mercredi 29 février 2012

Train pour Paris le 18 mars

Bonjour,

Nous vous rappelons que nous organisons un départ en train pour Paris le 18 mars (anniversaire de la Commune de Paris et début de la campagne de Jean-Luc Mélenchon)

Départ  : 10H23
Retour : 23H37 à Grenoble

La participation demandée est au minimum de 40 euros (le cout du billet de train pour la Fédération est de 80 euros) et doit impérativement être réglée à la Fédération dans les deux jours suivant l'inscription.

Inscription auprès de la Fédé au 04.76.87.70.61 ou pcfisere@wanadoo.fr

Traité européen : La gauche devra consulter les Français

Le Président de la République refuse de consulter les Français par voie référendaire sur le nouveau traité européen qu'il a co-rédigé en tête à tête avec la chancelière allemande Angela Merkel.
Les masques tombent sur la question européenne ! Quand il s'agit de choses sérieuses qui engagent la constitution nationale, Nicolas Sarkozy exclut de consulter les Français. En déclarant qu'il n'y aurait pas de bonne question à poser aux Français, il se moque du monde. La question est simple et tient en peu de mots : « Approuvez-vous le nouveau traité européen ? ».
Il serait invraisemblable, si Nicolas Sarkozy était battu lors de l'élection présidentielle, qu'il puisse engager la signature de la France sans que le peuple n'ait son mot à dire. La gauche doit prendre un engagement en cas de victoire : celui de consulter les Français sur la question européenne. C'est ce que fera le Front de gauche. Pour donner de la force à cette exigence, votons pour le Front de gauche et son candidat Jean-Luc Mélenchon.
Communiqué du Parti Communiste Français

Campagne pour une ratification par referendum du nouveau traité européen

Europe: pas sans nous!

Appel des 200 pour un référendum sur le nouveau traité européen





Signer la pétition   -   Voir les signataires

Prévert et la grève chez Citroën, en 1933

C'était un temps, lointain déjà, historique,  où le capitalisme avait un visage.
C'était aussi le temps de Prévert...


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mardi 28 février 2012

Trop c'est trop ! Tous les rassemblements du 29 février

A la veille du Sommet européen des 1er et 2 mars, placé essentiellement sous le signe de l’austérité et de la discipline budgétaire, la Confédération européenne des syndicats (CES) adresse un message clair aux dirigeants de l’Union : cette austérité imposée va plonger l’UE dans la récession ! Les affiliés de la CES se mobiliseront en force, le 29 février, dans les 27 pays, et au-delà, pour dénoncer et condamner ce type de gouvernance et proposer des alternatives pour l’emploi et la justice sociale.
"Les mesures d'austérité ne sont pas la réponse à la crise, au contraire, elles produitent d'énormes dégâts sociaux". Dans une déclaration commune les syndicats CFDT, CGT, FSU, Solidaires, Unsa indiquent qu'ils se mobiliseront partout en France, "pour que le travail et la justice sociale soient au centre des priorités politiques"
La CGT appelle à "décider de la grève sur les lieux de travail et à participer aux manifestations interprofessionnelles". 


À l’opinion internationale : « La vérité sur la Grèce » par Mikis Théodorakis

Cet appel a été lancé par Mikis Theodorakis le dimanche 12 février 2012, lors de la manifestation place Syntagma à Athènes, durant le débat parlementaire sur l’adoption du nouveau Mémorandum imposé par la troïka (Commission européenne, Banque centrale européenne et FMI) à la Grèce. Lorsque Theodorakis, 87 ans, et Manolis Glézos, 90 ans, ont demandé aux policiers de l’uinité spéciale anti-émeutes MAT de pouvoir s’adresser à la foule depuis les marches du Parlement, la seule réponse de ces derniers a été un tir tendu de gaz lacrymogènes...

"Il existe une conspiration internationale, celle dont l’objectif est de donner à mon pays le coup de grâce. L’assaut a commencé en 1975 contre la culture grecque moderne ; ensuite il a continué avec la décomposition de notre histoire récente et de notre identité nationale et, maintenant, on essaie de nous exterminer physiquement avec le chômage, la faim et la misère.
Si les grecs ne se soulèvent pas pour les arrêter, le risque d’extinction de la Grèce est réel. Il pourrait survenir dans les dix prochaines années. L’unique chose qui survivrait à notre pays serait le souvenir de notre civilisation et de nos luttes pour la liberté.
Jusqu’à 2009, la situation économique en Grèce n’était pas très grave. Les grandes blessures de notre économie furent la dépense militaire excessive et la corruption d’une partie du monde politique, financier et des médias. Mais quelques pays étrangers sont aussi responsables, parmi ceux-ci l’Allemagne, la France, l’Angleterre et les USA, qui ont gagné des milliers de millions d’euros aux dépens de notre richesse nationale en nous vendant une année après l’autre de l’équipement militaire. Cette hémorragie constante nous a empêché d’avancer tandis cela enrichissait d’autres pays. On pourrait dire la même chose à propos du problème de corruption. Par exemple, l’entreprise allemande Siemens avait une agence spéciale dédiée à corrompre les grecs afin que ceux-ci donnent la préférence à ses produits sur notre marché. Ainsi, nous avons été victimes de ce duo de prédateurs, d’Allemands et de grecs, qui se sont enrichis aux dépens du pays.
Il est évident que ces deux grandes blessures auraient pu être évitées si les leaders des deux partis politiques pro-yankee ne s’étaient pas permis de corrompre. Cette richesse, produit du travail du peuple grec, a été drainée vers des pays étrangers et les hommes politiques ont essayé de compenser les pertes grâce à des prêts excessifs qui ont donné lieu à une dette de 300 milliards d’euros, soit 130 % du Produit national brut.
Avec une telle escroquerie, les étrangers gagnaient doublement : en premier lieu grâce à la vente d’armes et de leurs produits et, en seconde lieu, avec les intérêts sur le capital qu’ils prêtaient au gouvernement, non au peuple grec qui, comme nous avons vu, fut la principale victime dans les deux cas. Un seul exemple suffira pour le démontrer : en 1986, le gouvernement d’Andreas Papandreou a emprunté un milliard de dollars à une banque d’un grand pays européen. Les intérêts de ce prêt ont fini d’être payés en 2010 et se sont élevés à : 54 milliards d’euros !
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Ecolos de toujours (ou presque), ils voteront Mélenchon



Déçus par l'accord EELV-PS, séduits par un Mélenchon plus clair sur le nucléaire, des écologistes expliquent pourquoi ils se tournent vers le Front de Gauche.



Quand Clémentine Autain, porte-parole du Front de Gauche, s'adresse aux militants d'Europe Ecologie - Les Verts, cela donne : « Bienvenue au Front de Gauche ! »
Depuis l'accord passé avec le PS en novembre, les déçus d'EELV ont les yeux tournés vers Jean-Luc Mélenchon. Et selon Corinne Morel-Darleux, secrétaire nationale à l'écologie du Parti de Gauche, il seraient nombreux.
Beaucoup, ajoute-t-elle, confient vouloir voter Mélenchon sans pour autant quitter EELV. Le Front de Gauche a multiplié les gestes de bienvenue à leur égard dès la fin 2011.
Dans un texte intitulé « Camarades, et si l'herbe était plus verte ailleurs ? », Stéphane Lavignotte, ancien responsable des Verts, et Clémentine Autain, porte-parole de Jean-Luc Mélenchon, encouragent les militants d'EELV à les rejoindre :
« Nous nous adressons fraternellement et en toute sororité à nos amis – depuis parfois plus de vingt ans – qui militent à EELV pour une vraie alternative au système actuel et que nous voyons malheureux. [...]
Si vous quittez EELV, ne disparaissez pas dans la nature : l'écologie politique a toujours besoin de votre engagement. Nous pensons possible et utile de militer ensemble. »
Ceux qui ont répondu à l'appel expliquent leur choix.

EELV, « satellite du PS »
 Non seulement Thomas Giry votera pour Jean-Luc Mélenchon, mais il participe désormais à la campagne du Front de Gauche. Le départ de ce membre du conseil fédéral d'EELV n'est pas passé inaperçu.
Ancien cadre d'Europe Ecologie - Les Verts, il a rendu publique sa décision en janvier. Deux mois après la conclusion de l'accord avec le PS, « parce qu'après dix-huit ans dans un parti, on ne part pas comme ça ». Pourtant, c'est bien l'alliance avec les socialistes qui a motivé son départ :
« Je me suis posé beaucoup de questions quand j'ai réalisé que l'accord signifiait qu'en cas d'une possible alternance, EELV renonçait à s'opposer à une vraie politique d'austérité. »
Il est loin d'être le seul pour qui l'accord a été une véritable ligne de faille. L'héritage d'extrême gauche qu'ont en commun une partie des militants écolos a motivé leur ralliement à Jean-Luc Mélenchon.

Quand le côté extrême gauche des écolos les rattrape
 Mireille Teulé est « née chez les communistes ». Petite-fille d'une première adjointe au maire PCF qui l'a beaucoup influencée, cette ancienne professeure d'histoire-géographie a rejoint Europe Ecologie - Les Verts il y a deux ans. Elle aussi a décidé de confier sa voix au candidat du Front de Gauche :
« Je ne peux plus que voter pour lui ! EELV s'est placé comme satellite du PS, or c'est pour moi le symbole du néolibéralisme. »
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lundi 27 février 2012

Mélenchon meilleur défenseur des ouvriers devant Hollande (TNS-Sofres)

Jean-Luc Mélenchon chez Arkéma: Résistance! Ou: Au coeur de la lutte des classes! 

Rencontre entre JL Mélenchon et les salariés d’Arkéma en lutte contre la vente du pôle vinylique (1850 salariés organiques et 900 sous-traitants) à un financier : Gary Klesch.`
" La première vertu de la lutte c'est de créer de la fraternité humaine et cette fraternité humaine est le bien le plus précieux pour mener la lutte elle-même"
" Une profitabilité de 16%, de 17% de 21%? Il s'agit de la tirer des travailleurs, on la leur arrache comme la peau par leur travail!"
 
"Il n'y a qu'une limite à l'exploitation: la résistance à l'exploitation
 

episode 95-Mélenchon chez Arkéma : RÉSISTANCE par PlusbelleslesLUTTES

Un peu plus d'un tiers des Français (35%) estiment que Jean-Luc Mélenchon est le candidat à la présidentielle qui défend le mieux les ouvriers, le candidat PS François Hollande arrivant en deuxième position avec 30%, selon un sondage TNS-Sofres pour l'émission Dimanche+ (Canal+).
Viennent ensuite François Bayrou (16%), Nicolas Sarkozy (12%), Marine Le Pen (10%), Nathalie Arthaud (8%), Eva Joly (7%), Philippe Poutou (5%). Les autres candidats recueillent moins de 5%.
Pour 12%, aucun des candidats ne défend vraiment les ouvriers, tandis que 16% sont sans opinion.
Parmi les ouvriers, c'est M. Hollande qui arrive en tête (31%), devant M. Mélenchon (25%), François Bayrou (13%), Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen (12% chacun), Eva Joly (9%), Nathalie Arthaud (7%).
Le scepticisme apparaît plus grand dans cette catégorie, atteignant un tiers des ouvriers interrogés: 14% jugent qu'"aucun" candidat ne les défend tandis que 19% sont sans opinion.
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Rroms à Saint-Pierre : quand les vrais chrétiens sauvent l’honneur

Pendant que certains persécutent des familles entières qui dorment dans la rue, d’autres remuent ciel et terre pour leur trouver un toit. Au côté des Rroms et dans la recherche de solutions depuis plusieurs mois, nous tenons à remercier l’archevêché de Marseille qui a mis à disposition des logements décents pour abriter dix familles jusqu’à la fin de l’hiver, dans le quartier Saint-Pierre (5ème arrondissement de Marseille).
Nous ne pouvons pas en dire autant des autorités municipales, Jean-Claude Gaudin et Bruno Gilles en tête, qui font visiblement passer leur fidélité à Nicolas Sarkzoy et Claude Guéant avant celle à leurs soi-disant valeurs chrétiennes.
Nous savons que l’humanisme aujourd’hui est du côté des chrétiens du peuple et non chez les cardinaux UMP de la mairie de Marseille. Nous appelons les habitants du quartier à faire preuve de solidarité plutôt que de mettre le doigt dans l’engrenage des discriminations qui n’avivent que les haines entre les populations.
Enfin, nous constatons que lorsque des solutions viables sont proposées pour rendre à des familles leur dignité et protéger leurs enfants, elles sont aussitôt rejetées par les tenants de l’austérité et de l’individualisme.
En tant que candidats du Front de gauche dans cette circonscription, nous adressons tout notre soutien à celles et ceux, comme l’archevêché et toutes les associations et habitants solidaires, qui quotidiennement ne renoncent pas à favoriser le vivre ensemble entre humains.
Frédéric Dutoit et Magali Escot,
candidats du Front de gauche aux élections législatives
dans la 5ème circonscription de Marseille

dimanche 26 février 2012

Les militants du Front de gauche sur le marché de Crolles

Par cette journée printanière les militants du Front de Gauche étaient présents ce matin sur le marché de Crolles pour distribuer le tract appelant le 29 février à Grenoble place de la Gare à 10h30 à manifester contre le traité Sarkozy-Merkel.

samedi 25 février 2012

Mobilisation syndicale en Europe le 29 février

La CGT, ses organisations professionnelles et territoriales appellent tous les salariés à se mobiliser dans l’unité syndicale la plus large, à décider de la grève sur les lieux de travail le 29 février 2012 et à participer aux manifestations interprofessionnelles qui seront organisées sur tout le territoire dans le cadre de la journée européenne de mobilisation à l’appel de la Confédération Européenne des Syndicats (CES).


Nous devons faire une démonstration de force le 29 février (voir adresse aux syndicats en PJ)
•    à 10h30 gare Sncf de Grenoble
•    à 14h Champ de Mars à Vienne
•    à 10h place de la République à Roussillon
•    à 10h parking Diederichs à Bourgoin-Jallieu

Monsanto sèmera-t-il son maïs OGM au printemps ?

Le sujet revient sur la table et risque d’animer le Salon de l’agriculture qui s’ouvre ce 25 février. Si l’ex ministre de l’Écologie Nathalie Kosciusko-Morizet a notifié à Bruxelles une demande d’interdiction du maïs Mon 810 de Monsanto, les agriculteurs français demeurent pour le moment libres de le semer. Des stocks d’OGM seraient même constitués, alors que la réponse de la Commission européenne se fait attendre. La Confédération paysanne demande au gouvernement une interdiction temporaire.

vendredi 24 février 2012

Parrainages : « La transparence des parrainages est la moindre des choses »

Le Conseil constitutionnel a rejeté, hier après-midi, la demande de Marine Le Pen, Corine Lepage et Christine Boutin de rétablir l'anonymat des 500 parrainages d'élus nécessaires pour concourir à l'élection présidentielle. Le PCF se félicite de cette décision qui évite de rajouter de l'opacité à un système présidentiel déjà très contestable. La transparence des parrainages est la moindre des choses.

Cette république monarchiste est en fin de course et ce n’est pas d'un simple toilettage du dispositif électoral présidentiel dont nous avons besoin. L'oligarchie doit cesser de gouverner. Pour restaurer une démocratie véritable, le Front de gauche propose la construction d'une 6ème république. Le 18 mars, le PCF et ses partenaires du Front de gauche organiseront une grande mobilisation populaire place de la bastille pour faire grandir cette exigence.

jeudi 23 février 2012

Les salariés de Peugeot attendent leur tour sur l’échafaud

L’industrie automobile est toujours dans la tourmente. PSA a annoncé à l’automne la suppression de 5 000 postes en France, un sacrifice retardé pour cause d’élection présidentielle. Basta ! a été recueillir le point de vue de ceux que l’on n’entend jamais lorsque l’on parle « restructurations » et « compétitivité » : les salariés. Qu’en pensent-ils, du moins ceux qui osent se syndiquer ? Rencontre avec quatre d’entre eux à l’usine Peugeot de Rennes.

mercredi 22 février 2012

La gauche hégémonique chez les enseignants

D'après un sondage IFOP réalisé pour le journal Le Monde du 13 au 15 février 2012 auprès des enseignants, 61 % des enseignants ont l'intention de voter à gauche au premier tour des élections présidentielles et 79 % au second tour.
Au premier tour, 46 % des enseignants sondés pencheraient pour François Hollande, plus de 15 points au-dessus des sa moyenne nationale, 10 % voteraient pour Jean-Luc Mélenchon (2 points au-dessus de l'ensemble des Français) et 5 % pour Eva Joly (aussi 2 points au-dessus de l'ensemble des Français).

Nicolas Sarkozy obtiendraient 12,5 % (13 points en dessous de sa moyenne nationale) et Marine Le Pen 5 % (12 points en dessous)... Les idées xénophobes de la candidate de l'extrême droite ne séduisent pas les enseignants, attachés aux valeurs républicaines et à l'égalité.

Autre enseignement du sondage de l'IFOP, on constate que les idées libérales sur l'autonomie des établissements ou le renforcement des pouvoirs des chefs d'établissement sont passées depuis 2007 de 51 % à 32 % d'opinions faborables et de 27 % à 16 %.
Au quotidien, les enseignants, dont les organisations syndicales se sont fortement mobilisées sur ces questions, ont pris la mesure des dangers de la libéralisation du système éducatif. Le sondage de l'IFOP montre aussi des enseignants dubitatifs sur la question des 60 000 créations de postes promises par François Hollande. Raison de plus de voter utile en votant pour Jean-Luc Mélenchon !

Pourquoi le « mécanisme européen de stabilité » est une aberration

Extrêmement risqué du point de vue financier, destructeur sur le plan social, et antidémocratique, le mécanisme européen de stabilité symbolisera-t-il le suicide de l’Europe et la fin d’un demi-siècle de patiente construction et de progrès social ? Explications.

mardi 21 février 2012

La Revue du Projet


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Auto-entrepreneur : le mythe du travailleur indépend

La France compte 740 000 auto-entrepreneurs. Un succès pour ce statut lancé il y a trois ans et présenté comme « une arme anticrise ». La promesse de revenus complémentaires et de créations d’activité dissimule cependant un véritable miroir aux alouettes : contournement du droit du travail, salariat déguisé sans les protections associées, isolement, transformation de travailleurs en sous-traitants bon marché…
« Recrute téléopérateur, vendeur, graphiste, livreur de pizzas, coiffeuse, maçon… sous le régime d’auto-entrepreneur. » Ce type d’annonce foisonne sur Internet. Nombre d’employeurs voient dans les deux initiales « AE » un nouveau mode d’emploi. Les avantages sont multiples : baisse des cotisations sociales, qui sont gérées par le prestataire, révocation immédiate sans procédure ni indemnités. Architecte, Simon travaille pour la même agence en tant qu’auto-entrepreneur depuis un an. « J’ai été le premier, explique-t-il. Après, ils ont enchaîné toute une vague. Ils exigent que toutes les nouvelles embauches soient sous le statut d’auto-entrepreneur. » Horaires fixes, présence continue au bureau, consignes régulières, client unique, sa situation actuelle a tout du salariat. De quoi écorner l’image du créateur libre et autonome vantée par les sites de promotion qui pullulent sur la toile : simplicité, rapidité, allègement fiscal… Faites fructifier vos talents et devenez votre propre patron en un clic !
Le statut d’auto-entrepreneur fête ses 3 ans. Il est présenté comme une « arme anticrise », selon son inventeur, Hervé Novelli, secrétaire d’État chargé du Commerce, de l’Artisanat, des Petites et Moyennes Entreprises. Le dispositif rencontre un grand succès, dès son entrée en vigueur, en janvier 2009. Le nombre d’auto-entrepreneurs cotisant est passé de 78 500 début 2009 à près de 740 000 fin 2011. En janvier 2012, le dispositif a franchi le million d’inscriptions, malgré une hausse des radiations. De l’informatique à l’agriculture, en passant par la restauration, le journalisme ou l’éducation, tous les secteurs sont concernés. Même dans la Fonction publique [1]. Construction et commerce en tête, auto-entrepreneurs à tous les étages ! Et selon l’Insee, près d’un tiers des auto-entrepreneurs sont des demandeurs d’emploi. Chômeurs, devenez créateurs d’entreprise ! Derrière la promesse d’un complément de revenus ou de la création de son activité, c’est pourtant la porte ouverte au salariat déguisé et à la précarisation. Un véritable miroir aux alouettes.
Contourner le droit du travail
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samedi 18 février 2012

MES : La section PCF du Grésivaudan interpelle le député de la circonscription

Le 30 janvier dernier, le Conseil européen a adopté deux nouveaux traités européens, sur injonction de M. Sarkozy et de Mme Merkel.
L’un s’appelle Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l’union économique et monétaire (TSCG). L’autre a pour nom Traité instituant un mécanisme européen de stabilité (MES).
Les deux sont liés. L’un édicte la politique d’austérité, l’autre est un instrument qui conditionne toute aide du MES à la mise en œuvre de ces choix de réduction des dépenses publiques et sociales.
Il n’y a ici aucune place pour quelque aménagement ou réorganisation que ce soit : tout ce texte est inacceptable.
Voter ces textes reviendrait par avance à accepter d’être matraqués après les élections présidentielles : diminution des retraites et des pensions, diminution des services publics, nouveaux déremboursements de médicaments, impôts sur les allocations familiales, augmentation de la TVA… C’est une purge qui se prépare. Ne laissons pas faire !
Le traité MES sera soumis au parlement français le 21 février. Toute la gauche doit se rassembler pour les combattre et les mettre en échec lors du vote.
Pour toutes ces raisons la section du Grésivaudan a décidé d'interpeller le Député de la 5ème circonscription
sur ce sujet.
Lire le courrier

vendredi 17 février 2012

Chômeur Go Home : le tube de la campagne

Enfin un tube pour la campagne présidentielle !


Chômeur Go Home : le tube de la campagne. par PlaceauPeuple

Le Sénat rejette l’interdiction des licenciements boursiers

Le Sénat a rejeté, jeudi 16 février 2012, la proposition de loi déposée par le groupe communiste tendant à interdire les licenciements boursiers. Cette proposition de loi modifiait le code du travail, en prévoyant qu’« est réputé sans cause réelle et sérieuse le licenciement pour motif économique prononcé par une entreprise qui a distribué des dividendes au titre du dernier exercice comptable ». Par Jeanne Fidaz.
Elle reprenait une mesure-phare du programme du Front de gauche, l’Humain d’abord ! qui prévoit « d’interdire les licenciements boursiers et la redistribution de dividendes pour les entreprises qui licencient ». Elle visait à stopper l’hémorragie des emplois industriels – dont 500 000 ont disparu ces cinq dernières années – et à remettre la finance au service de l’économie. Sans rétablir l’autorisation administrative de licenciement, elle mobilisait l’inspection du travail, dont le procès-verbal aurait pu être utilisé devant le juge pour aider les salariés à faire valoir leurs droits.
Six voix ont manqué à l’adoption de cette proposition de loi ; 12 sénateurs du groupe du Rassemblement démocratique et social européen se sont abstenus (principalement des radicaux de gauche, dont Jean-Michel Baylet). Cette proposition de loi aurait pourtant pu être un point d’appui fort en cas de victoire de la gauche au printemps prochain : l’Assemblée nationale n’aurait eu qu’à la voter en termes identiques pour qu’elle devienne applicable.
Nous nous réjouissons que le groupe socialiste et que le groupe écologiste aient voté en faveur de cette modification législative, alors même que l’interdiction des licenciements boursiers ne figure ni dans les 60 propositions du candidat socialiste à l’élection présidentielle, ni dans l’accord PS-EELV. Nous notons cependant que s’il « n’y avait pas de communistes en France », cette proposition identitaire de la gauche ne serait pas défendue dans le débat public.

Document : le cri de colère contre un "système éducatif en crise"

Tribune. Trente professeurs du jury d'agrégation de mathématiques ont démissionné mercredi pour protester contre "la destruction" du système de formation et de recrutement des enseignants. Une action rare qui montre l'exaspération générale au sein de l'Education nationale face à la politique de casse menée par le gouvernement. Nous publions ici leur tribune dans laquelle ils pointent:
  • la casse de la formation et du recrutement des enseignants liés à la "masterisation"
  • la suppression de près de 80.000 postes depuis cinq ans
  • les suppressions de classes
  • la privatisation rampante des financements des universités
  • les restrictions de visa pour les étudiants étrangers

"Démission d'un quart du jury de l'agrégation externe de mathématiques: les effets de la masterisation"
"Le système éducatif français est en crise, la situation est grave. La crise apparaît d’abord dans l’asphyxie des moyens. Les fermetures de classes se succèdent à un rythme accéléré dans les écoles primaires, les collèges et les lycées. Les universités n’arrivent pas à accueillir décemment les étudiants; elles sont précipitées dans une course effrénée aux financements. Il y a une baisse alarmante des effectifs dans les études scientifiques ainsi que dans les filières professionnelles.
Les mesures indignes prises récemment à l’encontre des étudiants étrangers aggravent encore la situation. Élèves, étudiants, parents, chefs d’entreprises, enseignants, tous perdent peu à peu confiance dans notre système de formation. Un signe alarmant est la désaffection croissante des étudiants pour le métier de professeur. Amorcé au début des années 2000, le phénomène a connu en 2011 une accélération brutale, effet immédiat de l’entrée en vigueur de la réforme de la formation et du recrutement (connue sous le nom de « masterisation »). Par exemple, au CAPES externe de mathématiques, où il y avait 846 postes ouverts en 2010 et 950 en 2011, le nombre de candidats présents aux épreuves écrites est passé de 2695 en 2010 à 1285 en 2011 (-53%), le nombre d’admissibles de 1919 à 1047 (-46%), le nombre d’admis de 846 à 574. Ainsi, l’effondrement du nombre de candidats a été tel que le jury n’a pu pourvoir en 2011 que 60% des postes offerts.
De tels chiffres se passent de commentaire
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jeudi 16 février 2012

La guerre de classe est déclarée : venez faire Front, camarades !

L’entrée de Sarkozy en campagne donne à celle-ci un tour d’affrontement politico-social radical. Il est avec Parisot pour réaliser les rêves du Medef, avec Merkel pour imposer l’austérité généralisée en Europe, avec Guéant pour camoufler le tout derrière une prétendue civilisation en danger, quitte à s’accommoder sur les « valeurs » avec le FN. Par Yann Cochin, membre du conseil national de campagne du Front de gauche.

L’enjeu de 2012 est désormais limpide, il faut le battre, lui et la droite, sous peine de connaître, pour le coup, un vrai recul de civilisation, un retour à la loi de la jungle capitaliste réduisant à néant tous les acquis sociaux. La Grèce est là pour montrer jusqu’où ils sont capables d’aller…
Alors, puisque la guerre de classe est déclarée, l’autre enjeu, en 2012, c’est de faire monter en puissance une gauche de résistance. Pas une gauche de résignation qui n’oserait pas s’affronter aux marchés financiers et paierait leur dette sans broncher. La Grèce, encore, montre jusqu’à quelle catastrophe peut mener ce type de politique quand la gauche y consent.
Mais une gauche de résistance ne peut avancer sans la puissance d’un mouvement social actif. Avant comme après les élections. Et dans cette élection, les syndicats se manifestent dans le débat, appellent à l’action en France contre le gouvernement, en Europe en mars contre les nouveaux traités, et les usines occupées contre les licenciements s’invitent aussi dans le débat.
Le Front de gauche réussit à faire entendre la voix d’une gauche de combat, ce sont des foules entières, jeunes, combatives, qui convergent vers les meetings de son candidat Jean-Luc Mélenchon. Que celles et ceux qui regardent cela du bord, au NPA, à EELV ou au PS, encore dubitatifs, mais avec une envie manifeste, franchissent le pas. Venez ! Ce Front est forcément imparfait, inachevé, exaspérant quand des logiques partidaires freinent la dynamique, mais il est en mouvement, et ce mouvement a besoin de vous pour s’améliorer encore.
Nous avons tout un « programme » bien chargé d’actions à partager, dans la rue comme dans les élections, dans les mois qui viennent. Manifester, voter, faire grève, occuper des places, débattre, voter à nouveau, voire, pourquoi pas, occuper les usines comme en 1936, quand la droite fut battue et que la gauche molle tergiversait… On doit faire Front ensemble, créer cette force de gauche prête à gouverner pour le peuple et pas pour les marchés, et qui ne s’accommodera pas pour autant d’une gauche qui gouvernerait pour appliquer l’austérité.
C’est maintenant que ça commence, et qu’il faut en être.

L'austérité ou la vie, il faut choisir


L'austérité ou la vie, il faut choisir (Ep... par CN-PCF

"Sarkozy a réalisé un numéro de pur cynisme" (réactions à gauche)

Les réactions à gauche ne sont pas tendres concernant la candidature de Nicolas Sarkozy officialisée au 20 heures de TF1. Découvrez ici les positions de Jean-Luc Mélenchon et Pierre Laurent pour le Front de gauche, François Hollande (PS), Eva Joly (EELV) et Nathalie Arthaud (LO).
Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la présidentielle: "La campagne contre lui peut commencer de manière claire et ouverte devant les citoyens. On a assisté à un numéro de pur cynisme de la part de quelqu'un qui vient nous parler de ses ambitions sociales après avoir fait reculer le pays comme aucun autre président ne l'avait fait depuis le début de la Ve République. Cet homme-là, c'est celui qui nous a pris la retraite à 60 ans, il ne faut pas l'oublier. Il prétend redonner la parole au peuple, mais il lui refuse sur le traité européen."
"Nous avons entendu les ritournelles dont nous avons été régalés pendant cinq ans, néo-libérales, avec tout ce verbiage", a martelé Jean-Luc Mélenchon, qui a vu "quelque chose d'offensant" dans les déclarations de Nicolas Sarkozy sur "l'assistanat". Il a également pointé "l'extrême-droitisation de la droite".

Pierre Laurent, PCF: "Nicolas Sarkozy vient de déclarer sa candidature à l'élection présidentielle prétendant incarner la parole rendue au peuple. En vérité son quinquennat aura été celui de la parole confisquée, du parlement bâillonné et du peuple méprisé. Pendant tout son mandat, il aura piétiné l'opinion majoritaire des français-e-s.Cette annonce est une bonne nouvelle: il va pouvoir être battu!"
Pour le pouvoir d'achat détérioré, pour la retraite à 60 ans sacrifiée, pour les services publics rendus exsangues, pour les immigrés et leur familles poursuivis, pour les chômeurs stigmatisés, pour l'instauration de la TVA à 21,6 %, et tant de chose encore, il est temps de présenter l'addition au monarque du palais de l'Elysée. Pour sa faiblesse coupable à l'égard du pouvoir de l'argent, pour son incompétence devant la crise des marchés financiers, pour son alignement aveugle sur les positions de la chancelière allemande précipitant toute l'Europe chaque jours vers des périls plus grand, Nicolas Sarkozy va répondre de sa politique devant les Français.
Le front de gauche et son candidat Jean-Luc Mélenchon sont déterminés à lui faire mordre la poussière. Le 6 mai prochain annulons la réservation au Fouquet's de Nicolas Sarkozy."
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mercredi 15 février 2012

Rassemblement de soutien au peuple grec


Les génuflexions de François Hollande devant la City font du mal à la gauche

A la lecture du Guardian, on apprend beaucoup de choses de la part de François Hollande. Selon le candidat socialiste à la présidentielle, « aujourd'hui, il n'y a plus de communiste en France ». Les 132 000 adhérents du PCF et ses 10 000 élus seront contents de l'apprendre. Ses propos sur les marchés financiers méritent aussi le détour : « La gauche a été au pouvoir pendant 15 ans, au cours desquels nous avons libéralisé l’économie et ouvert les marchés à la finance et aux privatisations. Il n’y a rien à craindre ». Cela a le mérite d'être clair, les électeurs de gauche apprécieront. François Hollande dénonce comme son principale adversaire le monde de la finance mais ses génuflexions devant la City font du mal à la gauche.
Olivier Dartigolles porte parole du PCF et co-directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon
 
Y a-t-il encore des communistes en France ?

Aujourd'hui, il n'y a plus de communistes en France." C'est une petite phrase lâchée par François Hollande, à la fin d'un article du Guardian, publié lundi. Dans cet article, intitulé "François Hollande cherche à rassurer la Grande-Bretagne et la City de Londres", le candidat socialiste fait de l'œil au Royaume-uni.
Préparant une visite en Grande-Bretagne, le député de Corrèze a rencontré les correspondants de différents journaux et magazines britanniques, se présentant comme quelqu'un qui n'est pas "agressif", raconte la journaliste du Guardian, Angelique Chrisafis, qui le décrit comme un candidat de "centre-gauche, un social-démocrate modéré dont les mains sont liées par la crise de la dette française".

"Nous avons libéralisé l'économie"
Décrivant Tony Blair comme quelqu'un de "tellement intelligent qu'il n'avait pas besoin d'être arrogant", M. Hollande refuse par ailleurs la comparaison avec François Mitterrand, selon les propos rapportés par la journaliste du Guardian. "Les années 1980 étaient différentes d'aujourd'hui. Les gens disaient qu'il y auraient des chars soviétiques sur la place de la Concorde. Cette époque est terminée. Cela appartient désormais à l'histoire. C'est normal qu'il y ait eu des craintes à l'époque. La droite était au pouvoir depuis vingt-trois ans, c'était la Guerre froide et Mitterrand avait nommé des ministres communistes au gouvernement. Aujourd'hui, il n'y a plus de communistes en France... La gauche a été au gouvernement pendant quinze ans, nous avons libéralisé l'économie et ouvert les marchés à la finance et aux privatisations. Il n'y a donc pas de craintes à avoir", explique-t-il dans cet article.

« Faut pas prendre les gens pour des cons »

L’annonce de la candidature de Nicolas Sarkozy approche. En ces temps de campagne présidentielle, rappelons-nous ce qu’il avait promis en 2007.


"Faut pas prendre les gens pour des cons" par PlaceauPeuple

mardi 14 février 2012

Grèce: signez la pétition à l'initiative de l'Humanité



Solidarité avec la résistance grecque

Le Peuple grec est en situation de légitime défense. On tente de lui imposer des politiques d'austérité insupportables. Les plans successifs échafaudés à Bruxelles ou par le conseil européen et présentés à intervalles de plus en plus réguliers comme le seul moyen de le « sauver » du surendettement et de « sauver » l'euro, sont à chaque fois en échec. En se soumettant toujours davantage au diktat des marchés financiers on ne traite pas le malade. On le tue. Poursuivre dans cette voie est aussi insensé que dangereux. L'austérité, fait mal aux peuples européens, elle frappe aussi l'Europe de plein fouet. 

Il faut un véritable plan de solidarité avec la Grèce. C'est aussi la seule voie du salut pour l'euro et les partenaires européens d'Athènes. La Banque Centrale Européenne (BCE) doit aider à relancer la croissance et l'emploi en Grèce et partout ailleurs, en finançant - au taux auquel elle prête aux banques à 1% voire moins -, les Etats et leurs services publics, en leur permettant ainsi de sortir de leurs dépendances des marchés financiers et de leurs taux d'intérêt usuraires. 

Partout aujourd'hui la croissance décline. Une nouvelle récession menace la zone euro. La démocratie est piétinée. Des gouvernements non élus, comme celui d'Athènes, sont désignés, des aréopages bureaucratiques dictent leur loi aux assemblées élues. Des décisions autoritaires sont prises pour forcer les résistances populaires contre l'écrasement des salaires et des protections sociales. 

La construction européenne ne survivra pas à cette fuite en avant. Les peuples en lutte contre l'austérité ont raison. Ils ont besoin de toute notre solidarité. 

Nous appuyons l'idée avancée par des économistes, des acteurs du mouvement social et des forces de gauche pour que, par le rachat de titres de dette publique à l'émission, la BCE finance directement les Etats et leurs services publics. Ce serait là le seul moyen de casser les ressorts de la spéculation contre les dettes publiques. 

Les différents partenaires de la zone euro doivent pouvoir user du pouvoir de la BCE de créer de l'argent pour financer les immenses besoins de notre temps (sociaux, écologiques, énergétiques, sanitaires etc) et répondre enfin présent à la nécessaire solidarité européenne. 

Elles ne sont pas inflationnistes puisqu'elles impulsent une productivité supérieure et écologique et des créations de richesses nouvelles dans toute la zone euro. 

Le Fonds Européen de Stabilité Financière mis en place par l'UE doit être transformé en un fonds européen de développement social et écologique et dévoué à cette optique. Et la recapitalisation des banques ou leur nationalisation doit être conditionnée à une autre politique du crédit au service de ces objectifs. 

L'Europe est à un tournant. Elle ne peut sortir de la crise que si elle s'émancipe de la dictature des marchés financiers et se rend capable d'une promotion sociale, démocratique et écologique partagée.


La commission des affaires sociales propose une mesure forte d'interdiction des licenciements boursiers

Réunie le 8 février 2012 sous la présidence d’Annie David (CRC - Isère), la commission des affaires sociales a adopté la proposition de loi tendant à l’interdiction des licenciements boursiers, déposée par le groupe communiste, républicain et citoyen (CRC) en septembre dernier.
La commission a approuvé les conclusions de son rapporteur, Dominique Watrin (CRC - Pas-de-Calais), qui a recommandé l’adoption du texte, tout en proposant d’y apporter des améliorations techniques.
La proposition de loi vise à mettre un terme à ce scandale que constituent les licenciements économiques effectués par des entreprises bénéficiaires pour des raisons purement financières, en dehors de toute nécessité économique ou industrielle, dans le seul but de distribuer des dividendes encore plus élevés.
Pour y parvenir, une mesure efficace et lisible est proposée : seraient réputés sans cause réelle et sérieuse les licenciements économiques effectués par les entreprises qui auraient distribué des dividendes au titre du dernier exercice comptable. A la demande d’un salarié, l’inspection du travail pourrait vérifier si l’entreprise ne contrevient pas à cette règle, ce qui aiderait les salariés à faire valoir ensuite leurs droits devant le juge. L’entreprise qui procéderait à un licenciement en violation de cette interdiction serait condamnée à rembourser toutes les aides publiques qu’elle aurait reçues, y compris les exonérations de cotisations sociales et les allégements d’impôt.
L’objectif de cette mesure est de garantir que ce soient les détenteurs du capital qui fassent les premiers des efforts, en cas de besoin, et non les salariés dont l’emploi est trop souvent sacrifié au nom de la recherche d’un meilleur rendement à court terme.
Cette proposition de loi se veut la première étape d’un processus plus vaste de reconquête des droits sociaux et de changement du rapport de force, pour remettre la finance au service de l’économie, condition indispensable de la réindustrialisation de notre pays.

Marie-Georges Buffet invitée des 4 vérités


Marie-George Buffet invitée des 4 vérités sur... par CN-PCF

lundi 13 février 2012

Grèce: la saignée continue - communiqué de la fédération de l'Isère du PCF


Nous appelons au rassemblement  de soutien au peuple grec ce soir de 18H00 à 21H00 devant le Consulat de Grèce à Grenoble, 9 rue de la Liberté (entre la place de Verdun et la place Vaucanson)

Le parlement grec a adopté cette nuit le plan d'austérité imposé par les gouvernements européens. Malgré près de 100 000 personnes dans les rues d'Athènes, le gouvernement de Lucas Papademos continue son travail zélé de démantèlement social : baisse des salaires, baisse des retraites et suppression d'emplois étaient hier au programme.

Dans un pays qui compte désormais 1 million de chômeurs pour 12 millions d'habitants, l'échec des plans d'austérité successifs se mesure à la hausse du chômage et de la précarité. Avec entre autre la baisse de 22 % du salaire minimum, des coupes dans les retraites ou encore des licenciements facilités, les dirigeants grecs veulent économiser 3,3 milliards d'euros supplémentaires en échange d'environ 110 milliards d'euros de prêt. Voilà une nouvelle saignée imposée à la Grèce par l'Union Européenne et le FMI pour servir les intérêts de la finance.

La soumission aux exigences de la Troïka (Merkel-Sarkozy-Draghi) ou la faim, voilà ce qu'a été en substance le discours du premier ministre grec au parlement. Les députés, notamment du PASOK (social-démocrate) n'ayant pas respecté la consigne ont été exclu du parti. C'est donc en exerçant un odieux chantage sur la faillite de la Grèce que le gouvernement a fait passé le plan d'austérité. Cette pratique, intolérable en démocratie, est celle des voyous et des dictateurs.

La Fédération de l'Isère du PCF condamne fermement le coup de force des dirigeants grecs et exprime sa vive inquiétude quant aux conséquences du nouveau plan d'austérité imposé.

Nous condamnons aussi la répression inouïe, qui s'est abattue sur les manifestants ce dimanche, indigne d'un pays démocratique et nous exprimons notre solidarité avec le peuple grec.

Nous partageons la lutte qu'il mène contre les dérives actuelles en Europe, consistant à imposer l'austérité en dehors de tout cadre démocratique. Après la nomination de gouvernements technocratique en Italie et en Grèce, c'est désormais l'intégration des politiques d'austérité dans les Constitutions qui est en projet, autrement dit la famine et la misère du peuple, afin d'assurer le sauvetage de la finance internationale.

La Fédération de l'Isère du PCF appelle l'ensemble de nos concitoyens à se saisir du débat politique et à construire une résistance claire aux politiques d'austérité en France et en Europe.D'autre voies existent, celles de la démocratie et d'une refonte des institutions européennes à commencer par la BCE.

                                                                                   Grenoble, le 13 février 2012

                                                                                  Jérôme MARCUCCINI,
                                                                                   Secrétaire départemental

Athènes organise sa résistance à l’austérité, dans la rue

video

Athènes, envoyé spécial. Alors que les ministres et députés débattent ce dimanche soir du nouveau plan d’austérité, la population maintient une manifestation que le gouvernement tente de faire taire par tous les moyens. Selon différentes sources, il y aurait au moins 50 blessés à Athènes et près de vingt immeubles en feu. Deux figures historiques de la Grèce contemporaine, Manolis Glezos et Mikis Theodorakis, présents dans la manifestation, ont reçu de fortes doses de gaz lacrymogène.
Dans les rangs des députés, le nombre de démission se multiplierait, d'autres parlementaires de ND et du Pasok déclareraient voter contre le texte. Retour sur cette journée cruciale.
Les scènes qui se déroulent actuellement à Athènes sont d’une violence inouïe, indécente dans un pays membre de l’Union Européenne, censée respecter des valeurs aussi fondamentales que les droits de l’Homme ou la démocratie. Alors que les milliers de manifestants se rassemblaient tranquillement sur la place Syntagma, à l’appel des deux confédérations syndicales GSEE (privé) et Adedy (public) et de la gauche (Syriza, Andarsia…) ou sur la place Omonia à l’appel du KKE, la police a littéralement gazé la place, puis les rues alentours. Le prétexte invoqué pour justifier ces actes: des groupes de contestataires ont fait pression sur un cordon des forces antiémeutes devant l'esplanade du soldat inconnu, en contrebas du parlement, selon les images en direct du site internet Zougla.
Au sein de la Vouli, les députés débattaient d'un plan d’austérité, dont l’application est une condition sine qua non afin que les gouvernements de l’Union Européenne accordent un nouveau prêt à la Grèce. Ce plan comporte pourtant le même type de mesures que celles appliquées depuis mai 2010, lors du vote du 1er mémorandum contre un premier prêt de 110 milliards d’euros. Depuis, la Grèce s’enfonce dans la récession, le chômage et la misère. Le nombre de chômeurs a ainsi franchi la barre des 1 million dans un pays qui compte 12 millions d’habitants! Dans ce contexte, le ras-le-bol grimpe dans la population. Son expression alterne cependant entre un sentiment d’impuissance, correspondant à un reflux des protestations, et une volonté d’agir, voire d’en découdre, correspondant à un renouveau des mouvements sociaux.
Tout a été fait pour vider la place de la Constitution
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Rejeter le nouveau traité européen

par Patrick Le Hyaric 
Un groupe de chercheurs rassemblé dans une fondation -l’European Council on Foreign Relations-, basée à Londres, alerte sur les « décrochages européens ». « Les nuages noirs s’accumulent sur l’Europe », écrivent-ils. Ils prédisent même que la crise « risque de faire sentir ses effets en 2012 et les années suivantes ». De fait, dans plusieurs capitales à travers le monde on s’alarme sur les conséquences du  dogme de l’austérité appliqué à l’Union européenne. Celui-là même que les dirigeants de l’Union européenne sous la dictée de Mme Merkel et M. Sarkozy tentent de « constitutionnaliser ». La Grèce qu’ils mettent de fait sous tutelle est leur terrain d’expérimentation. La confédération européenne des syndicats refuse ces projets. Elle refuse aussi le nouveau traité européen. Voilà un bon point d’appui pour les peuples européens.
Ce nouveau traité européen, adopté le lundi 31 janvier par le Conseil européen est d’une extrême gravité. Il doit être ratifié définitivement par ce même Conseil dans quelques semaines, au premier jour de mars.  Sans tenir compte de l’opinion des citoyens européens, Merkel et Sarkozy veulent l’imposer au nom d’une prétendue « parole de l’Etat ».
Destiné à être intégré au traité de Lisbonne pour aggraver encore ses orientations négatives, il ne fait pourtant l’objet d’aucun décryptage, d’aucune information précise, d’aucun débat dans les grands médias, dont la spécialisation semble être devenue la chasse à la petite phrase, à la valorisation-banalisation de l’extrême -droite, à la dérision abêtissante, à la bipolarisation politicienne, à l’acharnement à déguiser en populiste tout responsable politique de gauche qui ne rentrerait pas dans le cadre de la pensée unique ultralibérale.
Ces mêmes observateurs, partie intégrante du petit microcosme politico-médiatico-sondagier font croire qu’ils attendent avec impatience des programmes présidentiels qu’ils passent à leur scanner programmé avec des idées… de droite. Ainsi, dimanche dernier, lors d’une émission de radio, chaque proposition de Jean-Luc Mélenchon se voyait rétorquer de cette phrase : « … L’Allemagne ne voudra pas ». Qui est l’Allemagne ? Mme Merkel qui vient faire la campagne de son petit télégraphiste Sarkozy en France pour y imposer les mêmes recettes qui font tant de mal à sa population ? Ou n’est-ce-pas le peuple allemand qui souffre des choix ultralibéraux de Mme Merkel ? Tout ce petit monde de “spécialistes” se dit européen et à ce titre a mené campagne pour tous les traités. Mais quelle est donc cette nouvelle conception de la construction européenne qui voudrait que les dirigeants d’un seul pays imposent leurs vues à tous les autres ! A la sainte alliance du Merkozysme, nous opposons l’unité dans l’action des travailleurs allemands et français avec tous ceux de l’Europe. Le programme de M. Sarkozy consiste à terminer le travail qu’il mène depuis cinq ans au service des puissances d’argent. C’est tout le sens de l’exposé de sa dernière émission de télévision. C’est tout le sens du nouveau projet de traité européen. Le fil rouge qui les relie est le texte du Pacte Euro plus, qui est le programme commun de l’ultra droite allemande et française. En réalité, il s’agit du ralliement, de la capitulation sans condition de M. Sarkozy devant les choix antisociaux de Mme Merkel qui font que l’Allemagne détient le record de la précarité et un niveau de pauvreté supérieur à beaucoup d’autres sur notre continent.
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