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lundi 31 octobre 2011

Parce qu'on a besoin d'apprendre !

Désarmement : le PCF demande que le commerce français de l'armement soit mis à plat

La France fait preuve d'un très curieux à propos en publiant, le 26 octobre 2011, son rapport annuel au Parlement sur ses exportations d'armes en 2010. Cette publication a lieu en pleine Semaine du désarmement, sujet sur lequel, en revanche, elle reste muette...
Par les voix des porte-paroles du Ministère de la défense et du Ministère des Affaires étrangères, la France annonce fièrement conserver son rang mondial de quatrième pays exportateur avec 5,12 milliards d'euros. D'autre part, elle assure « veiller également au respect de ses engagements internationaux, notamment en matière de transparence ».
Or, comme le confirment ensemble Amnesty international France, Oxfam France, CCFD-Terre solidaire : « contrairement à l'objectif de transparence qu'il est censé atteindre, le rapport 2010 au Parlement confirme l'opacité de la France en matière d'exportations d'armes et limite inévitablement la possibilité d'un contrôle suivi des exportations françaises ».
Dans le contexte du Printemps arabe, au Proche-Orient, en Palestine occupée, en Afrique, on sait que de graves violations des droits de l'Homme, des répressions meurtrières, des crimes de guerre, voire, des crimes contre l'humanité ont été commis avec des armes occidentales, notamment françaises.
Il est impératif et urgent que le Parlement français se saisisse de ces questions. Les parlementaires communistes se sont chaque année opposés au budget de la défense, à la conception même de la stratégie de défense et de sécurité du gouvernement. Le député communiste Jean-Paul Lecoq a d'ailleurs récemment demandé une enquête parlementaire afin d'obtenir toutes les informations concernant la coopération militaire et policière entre la France et le Cameroun, sur les ventes d'armes au Cameroun, notamment celles destinées aux forces de répression du régime camerounais.
Le commerce français de l'armement doit faire l'objet d'une mise à plat transparente systématique et d'un règlement très strict sur des critères politiques et éthiques conformes aux valeurs de la République, à l'exigence démocratique, aux buts et aux principes de la Charte des Nations-Unies.

samedi 29 octobre 2011

La crise financière


En 2012, on va leur faire un dessin : "La crise... par CN-PCF

Réaction de la CGT au sommet européen et au discours de Nicolas Sarkozy

Les rodomontades du Président ne trompent personne. Les décisions du Sommet du 26 octobre, loin de sauver l’Europe et la France, enfoncent un peu plus le continent dans l’impasse.
On ne desserre pas l’étau de la dette. On continue d’alimenter les marchés financiers, on les alimente par de nouveaux endettements. Le Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF) au lieu de servir de pare-feu va nourrir l’incendie.
Tout le continent est mis à l’heure de l’austérité au risque d’aggraver la récession qui s’annonce. Les pays seront de moins en moins à même de faire face au poids de la dette. La crise financière va être relancée par les perspectives de faible croissance.
Aucun moyen nouveau n’est dégagé pour soutenir l’activité. La recapitalisation des banques n’est pas le problème. Les gouvernements demandent aux banques d’enregistrer une partie des pertes sur la dette grecque. Mais on ne leur demande pas de financer l’activité économique, ce qui serait leur rôle.
Ainsi, le jour même où les chiffres du chômage battent un nouveau record les cours de la Bourse s’envolent !
Le Président de la République annonce un nouveau plan d’austérité de l’ordre de 8 milliards. Sa mise en œuvre est confiée à François Fillon qui répète sans arrêt au mépris de la réalité, que « les Français vivent au dessus de leurs moyens ». De nouvelles amputations du pouvoir d’achat sont à l’ordre du jour concernant les allocations, minima sociaux et remboursements de la Sécurité sociale. Une augmentation de la TVA est clairement à l’ordre du jour. C’est pourtant l’impôt le plus injuste puisqu’il est identique sur la consommation des riches et des pauvres. Les fonctionnaires continuent d’être présentés comme des « budgétivores ».
C’est l’austérité au goutte à goutte. D’abord la réforme des retraites, ensuite la mise au régime sec des services publics, puis la réduction des indemnités journalières, le prélèvement sur les mutuelles, l’augmentation de la CSG sur les salaires… Faute de pouvoir présenter l’addition en une seule fois, le gouvernement la découpe en tranches qui se succèdent de plus en plus vite.
Nicolas Sarkozy ne masque pas son intention de relayer la revendication du patronat de bouleverser les modalités de financement de la Sécurité sociale au nom de la compétitivité des entreprises et pour mettre un terme "à l’assistanat". C’est un pilier essentiel du contrat social qui est menacé.
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vendredi 28 octobre 2011

Les camarades en plein travail.

A maintenant six mois des élections présidentielles.
Les camarades ont fait le tour des panneaux d'expression libre dans le Grésivaudan et ont collés des affiches PCF pour le Front de Gauche, afin de lancer une dynamique en sachant que ce n’est qu’une première initiative et que la prochaine sera le 3,4,5 novembre ou nous seront sur tous les marchés afin de diffuser le programme  du Front de Gauche.
Ci-joint la photo des camarades en plein travail
En sachant bien sur que nous avons avant la fin de l’année plusieurs rencontre.

- 3,4,5 novembre vente du programme du front de Gauche sur les marchés du Grésivaudan
- 17 novembre soirée beaujolais organisée par la section (des espoirs pour le front de gauche) salle Chartreuse 20 heures
- 24 novembre collectif Front de Gauche à 20 H salle Boris Vian Crolles

- 15 décembre collectif Front de Gauche à 20 H salle Boris Vian Crolles

Le Président a menti aux français

Nicolas Sarkozy s'est livré à une heure d'autosatisfaction irréelle  pour justifier l'accord signé à Bruxelles. Que faut-il retenir de cette leçon présidentielle ? « Tout va bien, tout est sous contrôle, nous avons eu raison de faire la réforme des retraites car les retraités étaient responsables de la dette, il n'y a pas eu de baisse de salaires et de retraites en France. » Mais qui peut croire à une fable pareille ? Les souffrances des Français étaient absentes de tout le propos présidentiel. En fait , il s'agissait de répéter les mêmes slogans de campagne comme le « travailler plus... » auquel plus aucun Français ne peut croire, les mêmes promesses sur la fin des bonus des banquiers plusieurs fois annoncée mais jamais réalisée. Surtout il s'agissait pour le Président de justifier de nouvelles mesures d'austérité qu'il a d'ailleurs refusé d'annoncer clairement, sans écarter une hausse de la TVA. Enfin, en plaidant pour de nouveaux alignements sur l'Allemagne, il a décrété « obligatoire » la règle d'or sur laquelle les Français n'ont jamais été consultés. Le Président qui avait promis un exercice de vérité. Pendant une heure, il a menti aux Français.
Parti Communiste Français

Le parti allemand Die Linke de nouveau en ordre de bataille

Après plusieurs mois de vives discussions entre radicaux et réformistes sur l’orientation fondamentale de La Gauche, les 600 délégués allemands, réunis ce weekend lors du congrès d’Erfurt, ont trouvé un compromis sur un texte de référence.
Erfurt (Allemagne), envoyé spécial. Une nouvelle fois, la ville d’Erfurt a été le rendez-vous de la gauche allemande avec l’adoption d’un grand programme politique. Le parti Die Linke, La Gauche, a adopté le sien ce weekend dans la capitale de la Thuringe. Quelque 96,9 % des 600 délégués, réunis dans le grand hall de la foire exposition, ont célébré dans l’enthousiasme ce moment qui « fera l’histoire », a lancé un Oskar Lafontaine de nouveau au mieux de sa forme, dans un discours très offensif, dénonçant la « dictature des marchés financiers sur l’Europe » peu avant la conclusion du congrès, hier après-midi.
L’adoption de ce texte de référence était devenue un passage obligé, une priorité dont l’urgence ne cessait de se renforcer pour le parti, fondé il y a plus de quatre ans et qui n’avait cessé depuis lors de repousser son adoption. Car loin d’évacuer les fortes divergences entre deux sensibilités – l’une réputée « radicale » et l’autre « réformiste » –, son absence contribuait à les aiguiser dangereusement. Jusqu’à provoquer une redoutable cacophonie, en bonne partie responsable des reculs substantiels enregistrés par Die Linke dans les multiples scrutins régionaux de cette année 2011 qui se reflètent dans les sondages au plan national (entre 6 % et 8 % des voix contre près de 12 % lors de l’élection du Bundestag de 2009).
 Pour une « nationalisation  du secteur bancaire »
Die Linke peut donc se mettre de nouveau en ordre de bataille. Le texte adopté va maintenant être envoyé aux adhérents pour une ultime ratification. « Nous avons réussi un travail incroyable », s’est réjoui Klaus Ernst, l’autre coprésident du parti, interpellé par l’Humanité, en faisant 
allusion à la capacité des uns 
et des autres à s’entendre sur des compromis et à préserver la force que constitue la pluralité assumée de la formation.
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jeudi 27 octobre 2011

Laurent Wauquiez veut réserver des logements sociaux "à ceux qui travaillent"

 Après avoir proposé un travail obligatoire et gratuit pour les allocataires du RSA et dénoncer le "cancer" des "dérives de l'assistanat", Laurent Wauquiez, le leader de la "droite sociale" et ministre de l'Enseignement supérieur a proposé mercredi de "réserver une partie des logements sociaux à ceux qui travaillent". Quid des privés d'emplois...
"Faire du social dans notre pays ne peut pas consister à le faire en oubliant ceux qui travaillent", a expliqué le ministre lors d'une conférence de presse à l'Assemblée nationale, sur les propositions de la "droite sociale" pour nourrir le projet UMP en 2012 . Pour ce faire, M. Wauquiez propose d'"incorporer dans les clauses prioritaires d'accès au logement social la prise en compte de l'accès à l'emploi" et de "réserver une partie" des programmes neufs de logements sociaux "aux gens qui travaillent et pour lesquels ça permet d'avoir un accès à l'emploi plus facile". "On est donc en train de réfléchir sur comment faire en sorte que le logement social puisse mieux aider ceux qui travaillent." Et ceux qui ne travaillent pas, Monsieur le Ministre...
Selon Laurent Wauquiez, la moitié des logements sociaux sont aujourd'hui occupés en France par des gens qui travaillent et l'autre moitié par des personnes sans travail."Le but (...) c'est juste de faire en sorte que le logement social aide mieux ceux qui travaillent", a-t-il ajouté, sans dire ce qu'il ferait des chômeurs qui bénéficient de ces logements sociaux.
Avant de faire des propositions "sociales" concernant l'attribution de logements pour "ceux qui travaillent", peut-être faudrait-il trouver des solutions pour que "ceux qui ne travaillent pas" trouvent un emploi.
 Communiqué du Parti Communiste Français
Pour combattre « l'assistanat », Laurent Wauquiez, fondateur du club politique de la droite sociale, a défendu, entre autres propositions, l'idée de « réserver une partie des logements sociaux à ceux qui travaillent ». Après avoir proposé l'obligation pour les chômeurs de travailler gratuitement, Laurent Wauquiez récidive. Membre d'un gouvernement incapable de produire une politique du logement digne de ce nom, Laurent Wauquiez tente d'opposer les travailleurs et les demandeurs d'emploi. Ce genre de procédé en dit long sur la nature profonde des individus qui nous gouvernent et qui, pour se promouvoir, sont prêts à transformer la société en un vaste champs de bataille. Ces artifices de communication ne feront pas oublier le désastreux bilan de l'UMP en matière de logement : 3,6 millions de mal logés en France selon la Fondation Abbé Pierre. En fait de droite sociale, c'est plutôt du qualificatif d'asociale qu'il faudrait rebaptiser l'officine de promotion de la petite personne de Monsieur Wauquiez.

Signez l’appel pour un audit citoyen de la dette publique !

D’où vient la dette ? A-t-elle été contractée dans l'intérêt général, ou bien au bénéfice de minorités déjà privilégiées ? Qui détient ses titres ? Peut-on alléger son fardeau autrement qu'en appauvrissant les populations ? Ces questions, de plus en plus nombreux sont ceux qui se les posent. Dans toute l'Europe et en France un large débat démocratique est urgent, car les réponses apportées à ces questions détermineront notre avenir.
C’est pourquoi des citoyens, organisations syndicales et associatives, soutenus par plusieurs formations politiques, ont décidé de créer un collectif national pour un audit citoyen de la dette publique, afin de porter ce débat au cœur de la société.
En publiant son appel constitutif, ce collectif invite tous les citoyens à s'engager dans la démarche de l'audit citoyen pour que la dette publique fasse enfin l'objet d'un vrai débat démocratique, au plan local, national et européen. 

mercredi 26 octobre 2011

« Uncut » : ces citoyens qui disent non aux coupes budgétaires

Par Frédéric Lemaire
Face aux mesures d’hyper-austérité menées par le gouvernement britannique, un seul mot d’ordre : No Cuts ! – Non aux coupes budgétaires. Partie prenante du mouvement de fond qui traverse la Grande-Bretagne, le collectif UK Uncut invente de nouveaux modes d’organisation et d’action. Capable de transformer en quelques heures une banque en une bibliothèque municipale, ce mouvement citoyen prend de l’ampleur. Et témoigne d’un important réveil des mouvements sociaux en Grande-Bretagne. 
« UK Uncut, c’est une vraie bouffée d’air frais. » Vera Weghmann est une activiste londonienne impliquée dans les mouvements « no cuts ! » (non aux coupes budgétaires), et en particulier dans le collectif UK Uncut. Adepte des occupations festives de banques ou de magasins de luxe qui pratiquent l’évasion fiscale, UK Uncut mène des actions diverses et souvent très créatives. Le 8 octobre dernier, avec le soutien de syndicats, le collectif a bloqué le pont de Westminster en plein Londres pour protester contre le démantèlement par le gouvernement du système de santé public.
« UK Uncut rassemble de nombreux jeunes qui ne se retrouvent pas forcément dans les formes "traditionnelles" de mobilisations », témoigne Vera. Le contexte social, particulièrement tendu, semble favoriser le succès du collectif. Car depuis la déroute financière des subprimes, la Grande-Bretagne vacille.
Contre « l’austérité juste » du gouvernement
L’État a renfloué les banques, dopées aux produits financiers toxiques, à hauteur de plus de 1 000 milliards d’euros. Et ce sont principalement les salariés et les précaires qui passent à la caisse. Le plan d’austérité du gouvernement prévoit des coupes considérables dans les dépenses publiques, à hauteur de 90 milliards d’euros d’ici à 2014. Soit une diminution d’environ 12 % du budget de l’État !
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Moody's portes closes: le PCF appelle a un grand rassemblement

Hier soir, des jeunes communistes se sont rendus devant le siège de Moody's pour demander des explications aux agences de notation.La discussion a malheureusment été impossible. Quelle ne fut pas ma surprise d'apprendre que Moody's, voyant arriver les jeunes communistes, a immédiatement fermé les portes d'accès au batiment. L'agence de notation aurait-elle donc si peur du peuple qu'elle se barricade derrières les murs de ses locaux.
La vérite est bel et bien là. Derrière le chantage des agences de notation, il y a la dictature des plus puissants. Moody's, c'est le bourreau qui s'exécute sur demande des marchés financiers, des spéculateurs et des actionnaires. Et pour quel resultat, sinon l'enfoncement dans la crise ?
Au nom de quoi ces agences de notation décrètent droit de vie ou de mort sur des pays, sur des peuples ? Nous ne pouvons plus accepter ce chantage quotidien sans réagir.
Au nom du PCF, j'appelle à un grand rassemblement devant l'agence de notation Moody's, jeudi 27 octobre à 18h30 pour protester contre le chantage de ces agences. J'invite tous les militants politiques, associatifs, syndicaux, les citoyens de toutes opinions à gauche, tous les progressistes à se rassembler et à manifester leur refus de se laisser dicter la loi par les marchés financiers.
Jeudi, disons-leur tout haut : "qui êtes-vous pour noter, classer, sanctionner nos pays?"
Jeudi, faisons-leur un dessin et expliquons leur la crise!
Pierre Laurent, secretaire national du PCF
Paris, le 25 octobre 2011.

Minimum vieillesse : la "Droite populaire" veut exclure les étrangers

La "Droite populaire" n'en finit pas de fleurter avec les thèses de Marine Le Pen. Le député UMP Philippe Meunier, cofondateur du collectif, veut réserver l'Allocation de solidarité aux personnes âgées aux "Français, européens et ressortissants étrangers ayant combattu pour la France", via un amendement, cosigné par 67 députés, au projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2012.
"L'objectif de cet amendement est de rétablir l'équité et de mettre fin à cette injustice qui permet, aujourd'hui, à un étranger hors Union européenne de bénéficier du minimum vieillesse sans jamais avoir travaillé et cotisé sur le territoire national", écrit dans un communiqué Philippe Meunier, dont l'amendement est co-signé par 67 parlementaires UMP.
Le montant de cette allocation l'ASPA, créée en 1998 en remplacement du minimum vieillesse, est de 8.907,34 euros par an (soit 742,27 euros par mois) pour une personne seule ou lorsqu'un seul membre d'un couple en bénéficie, et de 14.181,30 euros par an (soit 1.181,77 euros par mois) lorsque les deux conjoints, concubins ou partenaires pacsés en bénéficient.
Le Front national a plusieurs fois dénoncé cette attribution ces derniers mois. Dans un des tracts du FN, on peut lire que "n'importe quel étranger installé en France" peut "prétendre à une allocation équivalente à la retraite de base de la Sécurité sociale (environ 600 euros/mois) sans avoir jamais travaillé ni cotisé en France. C'est un véritable scandale". Dans l'exposé des motifs de son amendement, le député du Rhône fait valoir que sur 70.930 allocataires, 22.803 sont des ressortissants étrangers hors UE. Le coût total de l'ASPA est de 612 millions d'euros, une dépense, selon le député, qui a augmenté de plus de 20% sur les cinq dernières années.
"Il convient, écrit  Meunier, que le versement de l'ASPA soit réservé aux Français, aux ressortissants des Etats de l'espace économique européen et aux anciens combattants ayant combattu pour la France qui ont au moins 65 ans, même s'ils n'ont pas cotisé à un régime obligatoire de retraite". Après la pétition contre le droit de vote et d’éligibilité des étrangers issus des pays hors Union européenne aux élections locales, les députés de la "Droite populaire" marchent vraîment dans les pas du Front national.

mardi 25 octobre 2011

Présidentielle / Législatives : Le Front de gauche lance son « Front des luttes »

Demain, mardi 25 octobre à 12h00, le Front des Luttes organise une rencontre-débat à la gare d'Austerlitz avec des syndicalistes cheminots. A cette occasion, Marie-George Buffet présentera l'équipe qui animera avec elle le « Front des luttes » dont l'objectif sera, dans la campagne présidentielle et législative de 2012, de combiner exigences sociales et propositions politiques alternatives.
Cette campagne sera marquée par la présence du Front de gauche dans les luttes sociales et la rencontre avec les salarié-e-s pour mener une campagne citoyenne dans les entreprises.
Les Fonderies du Poitou, Fralib, Continental Alimentaire, Still Montataire, Maternité des Lilas, Florange... autant de conflits sociaux où le Front de gauche a déjà eu l'occasion d'apporter son soutien et d'engager le débat avec les salarié-e-s sur les propositions fortes du Programme « L'humain d'abord ». Avec le Front des luttes, le Front de gauche veut donner d'avantage de pouvoir aux salariés et au peuple face à la loi des banques et des actionnaires.
Le Front de gauche avec son candidat commun, Jean-Luc Mélenchon et ses candidat-e-s aux élections législatives, ont l'ambition de construire une grande mobilisation politique dans le monde du travail sur la base d'exigences sociales fortes. C'est la condition pour faire reculer l'abstention, battre la droite et l'extrême droite, et gagner une véritable alternative à gauche.
Le rendez-vous est donné demain, mardi 25 octobre 2011 à 12h00, cour des Départs, à la gare d'Austerlitz à Paris.
Seront notamment présents Didier Lereste (CGT), Jean-François Téaldi (SNJ-CGT), Yann Cochin (Solidaires) et Gérard Aschiéri (FSU), syndicalistes engagés dans le Front des luttes.
Pour le Front de gauche, Parti communiste français

La crise de l’UE et la tentation nationaliste

Dans le PCF, des divergences se sont exprimées sur la question européenne. André Gerin (député de Vénissieux) et Emmanuel Dang Tran (Paris 15e) demandent que le PCF se prononce pour le retrait de la France de l’Union Européenne et pour le rétablissement du franc français en lieu et place de l’euro. Notons aussi que Jacques Nikonoff (ATTAC) défend la même politique. Citons Gerin : « L’instauration d’un nouveau Franc par le levier d’une dévaluation abaisserait le coût de nos productions à l’étranger, favoriserait les exportations. » Ainsi, le retour au franc et la dévaluation de la monnaie nationale sont présentés comme un moyen de lutter contre la crise. Cette approche pourrait séduire un certain nombre de travailleurs – le Front National, qui avance les mêmes mots d’ordre, l’a bien compris ! – et même quelques militants communistes, en réaction à la crise qui sévit en Europe et à ses conséquences extrêmement graves.
Dans la période qui a précédé l’introduction de la monnaie unique, les partis et médias capitalistes ont mené une puissante campagne de propagande visant à convaincre les travailleurs que le traité de Maastricht et l’euro seraient des gages de stabilité et de croissance économique, dans une Europe « sociale » et harmonieuse. La direction du PS avait repris entièrement à son compte cette propagande mensongère.
En réalité, l’euro visait à protéger les intérêts des capitalistes – et surtout des plus puissants d’entre eux –, notamment en éliminant les risques inhérents aux fluctuations monétaires sur le marché européen. Il fallait s’opposer au traité de Maastricht et à l’introduction de l’euro, qui ne pouvaient rien apporter de bon aux travailleurs de France et d’Europe. Un simple changement monétaire de ce genre ne pouvait ni éradiquer, ni même atténuer les inégalités, le chaos économique, le chômage de masse et la régression sociale qui caractérisent le capitalisme. Cependant, précisément pour les mêmes raisons, le retour à une monnaie nationale ne produirait absolument aucune amélioration des conditions de vie des travailleurs. Imaginer le contraire, c’est commettre la même erreur, dans le sens inverse, que ceux qui acceptaient la propagande destinée à promouvoir l’euro, à l’époque.
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lundi 24 octobre 2011

L’école condamnée à produire du capital humain

Suppressions de postes, résultats des élèves en baisse, enseignants désorientés… L’éducation sera l’un des sujets de la campagne présidentielle et la Nouvelle Ecole capitaliste - le livre de Christian Laval (1), Francis Vergne, Pierre Clément et Guy Dreux - tombe à point pour le nourrir. Les auteurs, enseignants et chercheurs, analysent les transformations en profondeur entraînées par le néolibéralisme dans le système éducatif. Christian Laval, professeur de sociologie à l’université Paris-Ouest-Nanterre-La Défense, revient sur les mécanismes ayant conduit à une redéfinition des missions de l’école au service de l’entreprise et plaide pour un renouvellement de la pensée sociologique.
Vous décrivez une «nouvelle école capitaliste» soumise à la concurrence, gérée comme le privé et au service de l’économie : est-elle née sous Sarkozy ?
Non, ce serait une grande erreur de le croire. Le sarkozysme a accéléré et rendu plus visibles les transformations néolibérales ou, pour appeler un chat un chat, la mutation capitaliste de l’école. Mais elles étaient amorcées depuis longtemps en France et à l’étranger. Le programme de transformation de l’université française a ainsi été ébauché à la fin des années 90, puis a commencé à s’appliquer au début des années 2000, avant d’être parachevé avec l’arrivée de Nicolas Sarkozy et la loi sur l’autonomie des universités [la LRU, votée en août 2007, qui avait suscité un vaste mouvement de protestations, ndlr]. Bien au-delà de la finance et des marchés de biens et services, le néolibéralisme a progressivement touché toutes les institutions, y compris l’école, notamment avec l’apparition du nouveau management public, c’est-à-dire avec l’importation des techniques managériales du privé dans les services publics
Vous dénoncez la concurrence qui a gagné l’école, les compétences qui ont remplacé les connaissances et l’obsession de l’employabilité : ce sont les caractéristiques de l’«école capitaliste» ?
Oui, c’en sont des aspects majeurs. D’abord, les missions de l’école et de l’université ont été progressivement redéfinies. Les systèmes éducatifs ont été sommés de justifier les dépenses qu’on leur consacre par un «retour sur investissement» de nature économique. Cela devient la préoccupation exclusive de cette nouvelle école : elle est au service de l’économie et doit s’intégrer à la course à la compétitivité et à la productivité. Logiquement, elle doit donc s’organiser selon le principe de la concurrence et faire sien l’impératif de «performance». Ces nouvelles dimensions sont progressivement devenues une norme évidente, une sorte de rationalité incontestable qui a conquis les esprits. Experts, administrateurs, responsables politiques, certains syndicats minoritaires ont même vu dans cette adaptation au monde moderne la solution à tous les maux de l’école. Ces transformations ont touché au cœur du métier enseignant. Elles ont entamé profondément un système de valeurs partagées, l’idée ancrée chez les enseignants que leurs missions dépassent le cadre d’un métier ordinaire, leur sens de l’intérêt général… Ils ont eu l’impression d’être dépossédés de leur métier par un flot torrentiel des réformes.
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Rapport de Pierre Laurent devant le Conseil national du 21 octobre 2011

Chers camarades,
Notre Conseil national se tient au moment où la campagne de l’élection présidentielle entre dans une nouvelle phase.
Les primaires socialistes ont clarifié les conditions dans lesquelles la bataille allait se mener, en même temps qu’elles ont apporté de nouveaux éléments d’appréciation sur l’état d’esprit du pays.
Nous devons apprécier la situation nouvelle dans laquelle nous nous trouvons.
Pour ce faire, nous devons prendre en compte d’autres évènements qui, depuis notre session de septembre, nous ont également éclairés sur cet état d’esprit et sur le contexte politique, qui continue d’évoluer rapidement. J’en cite quatre : le succès de la Fête de l’Humanité et de l’entrée en campagne du Front de gauche, marquée par une diffusion immédiatement massive du programme « L’humain d’abord », dont les chiffres de tirage dépassent déjà les 220 000 exemplaires ; le basculement, inédit dans la Ve République, de la majorité du Sénat à gauche ; la persistance d’une résistance sociale multiforme avec de nombreux conflits dont l’écho est national, comme Fralib, les Fonderies du Poitou, la raffinerie Lyondellbasell, Arcelor-Mittal, et les journées d’action dans l’éducation du 28 septembre et interprofessionnelle, le 11 octobre ; enfin, la mise en ordre de bataille de la droite, autour de Nicolas Sarkozy, notamment après le renoncement de la candidature de Jean-Louis Borloo.
Tous ces évènements interviennent alors que la crise du système, loin d’être endiguée, ne cesse de s’aggraver et pourrait même rapidement connaître – peut-être même dans les jours qui viennent – de très sérieuses accélérations.
Des dangers nouveaux se précisent auxquels les gouvernements capitalistes tentent de faire face d’une manière dont le coût pourrait s’avérer dramatique pour tous les peuples européens. La réponse à cette crise sera au cœur de la confrontation politique de 2012. Les forces de gauche sont mises au défi d’apporter des réponses nouvelles.
Dans ces conditions, l’objet de notre Conseil national devrait à mes yeux être triple : premièrement, analyser, dans ce contexte de crise, la nouvelle situation politique à l’issue des primaires socialistes ; deuxièmement, énoncer les objectifs que nous nous fixons d’ici juin 2012 ; troisièmement, choisir et préciser pour y parvenir les axes principaux de notre mobilisation

Crise : une gravité confirmée et des dangers nouveaux

La crise sera tout à la fois la toile de fond et le cœur de l’affrontement social et politique de toute l’année à venir. Nos analyses sont confirmées au fil de ses développements de plus en plus spectaculaires, tandis que l’incapacité des dirigeants capitalistes à la juguler, au premier rang desquels Nicolas Sarkozy, Christine Lagarde, Angela Merkel et les responsables de la BCE, est maintenant évidente.
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dimanche 23 octobre 2011

Élections à l’Education nationale : les personnels choisissent toujours la FSU !

Pour la première fois les personnels étaient amenés à élire directement leurs représentants aux comités techniques. Ce vote définit la représentativité des organisations syndicales.

Avec 40,62 % des voix la FSU confirme sa place de première fédération de l’Education nationale très loin devant la seconde organisation.

Les choix ministériels ont pourtant rendu ces élections difficiles par des modalités complexes et nombreux dysfonctionnements de la procédure informatique. Et de plus plusieurs dizaines de milliers de personnels ont même été empêchés de voter. Ceci entraîne une baisse de participation de plus de 20 points. Une des conséquences en est la baisse de l’Education nationale dans la représentativité au sein de la Fonction publique de l’Etat.

La FSU remercie les personnels qui lui font confiance et poursuivra avec eux son action pour le développement et l’amélioration du système éducatif dans le cadre de son action pour l’ensemble des services publics.

samedi 22 octobre 2011

70ème anniversaire des fusillades de Châteaubriant

Le Front de Gauche chez Moody’s : "nous ne sommes pas des andouillettes"


 Le Front de gauche a organisé vendredi à une action "andouillette AAAAA" au siège de Moody’s à Paris, pour dénoncer les ravages des agences de notations et leur triple A qui "mettent à genoux" les "gouvernements serviles" européens.
Aux slogans "Les Français ne sont pas des andouillettes!" ou "noter tue", une dizaine de militants du Front de gauche, dont Leila Chaibi (collectif l'appel et la pioche), ont investi en fin de matinée le hall de l'agence Moody's à Paris, située boulevard Haussmann. Les militants y ont déposé un petit panier d'andouillettes AAAAA (Association amicale des amateurs d'andouillette authentique) pour montrer qu'ils préfèrent les "5 A au 3 A" des agences de notations.
Au côté d'Olivier Dartigolles (PCF), Jean-Luc Mélenchon a déclaré : "ceci est une action civique, l'agence Moody's prétend qu'elle va surveiller le peuple français", mais "peuple français, il ne faut pas avoir peur d'eux, c'est nous qui les surveillons!".
Ces agences "pourchassent les gouvernements des peuples pour leur mettre des notes" et les "gouvernements serviles se mettent à genoux" avec "des politiques d'austérité qui à leur tour, font baisser l'activité si bien qu'il y a moins de recettes fiscales". Et alors "revoici Moody's et consort, la bande des vampires, qui reviennent et disent +puisque vous n'avez pas assez de recettes nous baissons encore votre note !+". "Où sont vos notes pour Siemens, Unilever, Mittal et tous ces exploiteurs qui vident nos usines, délocalisent nos entreprises, condamnent à la mort sociale des régions entières ?", a-t-il déclamé. "Dès le mois de mai prochain, c'est Moody's qui s'en ira et non pas les Français".

Chiffres de la pauvreté : la campagne présidentielle commence par une arnaque grossière

« Libération » a aujourd’hui rendu publiques les principales conclusions d’un rapport du gouvernement sur l’évolution de la pauvreté de 2006 à 2009. Un entretien avec Roselyne Bachelot accompagne l’article. Le rapport lui-même n’est pas disponible à ma connaissance. Mais on en connaît assez pour, au choix, rire franchement ou s’indigner. Les deux pour ma part. Le principal résultat de ces chiffres truqués est une nette réduction du taux de pauvreté et du nombre de pauvres de 2006 (ou 2007 selon les cas) à 2009 : le taux de pauvreté « gouvernemental » passe de 13,1 % en 2006 à 11,8 % en 2009, et le nombre de pauvres de 7,5 millions en 2007 à 7,1 millions en 2009. Je n’en sais pas plus pour l’instant.
Mon commentaire « à chaud » sera bref .
D’abord, cette arnaque, qui aboutit aujourd’hui, se prépare depuis fin 2007 (mais un semblable rapport a été rendu public en 2010 et est disponible en ligne). J’écrivais le 6 décembre 2007 : « En arrière fond de ces débats, on trouve l’engagement public de réduire de 7 à 5 millions le nombre de pauvres d’ici 2012. Faisons le pari : la seule façon d’y parvenir avec ce qui se profile, en l’absence d’engagements financiers et humains massifs de l’État, sera de changer la définition statistique de la pauvreté… Bien des pauvres sortiront alors avec bonheur des chiffres de la pauvreté »… Il suffit pour cela… « de recourir… à une définition de la pauvreté en termes absolus (l’accès à un panier fixe de biens) et non en termes relatifs (une fraction du revenu médian de la population). »
Pour le dire autrement : l’indicateur Hirsch-Sarkozy revient tout simplement à minorer le seuil de pauvreté en le bloquant au niveau atteint plusieurs années plus tôt. Le miracle statistique peut alors se produire.
Et j’indiquais le 14 mai 2008, dans un autre billet, après l’annonce officielle de la mise en œuvre du nouvel indicateur « ancré dans le temps » : « Eh bien, nous y sommes ». J’ajoutais « Avec cette méthode, Martin Hirsch pourrait réduire le nombre de pauvres de 1,7 million entre 2006 et 2012 sans rien faire, sauf un tour de passe-passe statistique. ». J’en apportais alors la preuve.
Comme vous le constatez, tout cela a été décidé bien AVANT LA CRISE, dès la fin 2007, alors que tout le monde sentait que, crise ou pas, l’explosion de la richesse des très riches, objectif central de notre Président, avait comme contrepartie l’augmentation de la pauvreté.
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vendredi 21 octobre 2011

Retraites, la capitulation annoncée?

Par Pierre Khalfa 
L'avenir des retraites risque d'être un des enjeux de la prochaine élection présidentielle. Le très probable candidat Nicolas Sarkozy assumera sans problème la contre-réforme de 2010 qui, faisant suite à celle de 2003, reculait l'âge légal de départ à la retraite (passage de 60 à 62 ans) et l'âge de la retraite à taux plein (passage de 65 à 67 ans), la durée de cotisation (41,5 annuités aujourd'hui) continuant à augmenter au rythme de l'espérance de vie. Le PS ne peut évidemment défendre officiellement une telle position. L'énorme mobilisation de 2010 est encore dans toutes les mémoires. Elle empêche un ralliement pur et simple aux positions de la droite. Mais loin de revenir sur les contre-réformes de ces dernières années, le programme officiel du PS prévoit simplement une possibilité de partir à 60 ans pour celles et ceux qui auraient à cet âge 41,5 annuités de cotisation, c'est-à-dire qui auraient travaillé sans interruption depuis l'âge de 18 ans et demi, autant dire, une infime minorité.
Au-delà de cet aspect, les positions du PS et de la droite sont très similaires car ils défendent la même logique basée sur une affirmation apparemment de bon sens: «puisque l'on vit plus longtemps, il faut travailler plus longtemps». De plus, alors même que, dans cette perspective, la durée de cotisation va continuer à augmenter, certains, comme le député socialiste Pascal Terrasse, se prononcent pour porter l'âge légal à 65 ans. Disons le nettement, faire travailler les salarié-es plus longtemps est inacceptable, et ce pour trois raisons.
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L'obsession du triple A

par Andrée OGER,  Conseillère générale communiste 
Une agence de notation menace la note AAA de la France pile-poil au moment où le gouvernement fait avaliser son budget d'austérité par ses députés UMP et Nouveau Centre à l'Assemblée nationale.
L'agence de notation Moody's, émanation des marchés spéculatifs, menace de dégrader la note de la France. De AAA, celle-ci descendrait d'un cran à AA+, une baisse apparemment modique mais qui aurait d'importantes conséquences pour notre économie car ce serait le signal qu'attendent les banques pour augmenter les taux d'intérêts des prêts accordés à notre pays. Une hausse de 1 % de ces taux et ce sont des centaines de millions d'euros supplémentaires à rembourser aux banques. Une vraie manne pour les banques ! Une vraie catastrophe pour nos services publics et les citoyens puisque ce serait à nouveau l'occasion d'une cure d'amaigrissement de la Fonction publique.
Avec les abaissements successifs de la note de la Grèce, les prêts accordés à ce pays ont vu leurs taux d'intérêts gonflés scandaleusement, enfonçant à chaque fois un peu plus ce pays dans la crise en allourdissant sa dette.
La France va t-elle suivre le chemin de la Grèce ?
Il y a un an, François Fillon dénonçaient ceux qui parlaient d'un budget d'austérité. Pour l'an prochain, c'est désormais le terme officiel. La France est donc les deux pieds dans la rigueur.
L'objectif du gouvernement est, officiellement, de réduire la dette publique. Pour cela, d'énormes économies ont été imposées aux services de l'Etat, aux aides aux collectivités locales, aux investissements, etc... Les effectifs de l'Etat et de nombreux services publics fondent d'année en année avec le mécanisme de non remplacement d'un départ en retraite sur deux.
Les résultats sont loin d'être à la hauteur du discours ! La croissance patine, les services de l'Etat atteignent un niveau qui les rendra bientôt incapables d'assumer leurs fonctions (dixit le parlement !) et la dette... continue de croître.
Les solutions choisies ne semblent pas être les bonnes ! ? Pourtant, pour 2012, le gouvernement continue !
Ce sera donc à nouveau un tour de vis dans les dépenses de l'Etat (Adieu investissements !), des suppressions de postes de fonctionnaires par dizaines de milliers (Adieu emplois pour les jeunes !) et de nouvelles taxes, comme celles sur les mutuelles (Adieu protection sociale des modestes !) ou sur les boissons gazeuses. Par exemple.
C'est après tout ce que demande Laurence Parisot, la patronne des patrons du MEDEF, exige du gouvernement ! 

jeudi 20 octobre 2011

André Grimaldi :« Santé, Sécurité sociale, hôpital, nous devons tout remettre à plat »

Par Elodie Bécu
Privatisation rampante et logiques mercantiles, fermeture d’hôpitaux, politique du médicament incohérente, augmentation des déserts médicaux… Où va notre système de santé ? Pour André Grimaldi, professeur de diabétologie à la Pitié-Salpêtrière (Paris), il est urgent de tout remette à plat et de revenir aux valeurs de solidarité et d’égalité fondatrices de la Sécurité sociale en 1945. Il est co-auteur du Manifeste pour une santé égalitaire et solidaire, signé par 123 personnalités du monde médical et de la société civile. Entretien.
Basta ! : Êtes-vous inquiet pour le système de santé français ?
André Grimaldi : Un vrai débat est nécessaire sur notre système de santé, qui reste globalement bon, mais devient de plus en plus inégalitaire. Nous assistons actuellement à un transfert continu des charges de la Sécurité sociale vers le privé : les mutuelles, les assurances privées et le reste à charge pour les patients. La Sécurité sociale se concentre sur les remboursements de soins pour les plus pauvres – la CMU – et les pathologies les plus graves. Elle se désengage des soins courants, remboursés à 50 %. Les patients sont contraints de prendre une assurance complémentaire, ce qui crée une double inégalité : les pauvres doivent y consacrer une part de leur revenu beaucoup plus élevée que les riches, et les personnes à risque, en particulier les personnes âgées, payent une surprime. 4 millions de Français n’ont pas de complémentaire santé ! Ce transfert sape progressivement les valeurs – la solidarité et l’égalité – sur lesquelles repose notre système. Ajoutons que les frais de gestion des mutuelles et assurances privées sont supérieures à 15 % de leur chiffre d’affaires, contre moins de 5 % pour la Sécu. Le transfert vers les assurances complémentaires accroît les inégalités et coûte plus cher !
Comment cela va-t-il évoluer dans les prochaines années ?
Lorsque les bien-portants et les plus riches constateront que la Sécu les rembourse peu tandis que leurs primes de mutuelle ne cessent d’augmenter, ils demanderont à sortir du système solidaire. Nous serions alors confrontés à une dérive à l’américaine avec une aide publique uniquement pour les plus pauvres et les plus malades. Une solidarité pour les plus pauvres devient très vite une pauvre solidarité ! Résultat : aux États-Unis, dans certains États, si vous êtes au chômage et que vous avez besoin d’une greffe d’organe, vous êtes fichu. Pour préserver le système, il faut que la solidarité bénéficie à tout le monde : l’équité doit s’exprimer par un prélèvement augmentant de façon progressive avec les revenus, tandis que l’égalité doit se traduire par une prestation de qualité égale pour tous, également remboursée.
Le déficit de la Sécurité sociale est important. Que proposez-vous pour maintenir un fonctionnement égalitaire dans cette situation budgétaire tendue ?
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Grèce : grève générale et manifestation monstre contre l'austérité

Une grève générale de 48 heures a débuté ce mercredi en Grèce à l’appel des syndicats. Ils sont près de 200 000 devant le Parlement à Athènes, qui doit voter jeudi de nouvelles mesures d'austérité.
Le mouvement de grève concerne les administrations, les entreprises, les services publics mais également les commerces de détail. Il a rejoint la fonction publique territoriale, en grève déjà depuis le début du mois. Et elle fait suite à la grève du transport maritime, qui a paralysé lundi et mardi certaines îles.
Place Syntagma, devant le Parlement, des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées. En face d’eux, plus de 5000 policiers déployés. La tension monte. Des manifestants ont lancé des pierres et des cocktails Molotov sur les forces de l’ordre qui ont riposté en tirant des grenades lacrymogènes. Pour la première fois, les manifestants sont arrivés jusqu'aux marches de l'édifice, forçant les policiers à reculer. L'odeur des gaz lacrymogènes était perceptible à l'intérieur du Parlement.
En parallèle, 400 dockers se sont rassemblés à l'entrée du port du Pirée tandis qu'un millier de gardiens de prison se sont réunis devant le ministère de la Justice.
Cette grève générale est conduite à l’appel des deux principaux syndicats, Adedy pour le public, Gsee pour le privé. Le parlement doit voter la mise au chômage technique de 30 000 fonctionnaires et davantage de privatisations. La coupe prévue dans les salaires des entreprises privatisée est énorme : 65%. Le droit du travail est également attaqué : les petites entreprises devraient exclues des conventions collectives, et ces dernières verraient leur portée réduite, favorisant de nouvelles baisses de salaires. "Nous n'avons aucun avenir ici... Tous les jeunes veulent partir à l'étranger, et comment les en blâmer ?" rapporte à l’AFP une jeune manifestante. Il faut dire que le chômage des jeunes a atteint les 42%...
Les dirigeants européens se retrouveront dimanche pour un sommet consacré à la crise de la dette souveraine dans la zone euro et à la question du déblocage d'une nouvelle tranche d'aide pour permettre à la Grèce.

mercredi 19 octobre 2011

Invitation

 

PARTI COMMUNISTE FRANCAIS

Section du Grésivaudan


Madame, Monsieur, chers amis,

La section PCF du Grésivaudan vous convie à fêter le Beaujolais nouveau, le

Jeudi 17 Novembre 2010 à partir de 19 h salle Chartreuse à Crolles.

Un buffet fraternel vous y attendra. Cette soirée permettra de se rencontrer, d’échanger, de construire des aspirations communes, des espoirs pour le Front de gauche.

Une petite participation aux frais vous sera demandée.
Réponse à adresser à Madame Danièle BOYAT –
Cidex 231B, rue Marcel Pagnol 38920
CROLLES – Tel : 04.76.08.18.09

Fonction publique : ces élections dont on ne parle pas

Par Ivan du Roy
2,5 millions de fonctionnaires sont invités à voter le 20 octobre, pour les élections professionnelles dans la Fonction publique. Les 900.000 salariés de l’Éducation nationale expérimentent le vote électronique. Un mode de scrutin qui pourrait entraîner une moindre participation, craignent les syndicats, et modifier la représentation syndicale au niveau national. Décryptage des enjeux de cette élection.
Quelques jours après la primaire socialiste, se tient un scrutin dont on ne parle quasiment pas. Et pourtant, il concerne plus de 2,5 millions de fonctionnaires, des enseignants de l’Éducation nationale aux infirmières des hôpitaux, en passant par les gardiens de la paix, les postiers, les gardes forestiers, les magistrats, les contrôleurs du fisc ou les chercheurs du CNRS. Pour la première fois, quasiment toute la Fonction publique votera en même temps lors des élections professionnelles, autour 20 octobre. Sauf ceux de la territoriale, qui avaient voté en 2008 et attendront 2014, et quelques scrutins décalés, notamment pour les dizaines de milliers d’agents de France Télécom-Orange qui ont gardé leur statut de fonctionnaires. Les élections se dérouleront, selon les secteurs, autour de la date du 20 octobre (du 13 au 20 octobre pour l’Éducation nationale, le 18 octobre pour La Poste). Pour la première fois, grâce à la mobilisation des syndicats, l’ensemble des contractuels de la fonction publique – titulaires de contrats de droit privé, précaires – participeront au vote.
Ces élections sont multiples : elles désignent les élus aux comités techniques, pendant public des comités d’entreprise du privé, mais avec moins de prérogatives ; aux commissions administratives paritaires, qui gèrent les carrières des agents de l’État ; aux comités d’hygiène et de sécurité des conditions de travail (CHSCT), là aussi avec moins de pouvoir que leurs homologues du privé, « devoir d’obéissance » envers l’État employeur oblige. Le tout étant décliné par ministère et par département, avec parfois une dizaine de listes, pas facile de s’y retrouver !
Le vote électronique, facteur de « confusion » ?
Censé faciliter une partie du scrutin, le vote électronique est expérimenté dans l’Éducation nationale. Une première, initiée par le ministre Luc Chatel, qui est loin de faire l’unanimité. « La mise en place pratique de ce scrutin se fait dans la plus grande confusion et précipitation, avec un calendrier très resserré et des choix techniques discutables », déplore la CGT Éducation, dans un communiqué du 20 septembre. « Tout est fait pour que le moins de personnels possible puissent s’exprimer. » Des inquiétudes largement confirmées par un article commun de Rue 89 et Miroir social : niveau de sécurité et de confidentialité très faible, bugs sur les serveurs empêchant les personnels de s’inscrire… Le tout pour un contrat de 4,5 millions d’euros passé avec la société de service informatique Atos.
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Campement des facteurs indignés à partir du 18 octobre à Grenoble

Depuis maintenant près de 6 mois et plus de quatre semaines de grève, les facteurs du centre courrier Échirolles contestent leur réorganisation.
Pris dans une logique ultra libérale, où les réductions des couts et les suppressions d’emplois sont l’alpha et l’oméga de toute politique, la direction de La Poste reste sourde aux revendications du personnel et maintient des suppressions d’emplois et de tournées.
Alors à l’image des indignés qui se mobilisent depuis des mois contre la barbarie de la mondialisation capitaliste, les facteurs établirons un campement devant la direction de La Poste à partir du 18 octobre.
En ce jour d’élections professionnelles à La Poste, nous voulons nous faire entendre car La Poste c’est Nous !
Les facteurs appellent les 99% de la population victime de la crise du capitalisme à venir les rejoindre.
Campement des facteurs indignés à partir du 18 octobre à 17h devant la direction de La Poste ( Poste Grenoble Chavant, Bvd Lyautey )

mardi 18 octobre 2011

Rencontre nationale des communistes des quartiers populaires

Lors de la rencontre nationale des communistes qui s’est tenue à Marseille, un temps des débats a été consacré : Luttes et action politique dans les quartiers populaires.
Ce thème a été introduit par l’intervention de Marie Christine Burricand, conseillère générale PCF du Rhône et membre du conseil national, intervention que nous reproduisons ci-dessous.
Quelles luttes, quelle action dans les quartiers populaires pour que les habitants se réapproprient la politique ? Nous proposons d’aborder ce matin, ce thème à partir de nos expériences respectives, avec l’objectif de construire du commun et de décider ensemble d’actions futures.
De quoi et de qui parle-t-on derrière l’expression "quartiers populaires" ? Chacun d’entre nous le sait pour la ville où il vit : les Minguettes, les quartiers nords, les 4000...
Plus globalement, 4,4 millions de personnes vivent dans les ZUS, 7% de la population française. Les 2 plus grandes ZUS : Centre-nord à Marseille et Roubaix-nord dans le Nord.
Les 4 régions qui concentrent le plus de ZUS : Ile-de-France, Nord-Pas-de-Calais, Rhône-Alpes, PACA.
Nous savons et les statistiques confirment que vivent dans ces quartiers les plus pauvres, les plus précaires, les plus au chômage, les moins diplômés, les étrangers, immigrés et enfants d’immigrés, les plus jeunes aussi.
Au final vivent dans ces quartiers les femmes et les hommes les plus exploités et les plus exploitables pour le capitalisme, ceux dont les conditions de vie sont les plus difficiles.
Il ne faut jamais perdre de vue que même si les taux de chômage sont très élevés dans ces quartiers, majoritairement, la population de ces quartiers travaille : ouvriers du nettoyage et du bâtiment, femmes de service et aides-soignantes des hôpitaux et maisons de retraite, caissières des grandes surfaces, femmes de ménage des entreprises privées et publiques...
C’est une grande partie de la classe ouvrière d’aujourd’hui qui vit dans ces quartiers.

Pourquoi se préoccuper des quartiers populaires et en débattre aujourd’hui ?

Ces habitants sont les nôtres au sens de classe, au sens d’un parti qui se vivrait comme le parti de la classe ouvrière d’aujourd’hui : les plus exploités, ceux qui ont le plus intérêt à la lutte pour le changement de société, au socialisme.
Historiquement, les quartiers populaires ont longtemps été dans le prolongement de l’entreprise le lieu d’ancrage essentiel du PCF. Il y jouait un rôle primordial d’organisation de la vie sociale, d’éducation politique, de défenseur des habitants. Des associations diverses y apportaient aussi leur touche.
Cela se retrouve encore aujourd’hui et a transcendé les générations et nationalités.
Dire qu’on a grandi aux Minguettes, aux 4000, à Vaulx-en-Velin, c’est dire qu’on a grandi d’un certain côté de la société et de la barrière. Beaucoup y mettent une certaine forme de fierté. Mais force est de constater que l’écart entre les habitants de ces quartiers et la représentation politique, les partis politiques, ne cesse de grandir et que cela nous touche tous. Cela se remarque notamment au travers de l’abstention élevée aux élections, de formes d’organisation qui ne dépassent pas les contours des quartiers ou de l’origine, la religion ou l’histoire personnelle.
Chacun connaît ce type d’associations, souvent utiles au vivre ensemble, qui permettent parfois l’engagement dans la vie de la commune, mais ne dépassent jamais ce cadre.
Les moments de colère et de révolte émaillent la vie de ces quartiers : été chaud de 1981 aux Minguettes et marche pour l’égalité quelques temps plus tard... 400 quartiers populaires vont vivre des émeutes ou des révoltes ou des violences en 2005. J’y reviendrai car nous avions vu l’an dernier que nous n’en faisions pas tous la même analyse.
Mais nous pouvons être d’accord sur deux choses :
- Le terreau de ces évènements, c’est la misère, l’injustice, la crise.
- La forme et le contenu de ces mouvements sont bien liés à la faiblesse de l’organisation politique et notamment du PCF dans ces quartiers.
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Colonialisme: les crimes de la République

17 octobre 2011. Il y a cinquante ans, les forces de police, agissant sous les ordres du préfet Maurice Papon, se livraient à une véritable chasse à l'homme: plus de 14000 manifestants, qui s'étaient rassemblés pacifiquement à l'appel du FLN pour protester contre le couvre-feu raciste qui leur était imposé depuis le 5 octobre, furent arrêtés -presque un sur deux-, frappés souvent et détenus parfois pendant plusieurs jours.
En français, n'en déplaise à ceux qui ont longtemps usé ou usent encore d'un langage délicatement euphémisé dès qu'il s'agit d'atténuer les exactions commises par l'Etat français au cours de cette période, de telles pratiques portent un nom précis: rafles. Par leur ampleur et les moyens matériels et humains mobilisés pour les mener à bien, ces rafles, soigneusement préparées et qui s'étendent sur plusieurs jours, sont sans précédent depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Décidées à tout faire pour interdire une démonstration de force des Algériens à Paris et en banlieue, les autorités politiques et policières ont en effet mis en place un imposant dispositif répressif, réquisitionné plusieurs lieux dont elles savaient avoir besoin pour parvenir à leurs fins, sans oublier les bus de la RATP dans lesquels les manifestants furent entassés et battus avant d'être rassemblés dans différents centres de détention de la capitale et de la région parisienne.
Sans précédent aussi, le nombre de personnes assassinées à Paris au cours de ces journées d'octobre, puisque les forces de l'ordre commirent un véritable massacre; au vrai, le plus important de l'après-guerre perpétré à l'encontre de civils puisque le nombre de victimes s'élève à plusieurs centaines. Aucune, par contre, du côté des forces de l'ordre, qui n'ont pas essuyé un seul coup de feu contrairement aux rumeurs forgées et colportées par la police elle-même pour justifier les exécutions sommaires au moment même où elles se déroulaient.
Des hommes furent tués par balles, d'autres froidement assassinés dans la cour même de la préfecture de police de Paris, certains jetés vivants dans la Seine ou encore frappés à mort après leur arrestation et leur transfert au palais des Sports, au parc des Expositions et au stade Coubertin devenus, pour l'occasion, autant de lieux de détention. Là, dans des conditions effroyables, des milliers de «Français musulmans d'Algérie» furent parqués, battus et longtemps laissés sans nourriture et sans soin au milieu des excréments qui s'accumulaient. Quoi qu'ils fassent, les policiers se savaient couverts par le préfet qui, peu de temps auparavant, leur avait tenu ce langage: «Pour un coup reçu, nous en porterons dix.»

lundi 17 octobre 2011

Pierre Laurent : "Montebourg, le jeune lion qui finit par miauler"

Nous publions une interview de Pierre Laurent parue dans le JDD. Chef du Parti communiste français depuis juin 2010, Pierre Laurent nous reçoit dans son spacieux bureau de la place du Colonel Fabien pour l’entretien de la semaine du JDD.fr. Allié à Jean-Luc Mélenchon au sein du Front de gauche, Pierre Laurent revient sur la primaire socialiste, les différences entre Aubry et Hollande, et expose ses solutions face à la crise. Le secrétaire national du PCF se montre optimiste pour l’avenir de son champion et de ses idées défendues pour la présidentielle.

Arnaud Montebourg a annoncé qu’il votera François Hollande au second tour de la primaire socialiste. Est-ce un choix cohérent ?
"C’est un choix qui doit surprendre beaucoup de ceux qui ont voté pour lui au premier tour. On le présentait comme le jeune lion qui rugissait très fort, il finit en miaulant très doucement. A ceux qui ont voté Montebourg au premier tour, je leur dis : le seul programme qui reste fidèle à ce que vous avez essayé de dire, c’est celui du Front de gauche. Nous leur tendons la main. Son bon résultat au premier tour, alors qu’il défendait des thèmes proches des vôtres, est-il un signe positif pour vous?Les idées portées par le Front de gauche commencent à rayonner très au-delà de notre électorat et sont en voie d’être majoritaires dans la gauche et le pays. Mettre un coup d’arrêt au pouvoir des marchés financiers est une idée très rassembleuse". 
Vous aviez déclaré que la primaire n’était pas "l’exercice démocratique que l’on prétend". Dimanche dernier, il y a eu 2,5 millions de votants. N’est-ce pas un signe de vitalité démocratique ? 
"Il faut rendre hommage aux gens qui se sont déplacés. Ils marquent leur volonté de se mêler au débat politique et c’est toujours mieux que de se tenir à distance. Reste l’inconvénient originel de la primaire : nourrir un présidentialisme néfaste pour la vie démocratique.
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Pas de panique ! C’est une crise systémique…

Pas de panique ! Il ne faut surtout pas affoler les marchés, il paraît que c’est « juste » une crise systémique…
Il faut dire que depuis 2008 tout fout le camp. Le glorieux système capitaliste prend systémiquement l’eau de tous les côtés. Tous les indices le confirment : le chômage augmente, le nombre de pauvres explose, la situation des travailleurs se dégrade, les fonctionnaires l’ont dans l’os, les banques sont au bord du gouffre, et les Etats sur la paille… Mais le nombre de millionnaires ne cesse d’augmenter ! Ce n’est pas la crise pour tout le monde.
Que s’est-il passé ? Il y a eu, en réalité, deux crises.
La première crise, de 2008, était assez banale. Les banques ont prêté des sommes avec des intérêts que les emprunteurs ne pouvaient pas rembourser. Elles se disaient : ça va passer, car c’est pour acheter de l’immobilier, la valeur du bien va augmenter, et ça couvrira le capital et les intérêts. Elles spéculaient, quoi. C’étaient les fameux subprimes. Arrive alors le Krach : l’immobilier commence à baisser, les prêts ne peuvent pas être remboursés, la valeur du bien ne suffit pas à couvrir le prêt, et les titres endossés sur les prêts ne valent donc plus grand-chose... Mais qui les détient ces titres ? Personne ne sait, car on les a découpés et revendus, en spéculant à nouveau dessus. Du coup, tout le monde se méfie de tout le monde, les banques ne se prêtent plus entre elles, car chacune craint que l’autre tombe, plombée par les subprimes. Pour le coup tout le monde tombe en bourse. La banque Lehmann Brothers fait faillite. Le système financier s’écroule.
Les Etats avaient alors deux possibilités. La première : garantir les épargnants et les entreprises pour sauver l’économie, et laisser les financiers se noyer dans leur cupidité. La seconde : sauver les financiers avec l’argent des contribuables, en leur laissant, à eux, le soin de financer l’économie. On a fait le choix de sauver la finance sur notre dos (pour toutes les banques, y compris la banque des collectivités locales, Dexia, qui croulait sous les subprimes). On voit aujourd’hui le résultat : la deuxième crise !
Cette nouvelle crise est plus originale. Les banques, renflouées par les contribuables (c'est-à-dire par les travailleurs et les consommateurs, via la TVA), ont utilisé ce pognon pour spéculer sur les marchés financiers. Profits géants d’après crise et champagne pour les traders (y compris chez Dexia). Prises dans la logique boursière, les entreprises ont licencié pour augmenter les marges : le chômage a augmenté, la croissance a baissé, et l’Etat a vu ses recettes fondre et les dépenses augmenter.
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samedi 15 octobre 2011

Chatel invente l’étiquetage des élèves de maternelle

Le ministère de l’Éducation nationale a proposé hier à ses inspecteurs un projet d’évaluation des élèves en fin d’école maternelle afin de repérer les cas « à risque » et à « haut risque ». Tollé chez les enseignants et les parents d’élèves.
Apparemment, le funeste rapport du député UMP Jacques-Alain Bénisti, qui proposait de repérer les comportements « à risque » dès la crèche, a fait des émules du côté du ministère de l’Éducation nationale. Selon des révélations du site lemonde.fr, la rue de Grenelle travaillerait à la mise en place d’une évaluation très tendancieuse de tous les élèves de grande section de maternelle. Une idée qui a soulevé l’indignation des syndicats enseignants et des parents d’élèves.
Classés en trois catégories, dès l’âge de cinq ans !
Ce projet, dévoilé hier aux inspecteurs de l’éducation nationale, se présenterait sous la forme d’un livret, appelé « Aide à l’évaluation des acquis en fin d’école maternelle », et se déroulerait en trois phases. Première : le « repérage ». Entre novembre et décembre, les professeurs seraient chargés de passer au crible le comportement à l’école (« respecte les autres », « contrôle tes émotions »…), le langage, la motricité et la « conscience phonologique » des élèves, âgés, rappelons-le, d’environ cinq ans. À l’issue de ce processus, ils seront classés en trois catégories : « RAS (rien à signaler) », « à risque », ou « à haut risque ». Deuxième phase : les élèves des deux dernières catégories auront droit à des « séances d’entraînement » quotidiennes. Enfin, troisième phase : le bilan. Passé entre mai et juin, il permettrait de faire le point sur les acquis des élèves par des « séries d’épreuves collectives ou en petits groupes – d’une durée d’environ trente minutes par série ».
Les parents de la FCPE ont failli s’étrangler en découvrant ce projet qui, bien entendu, n’a fait l’objet d’aucune concertation. « Il ne s’agit ni plus ni moins que d’un dispositif de normalisation des enfants dès cinq ans ! a dénoncé hier la fédération dans un communiqué. Plutôt que de privilégier la pédagogie et des effectifs raisonnables en classe, on colle une étiquette extrêmement anxiogène sur des enfants qui peuvent, un jour donné, être fatigués ou malades, récalcitrants, impressionnés et ne pas réussir les “épreuves” imposées. »
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Naomi Klein : «Le mouvement Occupons Wall Street est actuellement la chose la plus importante au monde»

Naomi Klein, journaliste canadienne et auteur de La Stratégie du choc, était invitée à s’exprimer par le mouvement Occupy Wall Street, à New York. Selon elle, ce mouvement va durer, car le combat contre le système économique « injuste et hors de contrôle » prendra des années. Objectif : renverser la situation en montrant que les ressources financières existent, qui permettraient de construire une autre société.
J’ai été honorée d’être invitée à parler [le 29 septembre] devant les manifestants d’Occupons Wall Street. La sonorisation ayant été (honteusement) interdite, tout ce que je disais devait être répété par des centaines de personnes, pour que tous entendent (un système de « microphone humain »). Ce que j’ai dit sur la place de la Liberté a donc été très court. Voici la version longue de ce discours [publiée initialement en anglais dans Occupy Wall Street Journal].
Je vous aime.
Et je ne dis pas cela pour que des centaines d’entre vous me répondent en criant « je vous aime ». Même si c’est évidemment un des avantages de ce système de « microphone humain ». Dites aux autres ce que vous voudriez qu’ils vous redisent, encore plus fort.
Hier, un des orateurs du rassemblement syndical a déclaré : « Nous nous sommes trouvés. » Ce sentiment saisit bien la beauté de ce qui se crée ici. Un espace largement ouvert – et une idée si grande qu’elle ne peut être contenue dans aucun endroit – pour tous ceux qui veulent un monde meilleur. Nous en sommes tellement reconnaissants.
S’il y a une chose que je sais, c’est que les 1 % [les plus riches] aiment les crises. Quand les gens sont paniqués et désespérés, que personne ne semble savoir ce qu’il faut faire, c’est le moment idéal pour eux pour faire passer leur liste de vœux, avec leurs politiques pro-entreprises : privatiser l’éducation et la Sécurité sociale, mettre en pièces les services publics, se débarrasser des dernières mesures contraignantes pour les entreprises. Au cœur de la crise, c’est ce qui se passe partout dans le monde.
Et une seule chose peut bloquer cette stratégie. Une grande chose heureusement : les 99 %. Ces 99 % qui descendent dans les rues, de Madison à Madrid, en disant : « Non, nous ne paierons pas pour votre crise. »

Ce slogan est né en Italie en 2008. Il a ricoché en Grèce, en France, en Irlande, pour finalement faire son chemin jusqu’à l’endroit même où la crise a commencé.
« Pourquoi protestent-ils ? » demandent à la télévision les experts déroutés. Pendant ce temps, le reste du monde demande : « Pourquoi avez-vous mis autant de temps ? », « On se demandait quand vous alliez vous manifester ». Et la plupart disent : « Bienvenus ! »
Beaucoup de gens ont établi un parallèle entre Occupy Wall Street et les manifestations « antimondialisation » qui avaient attiré l’attention à Seattle en 1999. C’était la dernière fois qu’un mouvement mondial, dirigé par des jeunes, décentralisé, menait une action visant directement le pouvoir des entreprises. Et je suis fière d’avoir participé à ce que nous appelions alors « le mouvement des mouvements ».
Mais il y a aussi de grandes différences. Nous avions notamment choisi pour cibles des sommets internationaux : l’Organisation mondiale du commerce, le FMI, le G8. Ces sommets sont par nature éphémères, ils ne durent qu’une semaine. Ce qui nous rendait nous aussi éphémères. On apparaissait, on faisait la une des journaux, et puis on disparaissait. Et dans la frénésie d’hyperpatriotisme et de militarisme qui a suivi l’attaque du 11 Septembre, il a été facile de nous balayer complètement, au moins en Amérique du Nord.
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vendredi 14 octobre 2011

Israël doit libérer Salah Hammouri !

L'accord entre Israël et le Hamas, intervenu sous médiation égyptienne pour la libération du soldat israélien (et franco-israélien) Gilad Shalit permettra à 1027 détenus palestiniens de sortir de prison. On ne connaît cependant pas les noms de ces détenus libérables et il n'est pas confirmé que Marwan Barghouti serait sur la liste. On constate que le cas de Salah Hammouri n'est jamais soulevé dans le cadre de cet échange alors que ce franco-palestinien subit une détention illégitime et scandaleuse. Cette détention témoigne du mépris des autorités israéliennes pour les principes d'un État de droit et les pratiques d'une justice digne de ce nom, puisqu'il s'agit d'une justice d'occupation militaire. L'échange en cours met en exergue la question plus générale de l'exigence d'une libération par les autorités de Tel Aviv des quelque 6000 détenus dont des centaines d'entre eux sont actuellement en grève de la faim pour leurs droits et contre l'isolement total qu'ils subissent. Cette question des prisonniers doit être inscrite comme un des grands enjeux d'un règlement politique du conflit israélo-palestinien sur la base de la fin de l'occupation et de la colonisation, et de l'application des résolutions de l'ONU. Une reconnaissance de l'État de Palestine aux Nations Unies permettrait une relance très positive. La France et ses partenaires européens doivent prendre toutes les initiatives nécessaires pour aller dans ce sens en reconnaissant immédiatement l'État de Palestine.
Communiqué du Parti Communiste Français

La "chasse aux pauvres" est ouverte à Nogent-sur-Marne

Le maire UMP de l'opulente municipalité du Val-de-Marne a interdit la fouille des poubelles dans sa commune au nom de la "santé et la tranquillité publique", déclenchant une polémique avec l'opposition municipale et certaines associations qui l'accusent de mener une "chasse aux pauvres".
"On voit qu'il y a une forme d'escalade de la part du maire. La seule chose qu'il reste maintenant à faire ce serait d'interdire tout simplement la pauvreté à Nogent", a déclaré le chef de file du groupe PS à la mairie, William Geib, rappelant que le maire n'en était "pas à son coup d'essai".
Le maire UMP de la ville, Jacques J.P. Martin, tient au standing de sa commune. Un arrêté, entré en vigueur le 1er octobre, prévoit une période probatoire de 3 mois à l'issue de laquelle les contrevenants s'exposent à une interpellation et à une amende de 38 euros. "Depuis plusieurs mois, certaines personnes fouillent les conteneurs et les renversent sur la voie à la recherche d'objets qui pourraient être commercialisés. Il ne s'agit pas de personnes à la recherche de nourriture", a ajouté l'édile, récusant toute "chasse aux pauvres" et assurant que des structures existent dans la commune pour venir en aide aux démunis. L'opposition municipale a dénoncé une mesure "déplorable" et "clientéliste". Certaines associations sont choquées par ce décret qui, selon elles, va toucher les plus pauvres, qui glanent pour se nourrir.
Outre l'interdiction du «glanage», le nouveau texte municipal interdit également «les crachats, le fait d’uriner ou encore de souiller la voie publique de quelque manière que ce soit». Chaque hiver depuis 2007, Jacques J.P. Martin prend un arrêté interdisant la mendicité à plusieurs endroits de sa commune au moment de l'ouverture dans une commune voisine d'un centre d'hébergement de sans-abri.
William Geib n’exclut pas d’attaquer le nouvel arrêté devant les juridictions administratives.

jeudi 13 octobre 2011

Le PCF alerte contre les propos nauséabonds du site " SOS Éducation "

Depuis plusieurs semaines, l'association « SOS Éducation » fait circuler des courriers, des vidéos et des pétitions. Elle exploite la détresse des parents et des enseignants face à la casse du service public d'éducation nationale et à la construction d'une école inégalitaire pour diffuser les idées les plus réactionnaires. Alors que l'éducation nationale souffre de l'un des taux d'encadrement les plus faibles d'Europe et que la droite ne cesse de supprimer des postes et de fermer des classes, l'association affirme que l'école a trop de moyens ! Alors que nous avons besoin de favoriser les pratiques pédagogiques démocratisantes pour construire l'école de l'égalité, « SOS Éducation » veut revenir aux pratiques d'autrefois au nom de la discipline et de l'autorité.

Proche des mouvements anti-avortement et de l'extrême droite, « SOS Éducation » est de tous les combats d'extrême droite : elle s'est battue pour expurger les manuels d'histoire de toute référence au communisme, pour empêcher l'information sur l'avortement dans les classes de SVT, contre l'exposition « Zizi sexuel » à la Cité des sciences...
Le projet de cette association est une école encore plus inégalitaire (avec la fin du collège unique et un concours d'entrée en 6e) et encore moins émancipatrice, où l'éducation se réduit à l'apprentissage de l'obéissance.

Le PCF alerte les parents et les enseignants : derrière un premier discours séducteur sur la souffrance des enseignants au travail et les difficultés de l'école, il y a des propos nauséabonds et une idéologie qui fait peur.
« SOS Éducation », c'est l'extrême droite ! L'association, soutenue par plusieurs députés UMP, veut pousser le gouvernement à aller encore plus loin dans ses réformes. Ne la laissons pas faire. Rassemblons-nous pour construire ensemble l'école dont l'avenir a besoin: une école émancipatrice assurant la réussite de tous.

Appel Pour la reconnaissance officielle de la tragédie du 17 octobre 1961 à Paris

Le massacre de la manifestation pacifique du 17 octobre 1961 fait partie de notre histoire. En partenariat avec l'association Au nom de la mémoire, Mediapart lance, à l'aube du cinquantième anniversaire de l'indépendance de l'Algérie, cet appel pour «une nouvelle fraternité franco-algérienne» fondée sur la vérité, «gage de réconciliation». Pour comprendre ou revisiter l'événement dramatique du 17 octobre 1961, Mediapart propose ici le documentaire de Mehdi Lallaoui, Le Silence du fleuve; là dix-sept contributions d'écrivains; enfin une étude des racines policières de cette répression raciste. 

«Il y a cinquante ans, le préfet de Police de la Seine, Maurice Papon, avec l'accord du gouvernement, imposa un couvre-feu visant exclusivement tous les Français musulmans d'Algérie.

«Ce couvre-feu raciste entraîna une réaction pacifique des Algériens, sous la forme d'une manifestation dans les rues de Paris. Au soir du mardi 17 octobre 1961, ils furent près de trente mille, hommes, femmes et enfants, à défiler pacifiquement sur les grandes artères de la capitale pour revendiquer le droit à l'égalité et défendre l'indépendance de l'Algérie.

«La répression policière de cette protestation non violente est une des pages les plus sombres de notre histoire. Longtemps dissimulée à l'opinion et désormais établie par les historiens, elle fut féroce : onze mille arrestations, des dizaines d'assassinats, dont de nombreux manifestants noyés dans la Seine, tués par balles, frappés à mort.

«Le temps est venu d'une reconnaissane officielle de cette tragédie dont la mémoire est aussi bien française qu'algérienne. Les victimes oubliées du 17 octobre 1961 travaillaient, habitaient et vivaient en France. Nous leur devons cette justice élémentaire, celle du souvenir.

«Reconnaître les crimes du 17 octobre 1961, c'est aussi ouvrir les pages d'une histoire apaisée entre les deux rives de la Méditerranée. En 2012, l'Algérie fêtera cinquante ans d'une indépendance qui fut aussi une déchirure française. A l'orée de cette commémoration, seule la vérité est gage de réconciliation.

«Ni vengeance, ni repentance, mais justice de la vérité et réconciliation des peuples: c'est ainsi que nous construirons une nouvelle fraternité franco-algérienne. »
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