs semaines l'actualité politique françaises est marquée par un détestable mélange.
Mélange entre les affaires judiciaires (DSK, Guerrini, Bourgi... ), la relance de la promotion médiatique de Marine Le Pen, la primaire du PS avec son lot de petites phrases assassines, sans parler de la politique gouvernementale.
Sur fond de crise financière, de politique d'austérité et d'un énième plan, la situation politique n'est pas de nature à susciter un quelconque enthousiasme populaire.
Dans ce contexte à quelques mois des élections présidentielles et législatives la fête de l’Humanité, prend un caractère tout particulier, elle va constituer un moment de mobilisation, de solidarité et d'espoir.
Elle va marquer une accélération, dans notre mise en campagne du Front de Gauche et doit permettre de donner à voir d'une autre ambition à gauche pour notre peuple.

mercredi 14 septembre 2011

« Les riches savent que la situation sociale est explosive »

Par Nadia Djabali
Après avoir écrit des livres sur les grandes fortunes, les châtelains, la chasse à courre, la grande bourgeoisie parisienne ou les millionnaires, les Pinçon-Charlot récidivent. Le couple de sociologues publie une nouvelle version du Président des riches, leur best-seller. Et s’invite à sa manière dans la campagne présidentielle. Entretien.
Pourquoi un second épisode du Président des riches [1] ?
Monique Pinçon-Charlot : Notre première version du Président des riches s’est terminée le 30 juin 2010. Depuis, il y a eu l’affaire Bettencourt, l’affaire Servier avec le Mediator, l’affaire Wildenstein [2], qui ne demande qu’à s’enflammer, et l’affaire Tapie, qui s’est transformée en affaire Lagarde. Nous avons également assisté à la quasi-suppression de l’impôt sur la fortune (ISF). Nicolas Sarkozy est un peu fondé de pouvoir de tous ceux qui participent à la concentration des richesses dans la France d’aujourd’hui. Souvenez-vous : pour fêter sa victoire électorale le 7 mai 2007, il invite une grande partie des patrons du CAC 40 au Fouquet’s. C’était le signe que le monde politique allait être aux ordres de la finance.
Ce qui s’est confirmé...
Monique Pinçon-Charlot : Quand nous décortiquons le quinquennat de Nicolas Sarkozy avec nos lunettes de sociologues, on s’aperçoit que ce qu’il a réalisé de plus important depuis qu’il a été élu, ce sont des cadeaux aux plus riches sous diverses formes. Des cadeaux fiscaux : les riches paient de moins en moins d’impôts, voire pas du tout. Des cadeaux symboliques, comme des distributions généreuses de légions d’honneur. Des cadeaux indirects avec, par exemple, la suppression de la publicité sur les chaînes de France-Télévisions, dans l’espoir que cette mesure profite à Martin Bouygues, patron du groupe TF1. Et n’oublions pas les nominations de proches de Nicolas Sarkozy à la tête des entreprises publiques : Henri Proglio à EDF, Stéphane Richard à France Télécom, François Pérol à la Banque populaire-Caisse d’épargne…
Le magazine Challenges de juillet 2011 constate qu’en un an le palmarès des 500 plus grandes fortunes françaises accueille 11 milliardaires en euros de plus. Pour entrer dans ce classement, il fallait peser 14 millions d’euros en 1996, 60 millions aujourd’hui. Cet enrichissement démesuré et rapide crée-t-il de l’instabilité ?
Michel Pinçon : L’enrichissement des plus riches, qui est extrêmement rapide, va de pair avec un appauvrissement des moins fortunés et des plus démunis. La fracture entre les plus riches et les plus pauvres s’élargit et pose un problème social très intense. Pour comprendre cette évolution, il faut tenir compte de l’importance des marchés financiers. Le capital est beaucoup mieux rétribué que le travail tout en étant moins imposé. La richesse va systématiquement à la richesse.
Lire la suite

Sarkozy à bout de souffle sur la question des mineurs délinquants

Au cours d’un déplacement en Seine-et-Marne, ce matin, le Président de la République a annoncé, entre autres choses, des mesures rapides concernant l’encadrement militaire des mineurs délinquants.
A quelques mois d’échéances électorales difficiles et après le réquisitoire de Claude Guéant contre la « délinquance roumaine », Nicolas Sarkozy renchérit sur le terrain de la sécurité. Cette fois, il s'en prend aux jeunes en difficulté de 16 à 18 ans en recyclant une proposition controversée de Ségolène Royal en 2007, elle même reprise par Eric Ciotti, et avec en filigrane, le rêve d’une division de la gauche.
Solution facile et symptomatique d’un gouvernement en panne sur la sécurité et la jeunesse, l’encadrement militaire des mineurs délinquants est tout sauf une bonne idée. Les expériences similaires menées auprès des jeunes majeurs (comme les JET  - programme "Jeunes en équipe de Travail - entre 1986 et 2003) ont démontré l’échec de ce type de réinsertion. Il n'y a aucune raison que l'armée parvienne à réussir ce que la justice et l'éducation nationale peine à faire.
Alors que les tribunaux n’ont pas constaté d’évolution particulière de la criminalité de ces jeunes depuis plusieurs années, le Président de la République joue de l’amalgame. Il roule des mécaniques. Loin du brassage social à l’origine du service militaire, il veut punir certains et les isoler. Quitte à en faire des bombes à retardement.
Ian Brossat, Responsable des questions de sécurité au PCF

mardi 13 septembre 2011

Les « identitaires » s’affichent sans complexe

par Erwan Manac’h
Le Bloc identitaire tient ce week-end son « université de rentrée », en Provence. Depuis deux ans, l’organisation xénophobe multiplie les provocations. Les militants antiracistes lyonnais dénoncent même une forte augmentation des violences attribuées aux groupes d’extrême droite.
« Apéro saucisson pinard », « marche des cochons », envahissement d’un Quick Hallal... depuis deux ans les provocations se multiplient en France. Pire : dans plusieurs villes les violences à caractère raciste et contre les militants antiracistes sont en recrudescence. Un mois et demi après l’attentat d’Oslo, le Bloc identitaire, figure de proue de l’extrême droite « identitaire » tient se week-end son « université d’été » dans la région de Marignane. Et l’organisation n’hésite pas à communiquer sur l’événement, comme si ses thèses étaient devenues respectables.
C’est à ce mouvement « du combat identitaire » que nous devons notamment la marche des cochons qui aurait du se tenir au mois de mai dans les rues de Lyon, contre « l’islamisation de la France ». Annulé in extremis par la préfecture sous la pression des associations locales, la marche s’est transformée en « rassemblement pour la liberté » (sic). 500 personnes se sont réunies mêlant, pour faire le nombre, des groupes néo-nazis aux jeunes du Bloc identitaire. En fin de cortège des restaurants kebabs ont été saccagés et les participants se sont brièvement confrontés à une poignée de militants antiracistes. « Des groupes d’identitaires sont ensuite allés sur les pentes de la Croix rousse [sur les hauteurs de la ville], se souvient un militant de SOS Racisme Rhône [1]. Jusqu’à 2 heures du matin, ils ont multiplié les agressions. Nous avons recueilli des témoignages de personnes traumatisées qui ont subis des menaces de jeunes qui voulaient leur tracer des croix gammées sur la peau au couteau. »
La nouveauté à Lyon vient du fait que des mouvements « identitaires » ont désormais pignon sur rue. Des groupes posent notamment problème parmi les supporters de l’Olympique lyonnais et plusieurs faits de violence auraient récemment impliqué des hooligans proches de l’extrême droite d’après les témoignages de militants antiracistes.
Lire la suite

« Les démocrates ne se battent pas »

Le regard de deux syndicalistes sur les Etats-Unis d'aujourd'hui (2/2). L’un est vice-président de l’AFL-CIO la grande centrale syndicale, proche du parti démocrate. L’autre dirige l’action politique d’un syndicat indépendant. Les deux sont d’accord pour dénoncer l’action des Républicains depuis leur victoire au Congrès de novembre 2010. Ils se retrouvent également pour critiquer la nocivité du système politique bipartisan états-unien mais divergent fortement quand il s’agit d’apprécier l’action de Barack Obama et des democrates. Aujourd'hui, Chris Townsend.
Chris Townsend est le directeur politique de l’United Electrical Workers Union, un syndicat indépendant, non affilié à l’AFL-CIO. Il regroupe 35.000 salariés de l’industrie, du secteur public et du secteur privé à but non lucratif.
Depuis que les Républicains ont pris le contrôle de la Chambre des Représentants et de nombreux Etats, ils ont fait du mouvement syndical l’une de leurs cibles principales, si ce n’est la principale. Pourquoi ?

Chris Townsend. La réponse est malheureusement simple : les Républicains reconnaissent que les syndicats – aussi petits et faibles que nous puissions être – sont le dernier rempart contre une attaque générale contre les travailleurs. Ils se rendent aussi compte que les Démocrates sont réticents à défendre les syndicats et les travailleurs dans un combat avec les grandes compagnies. Les Démocrates refusent catégoriquement d’améliorer un tant soit peu le cadre légal du syndicalisme dans le secteur privé comme public. Quand Obama a été élu en 2008, les Démocrates promettaient de soutenir la réforme des lois dans ce domaine. Quand ils étaient en contrôle total du pouvoir en 2009 et 2010, ils n’ont rien fait. Zéro. Les militants syndicaux ont été déçus (encore) et démoralisés. La vague républicaine de 2010 a été en partie la conséquence de cela, bien que les Démocrates ne l’admettent pas. Nous avons déjà connu différentes versions de ce phénomène avec les Démocrates Carter et Clinton, et maintenant Obama. Mais dans un système bipartisan corrompu et manipulé, les électeurs de la classe ouvrière n’ont pas d’autre alternative, donc le cycle se répète encore et encore.
Lire la suite

lundi 12 septembre 2011

737 maîtres du monde contrôlent 80 % de la valeur des entreprises mondiales

Par Ivan du Roy
Une étude d’économistes et de statisticiens, publiée en Suisse cet été, met en lumière les interconnexions entre les multinationales mondiales. Et révèle qu’un petit groupe d’acteurs économiques – sociétés financières ou groupes industriels – domine la grande majorité du capital de dizaines de milliers d’entreprises à travers le monde.
Leur étude, à la frontière de l’économie, de la finance, des mathématiques et de la statistique, fait froid dans le dos. Trois jeunes chercheurs de l’Institut fédéral de technologie de Zurich [1] ont scruté les interactions financières entre multinationales du monde entier. Leur travail – « The network of global corporate control » (le réseau de domination globale des multinationales) – porte sur un panel de 43.000 groupes (« transnational corporations ») sélectionnés dans la liste de l’OCDE. Ils ont mis en lumière les interconnexions financières complexes entre ces « entités » économiques : part du capital détenu, y compris dans les filiales ou les holdings, prise de participation croisée, participation indirecte au capital…
Résultat : 80 % de la valeur de l’ensemble des 43.000 multinationales étudiées est contrôlé par 737 « entités » : des banques, des compagnies d’assurances ou des grands groupes industriels. Le monopole de la possession du capital ne s’arrête pas là. « Par un réseau complexe de prises de participation », 147 multinationales, tout en se contrôlant elles-mêmes entre elles, possèdent 40 % de la valeur économique et financière de toutes les multinationales du monde entier.
Une super entité de 50 grands détenteurs de capitaux
Enfin, au sein de ce groupe de 147 multinationales, 50 grands détenteurs de capital forment ce que les auteurs appellent une « super entité ». On y retrouve principalement des banques : la britannique Barclays en tête, ainsi que les « stars » de Wall Street (JP Morgan, Merrill Lynch, Goldman Sachs, Morgan Stanley…). Mais aussi des assureurs et ds groupes bancaires français : Axa, Natixis, Société générale, le groupe Banque populaire-Caisse d’épargne ou BNP-Paribas. Les principaux clients des hedge fund et autres portefeuilles de placements gérés par ces institutions sont donc, mécaniquement, les maîtres du monde.
Lire la suite 

Au Chili, la jeunesse se souvient de l’autre 11 septembre

Le Chili connaît ses plus grandes manifestations populaires depuis la chute de la dictature Pinochet en 1990. Née dans une démocratie néolibérale où les inégalités se creusent, la jeunesse chilienne réclame une éducation publique, gratuite et de qualité. Au-delà du gouvernement, elle s’en prend à l’héritage de la dictature, et renoue symboliquement avec la séquence Allende. Cette année, le 11 septembre a un goût amer pour la classe politique chilienne.
La cote de popularité de Sebastian Pinera – premier président de droite à arriver au pouvoir de manière électorale au Chili depuis 1956 –, a dégringolé de plusieurs étages depuis le mois de mai. A 26%, on peut même considérer qu’il a atteint le « ground zero » de la popularité des présidents chiliens depuis le retour à la démocratie. Une claque, donc, alors qu’entre 70% et 80% de la population, selon les sondages, soutiennent les étudiants qui se mobilisent depuis le mois de mai pour une éducation publique, gratuite et de qualité. De quoi calmer les ardeurs d’un président multimillionnaire qui, « par provocation, prétend que ’’l’éducation est un bien de consommation’’, et que ’’dans la vie, tout a un coût’’, alors que l’éducation était gratuite jusqu’en 1973  », explique Franck Gaudichaud, maître de conférence en Civilisation hispano-américaine à l’Université Grenoble-3, membre du bureau national de l’association « France Amérique Latine », et coordinateur de l’ouvrage Le Volcan latino-américain. Gauches, mouvements sociaux et néolibéralisme en Amérique latine (Textuel, 2008). On comprend que les étudiants aient peu apprécié : « 70% d’entre eux sont endettés, 65% sont obligés d’interrompre leurs études. Les établissements, privés comme publics, dépendent à 75% des frais d’inscription. Face à cela les étudiants veulent un retour de l’État dans l’éducation ». L’ampleur et la teneur de cette mobilisation d’ « une génération qui n’a plus peur » n’est pas sans rappeler les manifestations populaires de soutien à Allende, ou celles qui ont mis fin à la dictature.
Lire la suite