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jeudi 24 décembre 2015

En 2016, arrêtons de propager la peur pour reconstruire l'espoir et la fraternité

Extension de la déchéance de nationalité et révision constitutionnelle : où donc est le danger ?

L'extension de la déchéance de nationalité pour les binationaux nés en France, annoncée par François Hollande devant le Parlement réuni en Congrès le 16 novembre, trois jours après les attentats de Paris et de Saint-Denis, a provoqué au cours des dernières semaines de très nombreuses réactions. La raison et les valeurs républicaines semblaient l'avoir emporté. Il n'en est rien. Jamais une telle mesure n'avait été assumée par les plus hautes autorités de l'Etat. Présentée par Manuel Valls comme une décision à «  caractère hautement symbolique », elle serait en effet une honte et un reniement pour notre République. Aujourd'hui, pour ce pouvoir, l'extension de la déchéance de nationalité est proposée « au nom de l'égalité »  alors qu'elle aurait pour conséquence de créer deux catégories de Français.

D'aucune efficacité contre le terrorisme, la déchéance de nationalité est apparue au cours des dernières semaines comme une nouvelle légitimation de l'extrême-droite puisque cette mesure est directement tirée du programme du FN.

Où est donc le danger ? Dans un climat de peur, de haine et de stigmatisation, avec l'utilisation qui peut en être fait, plaçant le FN au cœur du paysage politique et idéologique. En quoi la déchéance de nationalité désarmera des terroristes dont l'objectif est de semer la mort en y perdant la vie ? En quoi, pour reprendre l'expression du Premier ministre, aura-t-elle la moindre « efficacité pour protéger nos concitoyens » ?

Concernant l'état d'urgence, la réforme constitutionnelle présentée fait courir le risque d'un régime d'exception permanent et d'une aggravation des atteintes aux libertés constatées depuis quelques semaines ciblant des personnes sans aucun lien à des risque d'attentats. Elle est une mauvaise réponse aux terroristes alors qu'il est parfaitement possible, en y consacrant les moyens humains nécessaires pour la police et la justice, d'assurer la sécurité dans le respect de notre Etat de droit.
Où donc est le danger ? Quand notre République doute de ses valeurs, de la Liberté, de l'Egalité et de la Fraternité, elle fait le jeu des terroristes car il s'agit là de leur objectif premier.

Nous ne voulons pas de cette société. Les prochaines semaines, le débat dans le pays et au Parlement devra défendre l'essentiel, ce qui était attaqué par Daesh : la République, notre démocratie et nos libertés.

Olivier Dartigolles, porte parole du PCF,
Paris, le 24 décembre 2015.

samedi 14 novembre 2015

Auvergne-Rhône-Alpes: paroles de candidats de la liste l'Humain d'abord

Dans le cadre de la campagne des élections régionales en Auvergne-Rhône-Alpes, les candidates et candidats de la liste iséroise s'expriment sans détour sur les ambitions nécessaires à partir de leurs propres expériences.
A partir de cet article, vous pourrez visionner ces clips: Gérard Viviani, Aziz Chemingui, Samira Rbai Figuigui, Nadine Coquillat, Anne-Marie Tibaudo, Marie-Françoise Baboud (3 candidatures d'ouverture, 2 PCF, 1 MRC) plus l'opinion des 2 journalistes invités à l'émission "La voie est libre" et les réponses apportées par Cécile Cukierman, tête de liste l'Humain d'abord avec la gauche républicaine et sociale.




samedi 7 novembre 2015

L'Humain d'abord, du punch pour Auvergne-Rhône-Alpes

Avec cette nouvelle série de 12 vidéos se termine la présentation des candidates et candidats qui ont pu se rendre disponibles le 24 octobre, lors de la fabrique du projet de la liste l'Humain d'abord avec la gauche républicaine et sociale. Tour à tour, vous pourrez visionner les messages qui vous sont adressés par Simone Torres, Frédéric Vergès, Sylvie Guinand, Joël Marseille, Arlette Jean, Julien Riccardi, Isabelle Rousset, Marc Bouchet, Josué Thurar, Patrice Voir, Jacqueline Madrennes et par la tête de liste régionale, Cécile Cukierman.

Se loger : un droit pour tous

► La France connaît une très grave crise du logement : près de 4 millions de mal-logés et plus de 100.000 personnes sont à la rue. On compte plus d'1,8 million de demandeurs de logement social. Même ceux qui souhaitaient accéder à la propriété ne le peuvent plus compte tenu de la spéculation immobilière et des prix du foncier.

► Se loger est devenu un luxe, la principale charge dans le budget des ménages. Pour certains d'entre eux, le logement représente plus de 50 % des dépenses dans un contexte de stagnation des salaires.

► La politique menée par le gouvernement aggrave encore cette situation : par exemple avec la quasi disparition des aides publiques à la construction de logements sociaux. Par ailleurs le basculement de nombreuses villes à droite en 2014 a mis un coup d'arrêt terrible à la construction de logements publics.

► L'accès à un logement de qualité est un droit. Les régions sont des acteurs importants qui peuvent le faire progresser. En aidant les Maires bâtisseurs, en oeuvrant pour l'interdiction des expulsions locatives sans relogement ou encore par l'encadrement des loyers en zone tendue, et en cessant toute aide aux communes qui ne respectent pas la Loi SRU.

Le logement est une source de spéculation et d'enrichissement considérable pour quelques uns, mais un problème au quotidien pour des millions de personnes mal-logées, et une charge très lourde dans le budget d'une majorité de familles. C'est aussi une source de relégation des plus modestes loin des centres urbains. Cette situation est le produit des politiques menées en France, ces trente dernières années. Elle ont principalement consisté en une multiplication de niches fiscales au détriment des aides à la construction de logements sociaux, de logements pour tous.

Le gouvernement actuel poursuit cette politique inefficace et anti-sociale, qui creuse les inégalités, favorise les ghettos et ne permet pas de répondre aux besoins. Deux exemples dans le budget 2016 : les aides dites « à la pierre » c'est à dire les aides versées par l’État à la construction de logement sociaux passe de 400 à 250 millions ! Le budget 2016 prévoit également la baisse des aides personnalisées au logement (APL) pour 500.000 bénéficiaires, notamment les jeunes salariés qui viennent de trouver un emploi !
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mercredi 4 novembre 2015

Des régions et une alimentation justes et durables

► L'alimentation est un enjeu économique, social, un enjeu de santé publique, et un enjeu écologique.
► Les liens entre agriculture, alimentation et lutte contre la précarité doivent devenir un axe de réflexion pour les politiques publiques
► Le vote du 6 décembre pour la liste du Front de gauche sera l'occasion de porter des exigences avec les moyens correspondant dans ce domaine aussi
L'alimentation est un enjeu économique, social, un enjeu de santé publique, et un enjeu écologique.

L'accès à l'alimentation se caractérise par une inégalité sociale et territoriale très forte. La part du budget consacré à l’alimentation ne cesse de progresser, et plus les ménages sont pauvres, plus cette part est élevée. L'agriculture doit être pensée et appréhendée dans son ensemble : de la juste rémunération des producteurs, en passant par les circuits courts, la relocalisation, le développement de transports durables et l'accès à une alimentation saine pour toutes et tous.

L'accès à une alimentation saine pour toutes et tous
C'est une alimentation respectueuse de l'environnement des producteurs et des consommateurs. Notre modèle agricole, fondé sur la mécanisation, la sélection génétique et les intrants a certes permis une augmentation exceptionnelle des rendements, mais il a surtout permis de dégrader notre terre, de tuer des écosystèmes et d'agresser notre santé.
Une prise de conscience croissante des dangers de l'agriculture industrielle pour les producteurs, les consommateurs et l'environnement d'une manière général, a fait par exemple exploser la demande de produit dits « biologiques ». Mais cette exigence de produits de qualité, répondant à des normes environnementales, au respect des terroirs ou du goût, est aussi l'objet d'une exploitation.
C'est ainsi que le capitalisme vert prospère en faisant des produits biologiques un marqueur social et en entretenant la représentation pour les plus modestes : « le bio, c'est pour les riches ».
Quand nous savons que l’obésité est près de deux fois plus répandue dans les catégories les moins favorisées (16,7 % chez les ouvriers, 16,2 % chez les employés) que dans les catégories plus aisées, il est important d'apporter une réponse publique à toutes et tous sur l'alimentation.
Les circuits-courts
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Main basse du gouvernement sur les ressources des personnes en situation de handicap : Stop à l'indécence !

Vivre sous le seuil de pauvreté : une situation inadmissible que vivent des millions de citoyens. Et une double peine quand, en plus, on est en situation de handicap ou atteint de maladie invalidante.

Et pourtant, aujourd’hui, suite à une décision du gouvernement, plus de 200 000 personnes en situation de handicap vivant dans cette précarité risquent de perdre de 105 à 179 euros par mois !

Pour une poignée d’euros issus des intérêts sur livret (maximum 205 euros par an), le gouvernement est-il prêt à sacrifier des centaines de milliers de personnes en situation de handicap parmi les plus vulnérables ?

Deux mesures prévues au projet de loi de finances (PLF) pour 2016, si elles sont votées, vont venir aggraver considérablement les conditions de vie déjà précaires de plusieurs centaines de milliers de citoyens en situation de handicap.

La première mesure impactera directement la possibilité pour les bénéficiaires de l’allocation adulte handicapé (AAH) de se voir octroyer des compléments de ressources pourtant indispensables à leurs besoins essentiels.
Le gouvernement a en effet inscrit la prise en compte des intérêts des livrets non soumis à l’imposition (livret A, livrets d’épargne populaire, livret jeune, PEL, CEL…) dans le calcul des ressources des bénéficiaires de l’allocation adulte handicapé (AAH).
Un nouveau mode de calcul dont le résultat sera, pour ces personnes, l’exclusion de droits connexes : complément de ressources et majoration pour la vie autonome.*
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lundi 2 novembre 2015

Une proposition de loi pour préserver et développer les transports ferroviaires régionaux

Par le Groupe Communiste, Républicain et Citoyen
Les sénatrices et les sénateurs du groupe CRC ont déposé ce jour une proposition de loi « permettant de maintenir et de développer sur l’ensemble du territoire national une offre de transport ferroviaire régional de qualité », sujet au cœur des préoccupations des élus régionaux et des habitants.

Cette proposition de loi sera inscrite à l’ordre du jour du Sénat lors de la prochaine niche parlementaire réservée au groupe CRC, le 10 décembre prochain.

Cette proposition de loi préconise trois mesures :

La généralisation du versement transport régional. Cette mesure permettrait de doter les régions d’une ressource dynamique pour financer l’offre de transport régional. Le gouvernement réduit les dotations aux collectivités et baisse les seuils des obligations sociales des employeurs.

Les sénateurs CRC considèrent à l’inverse qu’il convient de garantir les ressources aux collectivités pour préserver leurs services publics. Quant aux employeurs, ils bénéficient pour leurs salariés et leurs clients de l’offre de transport régional, ils peuvent avec ce versement transport participer à ce que leurs déplacements soient sécurisés.

La baisse de la TVA dans les transports publics à un taux de 5,5 % au regard de leur utilité sociale et environnementale.

L’abrogation des dispositions de la loi Macron qui libéralisent les transports par autocar, en considérant que cette mesure crée une concurrence frontale route/rail qui conduira au remplacement des trains par des bus, en contradiction totale avec les objectifs de report modal et de transition écologique.

Le groupe CRC appelle tous les acteurs et usagers du secteur des transports ferroviaires à promouvoir cette proposition de loi utile qui dégage des marges financières nouvelles aux régions. Ils appellent également leurs collègues parlementaires à adopter ce texte en décembre prochain.
A lire sur le site du groupe CRC

Campagne unitaire pour que vive le code du travail

Par Gérard Filoche
Le 4 novembre 2015, Manuel Valls et Myriam El Khomri présenteront les grandes orientations de la loi de réforme du code du travail, dans la suite des propositions du rapport Combrexelle. Contre ce projet régressif, le SNTEFP-CGT a pris l’initiative d’impulser, en lien avec la Fondation Copernic, une campagne large et unitaire, mobilisant chercheurs, responsables associatifs, politiques et syndicaux.
Vous trouverez ci-dessous l’appel, publié par le journal L’Humanité du 28 octobre 2015 et la liste des premières personnalités signataires. La campagne sera lancée publiquement le 9 novembre 2015 à 19h00 à Paris (Bourse du travail, 3 rue du Chateau-d’eau 75010 Paris M° République).

Non au rapport Combrexelle
Pour un droit du travail protecteur des salarié-es !

La construction du Code du travail en France est issue d’un siècle entier de grèves et de négociations. Les lois et les conventions internationales concernant les durées légales, le smic, les conditions de travail, les institutions représentatives du personnel, la santé, l’hygiène, la sécurité, et les droits attachés aux licenciements sont le fruit des combats passés. Il en est de même de la construction du statut de la fonction publique.

A peine les lois Macron et Rebsamen votées, le gouvernement compte engager, en suivant les préconisations du rapport Combrexelle, une réforme qui peut changer la nature du Code du Travail et transformer la fonction de la négociation collective. La volonté affichée de simplification dissimule un projet de déréglementation qui vise à affaiblir les droits des salarié-es en élargissant les possibilités pour la négociation d’entreprises de déroger au code du travail en défaveur des salarié-es.

Ne nous y trompons pas. L’ensemble des salarié-es est visé. Le Premier ministre préconise le même breuvage pour la fonction publique : « il faudrait un rapport Combrexelle pour la fonction publique ». D’ores et déjà un agent sur cinq est soumis au système du contrat. Et Macron affirme que le statut des fonctionnaires n’est plus ni « adéquat » ni « justifiable ».
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mardi 27 octobre 2015

Le Ku-Klux-Klan à Béziers !

La dérive fascisante de notre ville, intimement liée à ses problèmes économiques et sociaux, prend des dimensions inquiétantes. Un malade mental vient d’envoyer une lettre contenant des menaces de mort au 2 de la rue Voltaire. Ces menaces visent Aimé Couquet, Linda Mendy et Medhi Roland, engagés pour la solidarité avec les réfugiés, pour la paix, contre le racisme et la xénophobie.

Oui il s’agit d’un détraqué mais son acte imbécile n’est pas sorti du néant. Il est en conformité avec le climat entretenu par le maire de Béziers. Si ce dernier n’a pas la folie du demeuré qui se réclame du Ku-Klux-Klan pour menacer de mort ceux qui résistent à l’emprise fascisante, il est responsable de cette ambiance délétère à laquelle nous sommes confrontés.

Si on fait le bilan de toutes les dispositions prises ou qu’il essaie de prendre, on voit que Ménard cultive la violence, la haine, particulièrement à l’encontre des pauvres gens. C’est son fonds de commerce ! La bourgeoisie peut dormir sur ses deux oreilles, ce ne sont pas les idées de l’extrême droite qui permettront que soit élevé le niveau de conscience de ce qui est en cause dans la crise que nous vivons.

Bien sûr que celui qui a posté cette lettre de menace est taré. Mais le nazisme s’est servi de ce genre d’individus pour se développer en Allemagne. On connait le résultat, la guerre et des souffrances horribles. Alors oui il faut trouver le coupable qui à coup sûr donne dans la démence et il faut combattre l’idéologie qui permet à ce genre de personne d’émerger. Cela passe par une autre politique que celle que nous subissons au plan national, européen et mondial. Elle est insupportable pour l’immense majorité des gens.

Jacques Cros
Section PCF Béziers

lundi 26 octobre 2015

Auvergne-Rhône-Alpes : L'Humain d'abord et les travaux de la fabrique

Par Michel Barrionuevo
Samedi 24 octobre 2015 à l'université Stendhal sur le campus de Saint Martin d'Hères, s'est tenue la fabrique du Projet pour bâtir les engagements de la liste l'Humain d'abord avec la gauche républicaine et sociale, ci-dessous les 4 vidéos réalisées, avec l'introduction de Jacqueline Madrennes, de Catherine Coutard, de Patrice Voir, avant l'ouverture des travaux en ateliers et l'intervention de clôture par Cécile Cukierman.












Suivre les discours des intervenant(e)s

Pourquoi le Front national est-il l’ennemi du monde du travail?

Le FN, avec Air France, a montré sa convergence avec le patronat. Décryptage par Alain Hayot, délégué national à la culture du PCF, Valérie Igounet, historienne, spécialiste du négationnisme et Mourad Lafitte, réalisateur.

Marine, Marion, Jean-Marie, ou l’ordre inégalitaire établi  
par  Alain Hayot Délégué national à la culture du PCF

Le poids du lepénisme pèse lourdement sur l’air du temps. Il éclaire la vraie nature du parti du clan Le Pen, plus uni que ne le laisse voir la tragi-comédie qu’il nous sert. Le FN donne le la au débat politique. On le mesure entre autres aux ignobles propos de Nadine Morano ou au fait que Sarkozy prétend combattre le FN tout en calquant sa vision sociétale sur celle des lepénistes.

La crise des réfugiés fonctionne comme un révélateur de la collusion idéologique autour du thème de la fermeture. La reculade de Merkel suivie par Hollande et les autres dirigeants européens donne des ailes à Marine Le Pen. Elle parle, contre toute réalité, de « submersion migratoire ». Le fantasme du « grand remplacement » n’est plus très loin comme il ne l’est pas non plus dans les propos de Fillon, Estrosi ou Ciotti. Ils légitiment ainsi les peurs agitées par Marine, Marion et Jean-Marie Le Pen.

Ainsi de l’appel au repli nationaliste qui exacerbe la haine de ces « barbares » venus des mondes arabo-musulman et africain, ces galeux d’immigrés auxquels le FN veut retirer le droit du sol au nom de la priorité nationale. Comme si le logement, l’hôpital ou l’école souffraient d’abord de la présence étrangère ; comme si notre histoire ne témoignait pas du fait que le genre humain n’a ni souche ni racine mais un cerveau pour penser, des langues pour échanger, des pieds pour bouger et une conscience pour éprouver son unité.

Ainsi de la culture où le FN tente d’exploiter le désarroi identitaire de millions de Français dans une Europe et un monde qui leur échappent. Dans les communes qu’il dirige, le FN pratique la censure. Dans le pays, il mène des actions violentes contre la création contemporaine qualifiée au mieux d’élitiste, au pire de pédo-pornographique. Ce que rejette le FN, mais aussi de nombreux élus de droite, c’est la capacité de l’art à transgresser le réel, à inventer et à anticiper le changement. Le FN prétend savoir ce que le peuple veut en matière culturelle. En vérité, il veut l’enfermer dans une vision passéiste et sclérosée du patrimoine et dans une forme de divertissement déconnectée de toute portée critique et émancipatrice.

Ainsi du monde du travail où la situation à Air France a montré la convergence du FN avec le patronat, le gouvernement, les forces politiques et les médias qui s’en sont pris avec une violence inouïe aux salariés. Là encore, les Le Pen, Philippot ou Collard ont étalé leur haine de classe. Contrairement au discours social qu’ils tiennent, ils n’ont pas eu un mot de solidarité avec les salariés, encore moins d’attention à leur détresse face aux licenciements. Philippot en a même rajouté en menant une charge contre les syndicats, accusés de politiser les enjeux. Comme si l’économie et l’emploi ne dépendaient pas de choix politiques. Ainsi des élus régionaux FN qui ont systématiquement voté contre toutes les délibérations qui allaient dans un sens social et culturel au service des populations et des territoires et dont toutes les interventions transpiraient la haine et le racisme.
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vendredi 23 octobre 2015

Les salariés d’ECOPLA disent NON aux ponctions de trésorerie

Projet de SCOP - Par Annie David  / 21 octobre 2015

Monsieur Emmanuel MACRON,
Ministre de l’Economie
Monsieur le Ministre,

Je souhaite attirer votre attention sur l’entreprise ECOPLA France située à Saint Vincent de Mercuze dans l’Isère. Cette entreprise, transforme de l’aluminium en barquettes destinées principalement à l’agroalimentaire. Elle est à ce jour premier producteur de barquettes et rouleaux d’aluminium en Europe. Anciennement dans le groupe Pechiney, elle est aujourd’hui partie d’un groupe composé de plusieurs sociétés situées en Angleterre pour la maison-mère, au Bénélux et en Allemagne,

Depuis plus d’un an et demi ses salarié-e-s nous alertent sur la situation de leur entreprise, s’adressant dès mars 2014 aux Ministres du Redressement productif, de l’Economie et du Travail, faisant part des difficultés financières découlant des ponctions de trésorerie effectuées sur ECOPLA France au bénéfice des autres sociétés.

J’ai personnellement fait le lien avec le commissaire au redressement productif de la région Rhone-Alpes, ainsi qu’avec le président du tribunal de commerce afin qu’ils puissent accompagner la stratégie de la société et anticiper une cessation d’activité et la disparition des emplois sur le site. J’apprécie d’ailleurs les contacts que j’ai pu avoir avec vos services et le suivi réalisé.

Les salarié-e-s sont de leur côté, mobilisés pour empêcher l’entreprise de disparaitre. Ils et elles ont en particulier travaillé un projet de SCOP qui aux dires des services de la DIRECCTE est tout fait solide, et sont prêts à assurer la reprise de l’activité. Un ou des repreneurs semblaient à un moment également intéressés.

A l’heure actuelle, la situation financière d’ECOPLA n’a pas conduit le tribunal de commerce à prononcer sa mise en redressement ou sa liquidation ; l’actionnaire venu en France pour, dit-il, s’occuper de la société, se contente de combler les dettes sans injecter suffisamment de fonds pour assurer l’approvisionnement suffisant et régulier en matière première et répondre aux attentes de la clientèle. Une clientèle qui se démobilise alors que les salarié-e-s sont confrontés à une activité partielle.

ECOPLA France est propriétaire de son équipement et de ses locaux et possède le savoir-faire. Premier producteur en France de barquettes et rouleaux d’aluminium, elle a de réelles débouchées commerciales. L’entreprise est viable si tant est que l’actionnaire décide de la faire vivre ou de la céder sans plus tarder ; une centaine d’emplois sont en jeu dans l’attente de sa décision ou d’une initiative de sa part. Chaque mois qui passe réduit bien sûr les possibilités de maintien de l’activité et la confiance des clients.
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jeudi 15 octobre 2015

Rassemblement à Grenoble

17 octobre 1961 - 17 octobre 2015
Pour une mémoire vivante
au service de la liberté et de la justice
Rassemblement à Grenoble
Samedi 17 octobre 2015 à 18h00
Place Edmond Arnaud (quartier Très-Cloîtres)

Le mardi 17 octobre 1961, en pleine guerre d’Algérie, des Algériens manifestent pacifiquement à Paris contre le couvre-feu décrété par le préfet de police Maurice Papon. Ce sont des femmes et des hommes qui manifestent parce qu’ils exigent la dignité, la liberté, la reconnaissance de leurs droits et celle du droit du peuple algérien à diriger son avenir. L’Etat français choisit alors la répression sanglante. Des centaines de personnes sont portées disparues. On retrouve des cadavres dans la Seine.
La défaite de l'ordre colonial en Algérie, symbolisé par les accords d'Evian le 19 mars 1962 est une grande victoire pour le peuple algérien, qui y gagna le droit de maîtriser son avenir, et une victoire pour le peuple français qui vit la fin d'une guerre cruelle et injuste.
Loin de tirer toutes les conséquences de ce passé encore récent, de nombreuses forces politiques tentent de réécrire l'Histoire, pour glorifier le passé colonial et attiser les haines xénophobes.
En ces temps troublés où la tentation est forte d’empiéter sur les libertés individuelles, au nom de la sécurité et de la lutte contre le terrorisme, il est nécessaire de maintenir vivante la mémoire. De la rafle du Vel d’Hiv (Paris, juillet 1942) aux centres de rétention en passant par la répression sanglante du 17 Octobre 1961, nous savons ce qu'un pouvoir en place peut faire au nom de la Raison d'Etat.
À Grenoble, nous nous réunissons depuis plus de 20 ans pour commémorer le souvenir de ces centaines d’Algériennes et d’Algériens qui ont été massacrés à Paris le 17 Octobre 1961. Cette présence témoigne de la vitalité de l'engagement militant en faveur de la solidarité entre les deux rives de la Méditerranée, d'années de combats communs contre le racisme. Nous pensons que les murs de Grenoble doivent porter la trace de cet engagement-là.
C'est pourquoi les associations signataires ont entrepris des démarches auprès de la Ville de Grenoble en ce sens.
Manifestons pour
- exiger que l’État français ouvre largement les archives de la guerre d'Algérie aux
historiens de toute nationalité,
- condamner toute complaisance vis-à-vis de l’OAS et des nostalgiques de l’ordre
colonial, refuser les discours xénophobes, racistes, colonialistes,
- être solidaires des combats des peuples pour leurs droits,
- affirmer le droit des migrants à vivre en France dans la dignité et sans subir de
discriminations,
- être solidaires des combats des peuples pour leurs droits.
Rassemblement à 18h00 puis cortège jusqu'à la passerelle Saint Laurent où des
fleurs seront jetées dans l'Isère en hommage aux victimes du 17 octobre 1961.
Appel à l'initiative de Algérie au coeur, Amal, Association Amazigh, Association de solidarité des algériens de l'Isère (ASALI), Association Nationale des Pieds Noirs Progressistes et de leurs Amis (ANPNA), Centre d'information inter-peuples (CIIP), Comité de soutien aux réfugiés algériens (CSRA), Coup de Soleil en RhôneAlpes, Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP), Observatoire des Discriminations et des Territoires Interculturels (ODTI), Ras L'Front Isère

Tribune de Marwan Barghouthi dans le Guardian

Marwan Barghouthi: Aucun peuple sur terre n’accepterait de coexister avec l’oppression. Par nature, les êtres humains aspirent à la liberté, luttent pour la liberté, se sacrifient pour la liberté. Et la liberté du peuple palestinien n’a que trop tardé.

Marwan Barghouthi, leader palestinien emprisonné, député, Président du groupe d’amitié avec la France au Conseil Législatif Palestinien, Membre du Comité Central du Fatah, souvent appelé « le Mandela palestinien »

L’escalade n’a pas débuté avec la mort de deux colons israéliens. Elle a débuté il y a longtemps, et s’est poursuivie durant des années. Chaque jour, des palestiniens sont tués, blessés, arrêtés. Chaque jour, le colonialisme avance, le siège contre notre peuple à Gaza se poursuit, l’oppression et l’humiliation persistent. Alors que certains veulent que nous soyons accablés par les conséquences potentielles d’une nouvelle spirale de la violence, je continue à plaider, comme je l’ai fait en 2002[1], pour que l’on s’attaque aux causes de cette violence : le déni de liberté pour les Palestiniens.

Certains ont suggéré que la raison pour laquelle nous ne sommes pas parvenus à conclure un accord de paix est le manque de volonté de feu Président Yasser Arafat ou du manque de capacité du Président Mahmoud Abbas, alors que tous les deux étaient prêts et capables de signer un tel accord. Le véritable problème est qu’Israël a choisi l’occupation au dépend de la paix et a usé des négociations comme d’un écran de fumée pour faire avancer son projet colonial. Tous les gouvernements au monde connaissent pertinemment cette vérité élémentaire et pourtant nombre d’entre eux prétendent que le retour aux recettes éculées nous permettra d’atteindre la liberté et la paix. La folie c’est de répéter sans arrêt la même chose et d’espérer un résultat différent. Il ne peut y avoir de négociations sans un engagement israélien clair de se retirer complètement du territoire qu’Israël a occupé en 1967, y compris en ce qui concerne Jérusalem, une fin de l’ensemble des politiques coloniales, la reconnaissance des droits inaliénables du peuple palestinien, y compris le droit à l’auto-détermination et au retour, et la libération de tous les prisonniers palestiniens. Nous ne pouvons coexister avec l’occupation israélienne, et nous ne capitulerons pas devant elle.
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mercredi 14 octobre 2015

NON! Les salariés d'Air France ne sont pas des criminels ! Témoignages


Le cri de colère de cinq personnalités après les arrestations de syndicalistes, traités comme des scélérats et interpellés chez eux devant leur famille au petit matin.

Xavier Mathieu, ancien leader CGT des Continental 
en lutte : « La violence est aussi du côté du gouvernement »
« Je suis bouleversé par le traitement médiatique que subissent les salariés d’Air France. J’ai envie de rendre hommage à ces salariés qui depuis des années s’en prennent plein la gueule. Le DRH d’Air France, comme notre directeur qui à l’époque avait pris des œufs dans la gueule, n’a rien subi en comparaison de ce que subissent les salariés. Il n’y a jamais eu de drame du côté des patrons. Alors que du côté des salariés, ce sont des drames permanents. À Continental, certains ont perdu leur maison, ont sombré dans la consommation d’antidépresseurs ou d’alcool, ont divorcé ou se sont suicidés. Quand on voit comment sont traités les événements, on comprend que 90 % des médias sont détenus par des patrons du CAC 40. Lorsque Continental a fermé, les salariés ont été traités de voyous pendant plusieurs jours par les médias, alors que par la suite, c’est bien la direction de Continental qui a été condamnée par les tribunaux. Dans les cinq procès qui ont eu lieu, il a été démontré qu’il n’y avait aucune raison économique à ce que l’entreprise ferme. Cela me dérange de voir la une des journaux avec un mec qui s’est fait arracher la chemise alors que depuis la fermeture de Continental, on aurait dû voir au moins cinq unes avec les collègues qui se sont foutus en l’air.
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De la truelle à la scène : vivre pour des idées

par  Charles Hoareau
Son nom ne dira peut-être rien à de jeunes lecteurs mais il en est autre chose pour nombre de militants plus anciens. Celui qui chantait « mourir pour des idées ce n’est qu’un accident » en conclusion de sa chanson « VIVRE POUR DES IDEES » sur la lutte sous Franco était un chanteur à part. A part du show-business bien sûr et à part par l’itinéraire de sa vie. Comme il le disait l’une des rares fois où il s’exprimait à la télévision, ses parents avaient fait toute la guerre d’Espagne et n’en étaient partis contraints et forcés qu’une fois vaincus.

Arrivé en France à 7 ans, il apprit à lire et à écrire et plus tard le métier de maçon qu’il exerça. Il raconte que c’est sa sœur qui le poussa à chanter sur scène les textes qu’il écrivait tout seul chez lui sur des cahiers d’écoliers. Si « Pour une amourette » l’a fait connaître cela ne peut occulter les autres titres hérités de son histoire comme il le dira lui-même « on ne peut pas oublier que vos parents ont pris devant vous le fusil pour vous défendre. » Cette fidélité à l’engagement familial, à la lutte contre les injustices, au fait d’avoir « fait parfois des concessions, mais jamais de compromis » marquera toute sa vie ses rapports au métier et aux médias.

Invité d’une émission de Philippe Bouvard, la coqueluche du Figaro, qui avait trouvé judicieux de faire une émission de variétés dans le restaurant de luxe « Chez Maxim’s » il ne se démonta pas. (extrait)
Bouvard « Lény Escudéro vous chez Maxim’s c’est une surprise ?
- Mais ce n’est pas la 1ère fois que je viens !
- Ah oui ?
- Oui j’étais encore maçon et, à la pause midi, pendant qu’un de mes collègues occupait le singe qui est devant l’entrée, je suis rentré en bleu de travail pour demander si on pouvait me chauffer ma gamelle et je peux vous dire qu’ici on ne fait pas chauffer les gamelles ! » Rires gênés.
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mercredi 7 octobre 2015

Gouffre infranchissable

Par Patrick Appel-Muller
L'éditorial de Patrick Apel-Muller dans l'Humanité : "Ainsi, tandis que l’acte de violence de l’ouvrier apparaît toujours, la responsabilité profonde et meurtrière des grands patrons, des grands capitalistes se dérobe, s’évanouit dans une sorte d’obscurité. » Entre Jaurès et le tandem Hollande-Valls, un gouffre infranchissable."
Une chemise déchirée pèse plus que le sort de 2 900 salariés. Bombant le torse, le premier ministre s’est précipité, hier, au siège d’Air France pour traiter de « voyous » les employés qui ont molesté deux dirigeants, annoncer des « sanctions lourdes » et proclamer que « la France est sous le choc ». Ces incidents étaient tout à fait regrettables, mais quel contraste entre sa compassion envers deux cadres – surjouée, pour que l’émotion de l’opinion paralyse la résistance des salariés – et l’indifférence tranquille de Manuel Valls à l’égard des milliers de syndicalistes, harcelés par leur hiérarchie, brimés dans leur carrière et bien souvent licenciés !

Qui a allumé la mèche de ce désespoir sinon une direction qui multiplie les licenciements et cherche à opposer navigants et « rampants » ; sinon un gouvernement qui proclame son amour aux patrons et reste intransigeant aux revendications des salariés ; ou encore un président rallié au libéralisme qui veut réduire ce qui revient au travail pour mieux servir le capital ? Rappelez-vous des cris d’orfraies après un coup de colère des Conti dans une préfecture. Les mêmes trémolos s’étaient fait entendre, puis un silence de plomb avait ­accompagné les jugements en faveur des ouvriers, leur abandon par le pouvoir et des vies brisées, certaines jusqu’au suicide. La compassion dans les médias dominés par les géants du CAC 40 est une valeur indexée sur la Bourse. Jaurès rappelait en 1906 : « Le patronat n’a pas besoin, lui, pour exercer une action violente, de gestes désordonnés et de paroles ­tumultueuses ! Quelques hommes se rassemblent, à huis clos, dans la sécurité, dans l’intimité d’un conseil d’administration, et à quelques-uns, sans violence, sans gestes désordonnés, sans éclats de voix, comme des diplomates causant autour du tapis vert, ils décident que le salaire raisonnable sera refusé aux ouvriers ; ils décident que les ouvriers qui continuent la lutte seront exclus, seront chassés, seront désignés (...) à l’universelle vindicte patronale.(...) Ainsi, tandis que l’acte de violence de l’ouvrier apparaît toujours, la responsabilité profonde et meurtrière des grands patrons, des grands capitalistes se dérobe, s’évanouit dans une sorte d’obscurité. » Entre Jaurès et le tandem Hollande-Valls, un gouffre infranchissable.

mardi 6 octobre 2015

CGT Air France. Toutes les violences se condamnent

Alors que la direction vient d’annoncer un nouveau plan désastreux pour l’emploi, près de 3 000 emplois vont être dans un premier temps supprimés, tout le monde gardera en mémoire les images diffusées de la violence avec laquelle certains dirigeants ont été traités après le CCE du 5 octobre.
Depuis 2008 des efforts incessants sont demandés à l’ensemble des salariés. 15 000 postes ont été supprimés. Des milliers de « nos collègues se sont sacrifiés pour que ceux qui restent aient un avenir ». C’est ainsi que communique la direction. Un peu avant ses envolées de Royaumont, Alexandre de Juniac de passage à Strasbourg le répétait haut et fort : « il faut se battre à MORT, à MORT !! » Voilà le discours d’un chef de guerre qui plonge ses salariés dans un combat sans pitié…

Déjà 7 ans, plus de 84 mois, plus de 2550 jours, que de nombreux salariés, au quotidien subissent l’autre violence. La violence social, celle qui assombrit inexorablement l’avenir. Elle ronge les esprits dès le matin. Il n’est pas rare qu’elle se transforme en angoisse, pas seulement le soir, mais sitôt que nos yeux se posent sur notre uniforme, celui qu’il faut revêtir avant d’aller travailler. Au travail, d’autres tensions naissent, plus machiavéliques, le jeu des « chaises musicales », car il n’y a plus de places pour tout le monde.

De nombreuses expertises votées dans nos CHSCT traduisent cette violence sociale. Sa cousine, celle du désespoir l’accompagne en silence. Elles touchent toutes les populations, de l’ouvrier au cadre en passant par le technicien. Personne n’est à l’abri. La direction nous a plongé dans le tunnel de transform, au bout duquel la lumière devait rejaillir. Trois années plus tard, nous sommes toujours loin de la surface, toujours au fond du trou. On nous propose de creuser avec nos ongles, tout en gardant le sourire et l’espoir. Et alors, on s’étonnerait de la violence ? Il est toujours plus aisé d’avoir une réaction sur les conséquences plutôt qu’une analyse sur les causes. Réfléchir à l’origine de ce mal qui peut se répandre en chacun de nous. Quel est son mode de transmission, quelles sont les populations les plus sensibles, celles qui seront les premières exposées : voilà de véritables sujets pour nos ressources humaines en peine.

La Cgt condamne les agressions physiques qui ont eu lieu ce jour. La Cgt condamne tout aussi fermement l’attrition et les licenciements que la direction s’apprête à mettre en oeuvre. « Qui sème le vent récolte la tempête », écrivait Nizami (XIIè) dans un de ses poèmes.
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lundi 5 octobre 2015

Durant toute cette année, les salarié-es, les chômeurs-euses, les étudiant-es, les lycéen-nes et les retraité-es se sont mobilisé-es pour leurs droits.
A plusieurs reprises, dans les secteurs professionnels, les écoles, les établissements et au plan interprofessionnel ils ont exprimé leurs attentes, leur exaspération grandissante face à une situation économique et sociale qui ne cesse de se dégrader et pour exiger une autre répartition des richesses qu’ils produisent.
Ces derniers mois, des mobilisations, souvent unitaires, ont été menées par les salarié-es, les jeunes et les retraité-es, exigeant leur juste dû, autour de luttes sur les salaires, les pensions, le financement du service public d’éducation assurant la réussite de tous et une protection sociale qui garantit un droit à l’autonomie pour tous les jeunes.
Des actions se sont développées pour exiger de travailler mieux et moins, d’améliorer les conditions de travail et de réduire la durée du temps de travail, contre les licenciements, pour exiger aussi la pérennisation et la conquête de nouveaux droits (retraites, protection sociale pour tous –jeunes, salarié-es, retraité-es-, garanties collectives), le développement des services publics notamment de l’éducation pour élever le niveau de qualifications des travailleurs de demain en ne laissant personne sur le côté et la relance industrielle.
Cédant aux pressions des puissances financières, au MEDEF, aux injonctions de Bruxelles, le gouvernement déroule une politique qui remet en cause notre modèle social assis sur l’égalité, la justice et la solidarité.
Accompagnées par une bataille idéologique inédite, des politiques pour l’emploi se traduisent trop souvent par des mesures de régression sociale qui vont impacter tous les salarié-es, les chômeurs-euses, en particulier les jeunes, bizutés socialement à leur arrivée sur le marché du travail.
Dans un contexte où les inégalités se creusent, où la précarité se développe, où la confiance en la possibilité de changer le cours des choses s’amenuise, où les forces réactionnaires progressent, les organisations syndicales CGT, FSU et Solidaires, UNEF et UNL réaffirment leur volonté de contribuer au renforcement des mobilisations et à leurs convergences, dans un cadre unitaire le plus large possible et de manière intergénérationnelle afin de faire entendre que des alternatives aux politiques libérales sont possibles.
Dans cette rentrée, elles invitent les salarié-es, les chômeurs-euses, les jeunes, les étudiant-es et les retraité-es à amplifier la mobilisation autour d’une plate-forme revendicative commune pour :
• Augmenter les salaires, les retraites, les pensions, les minimas sociaux, le point d’indice des fonctionnaires, et les bourses ;
• Promouvoir l’égalité salariale femmes/hommes ;
• Améliorer les conditions de travail et réduire le temps de travail pour créer des emplois, combattre et réduire le chômage ;
• Pérenniser et améliorer les garanties collectives ;
• Pérenniser et améliorer la protection sociale, les retraites complémentaires, pour garantir les droits, à la santé et à la retraite ;
• Développer les investissements pour relancer l’activité économique en tenant compte des impératifs écologiques ;
• Protéger socialement les jeunes pour garantir un droit à l’autonomie ;
• Conforter et promouvoir les services publics ;
• Investir dans le système éducatif pour faire face à l’augmentation du nombre de lycéens et d’étudiants en leur assurant des conditions d’études satisfaisantes.
Les organisations syndicales CGT, FSU, Solidaires, UNEF et UNL appellent les salarié-es, les chômeurs-euses, les jeunes, les étudiant-es et les retraité-es à en débattre pour construire une grande journée de mobilisation interprofessionnelle et intergénérationnelle, le 8 octobre prochain.
Jeudi 8 octobre : journée de grève interpro unitaire pour les salaires, la protection sociale, les services publics, …, avec manifestation à Grenoble 10h place de la gare SNCF.

La Suède teste la journée de 6 heures. Et ça fonctionne !

A Göteborg, la municipalité tente une expérience originale : faire travailler une partie de son personnel "seulement" six heures par jour pour augmenter sa productivité. Un exemple dont il faut s'inspirer ?

Réduire le temps de travail pour augmenter la productivité... et le bonheur des salariés. Et si c'était cela la clé de la réussite d'une entreprise ? Depuis le mois de février, la mairie de Göteborg teste la semaine de 30 heures dans plusieurs établissements publics de la ville. Pour le même salaire, les employés travaillent désormais six heures par jour à la place de huit.
Le service public n'est pas le seul concerné et de nombreuses sociétés suédoises ont déjà adopté ce nouveau rythme de travail plus souple. A la clé, moins de stress pour les salariés, des embauches et une plus grande attractivité pour l'entreprise.

La municipalité de Göteborg veut donner l'exemple
A l’initiative de Mats Pilhem, maire adjoint de la ville et membre du Parti de Gauche, la municipalité de Goteborg deuxième ville du pays, demande à ses salariés de jouer les cobayes depuis le mois de février. Les employés municipaux du secteur des soins aux personnes âgées ont été divisés en 2 groupes : le groupe A travaille 6h par jour, le groupe B, 8h par jour. A salaire égal. But de l'expérience : comparer la productivité et le bien-être des employés et, peut-être, étendre le nouveau rythme de travail à l'ensemble des services.

"A la fin de l'expérience, nous comparerons les deux et on verra ce qui diffère. Nous espérons que le personnel réduira son nombre de congés maladie et qu'il se sentira mieux mentalement et physiquement grâce à des journées plus courtes", expliquait Mats Pilhem, à l'annonce du projet en avril 2014."

A la maison de soins de Svartedalens, le personnel concerné par la diminution du nombre d'heures de travail salue l'initiative, comme le rapporte le "Guardian" : "J'étais tout le temps épuisée, dès que je rentrais du travail, je m'écroulais de fatigue sur le canapé. Désormais, je suis plus alerte : j'ai à la fois plus d'énergie pour mon travail, mais aussi pour ma vie de famille", raconte Lise-Lotte Pettersson, une des 82 infirmières de l'établissement.

Le passage aux 30 heures hebdomadaires a également eu un impact positif sur l'emploi : depuis le mois de février 14 postes ont été créés pour compenser la réduction du temps de travail et la direction de l'établissement dit avoir observé "une amélioration des services" et du "bien-être" des salariés.
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mardi 29 septembre 2015

Macron et les fonctionnaires. Le monde du travail encore attaqué !

1. Pas un mois sans que le ministre des finances, le banquier Macron ne fasse la démonstration qu'il ne comprend rien au monde réel : « Il faut des jeunes français qui aient envie de devenir milliardaires », «  Le travail du dimanche, c'est plus de liberté », « Si j'étais chômeur, je n'attendrais pas tout de l'autre »… et maintenant « Le statut des fonctionnaires n'est plus adapté au monde tel qu'il va ».

2. Ces déclarations ne se font pas au hasard. Le gouvernement Valls, aux abois et coupé du peuple, braconne sur les terres de droite. Il utilise ces déclarations démagogiques et mensongères pour justifier sa politique, qui s'attaque aux droits des salariés du privé (le code du travail), comme ceux du public !

3. Les fonctionnaires font un bouc-émissaire de plus pour les populistes de tous poils, ceux qui pointent au gouvernement comme ceux de droite ou d'extrême droite. Pourtant, les salaires des agents publics sont gelés depuis 5 ans. Et on demande toujours plus aux hospitaliers, aux fonctionnaires de police, aux enseignants,… car ils sont le service public, celui qui protège et travaille au bien commun.

4. Prétendre, au nom de l'égalité, niveler par le bas les droits des salariés en s'attaquant au statut des fonctionnaires va-t-il solutionner un seul problème ? Quel bénéfice le pays, l'économie et les foyers français tireraient d'un tel recul ? Aucun, au contraire, c'est un pas de plus vers la précarité. Le gouvernement ferait mieux de s'attaquer aux vrais tabous, la fraude et l'évasion fiscale, le pouvoir de la finance...

Emmanuel Macron : mais pourquoi est-il aussi ringard ?
Décidément, pour l'ex-banquier d'affaires chez Rotschild, devenu Ministre de l'économie et des finances par la divine volonté présidentielle, enfiler des clichés de droite est devenu une activité à temps plein. Et gare aux « illettrés » qui se rebelleraient devant ses poncifs.

Récemment, il s'en était pris une fois de plus aux 35 77heures, devant un parterre de patrons béats d'admiration : « La gauche a cru que la France pourrait aller mieux en travaillant moins ». C'est beau comme du Sarkozy !

Macron ce n'est pas que des petites phrases, c'est une loi rétrograde !
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"Maisons de Services Publics, de quoi avons-nous besoin ?"

Poste, énergie, transports, santé, services sociaux, etc … les MSP, une solution d'avenir pour nos communes ?


Telles sont les questions autour desquelles le collectif départemental de défense du service public postal en Isère vous invite à débattre



le samedi 3 octobre, de 9h à 13h
à Renage, salle polyvalente Jean Aluigi 
(à côté de la mairie)
où nous serons accueillis par la municipalité de Renage.

Après une évocation du contexte et du projet original de la municipalité de Renage, les participants seront invités à travailler en 4 ateliers thématiques :

- quels services ?
lister les services, en se posant la question de la réponse aux besoins des usagers, des élus, …

- quels personnels ?
quel(s) statut(s), quel(s) employeur(s), nombre d'emplois, quelle polyvalence et quelle formation pour quelle qualification ?

- quelle gestion ?
quelle instance de gestion, quel rôle des usagers, quels financements et quels moyens ?

- quels principes ?
quelles valeurs, quelle éthique (celles du service public ?), quel maillage territorial, quels liens avec les collectivités territoriales ?…

Chaque atelier abordera également les questions suivantes, considérées comme transverses :
1) quels horaires d'ouverture au public, qui en décide ?
2) quelle prise en compte des besoins des populations ? Quels moyens pour les mesurer ?
3) quel degré d'automatisation dans la mesure où sera affirmé le rôle de ces structures vis à vis du lien social ?
4) comment éviter que des opérateurs privés tirent profit de financements provenant des collectivités territoriales ?

L'objectif de cette initiative
Les réflexions des 4 ateliers seront transmises à l'ensemble des participants.
Par le débat entre élus locaux, usagers, syndicalistes, citoyens, nous chercherons ensemble à définir les conditions d'acceptation de la mise en place de telles structures afin qu'elles participent à la dynamisation économique et sociale des territoires, en répondant aux besoins des populations et en respectant les conditions de travail des personnels.

La matinée se terminera autour d'un apéritif convivial.

Nous vous attendons nombreux le 3 octobre à Renage !

jeudi 24 septembre 2015

Régionales : Le PCF appelle tous les communistes à amplifier la campagne

DECLARATION DU Comité exécutif du PCF

Réuni le 21 septembre, le Comité exécutif national du PCF appelle tous les communistes du pays à amplifier leur engagement dans la campagne des élections régionales des 6 et 13 décembre prochains. Comme l'a souligné Pierre Laurent lors de la fête de l'Humanité, ces élections auront une grande importance pour l'avenir des régions aux pouvoirs renforcés, et pour l'avenir politique du pays, au moment où le gouvernement Valls-Macron intensifie son offensive contre les droits du travail.

Les objectifs fixés par le Conseil national de juin sont plus actuels que jamais. Nous voulons écarter le risque grandissant d'une victoire généralisée de la droite et de l'extrême-droite, dont les conséquences seraient désastreuses pour le pays et les politiques publiques en région. Nous voulons, d'un même mouvement, contribuer à l'élection de majorités régionales porteuses de choix de gauche pour des politiques publiques sociales, solidaires, écologiques, résistant aux logiques d'austérité et les faisant concrètement reculer. Il y a beaucoup à perdre si nous ne menons pas la bataille. Il y a beaucoup à gagner si nous la menons : des élus utiles aux populations, des mesures concrètes qui amélioreront la vie au quotidien, des forces supplémentaires pour reconstruire une alternative politique dans le pays.

Ces objectifs sont à nos yeux indissociables. Ils seront rendus possibles à la condition que des listes du Front de gauche, associées au maximum de citoyens et de forces partout où c'est possible, réalisent des percées significatives au premier tour, et marquent de leur empreinte les fusions auxquelles les listes de gauche devront procéder entre les deux tours pour l'emporter.

Les possibilités de réaliser de telles percées sont réelles, mais il ne doit y avoir de temps perdu. C'est donc une campagne active et rassembleuse des communistes et du Front de gauche qui est maintenant urgente.

La victoire face à la droite et à l'extrême-droite, la mobilisation et le rassemblement du peuple de gauche ne passent pas par le référendum artificiel imaginé par Jean-Christophe Cambadélis pour éviter le débat sur le contenu des politiques régionales et nationale. Elles passent par l'unité populaire la plus large possible pour que l'argent, dans les régions, serve à répondre aux besoins populaires et que reculent les politiques d'austérité qui les entravent. Nous voulons aussi réorienter l'argent des régions pour permettre les politiques de gauche en direction des quartiers populaires et des villes et villages en difficultés. Le bon résultat de nos listes est le meilleur chemin vers l'unité qui battra la droite et l'extrême-droite.

Le CEN invite les communistes, leurs directions départementales et régionales à intensifier leurs efforts dans les jours qui viennent pour que toutes les listes dans lesquelles nous nous engageons soient au plus tard en ordre de bataille et présentées publiquement dans la semaine du 5 octobre.
D'ici là, les orientations, les choix d'alliance, l'architecture des listes doivent être partout arrêtés, en organisant les consultations nécessaires des communistes.

Dans toutes les régions, à l'exception de deux où le PG a choisi un accord séparé derrière EELV et où les communistes continuent à bâtir une liste du Front de gauche la plus large possible, les forces du Front de gauche travaillent à finaliser des listes communes. Dans plusieurs régions, des accords entre le Front de gauche et EELV sont en discussion, et dans deux régions, PACA et Midi Pyrénées Languedoc Roussillon, en voie d'être finalisés. Dans d'autres régions, le MRC est partie prenante.
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Syriza : une victoire de la soumission ou de la résistance ?

Par Clémentine Autain
Le pari d’Alexis Tsipras est gagné. En initiant de nouvelles élections législatives, le leader grec appelait les électrices et électeurs à réaffirmer leur soutien au gouvernement. Alors que Syriza avait été élu pour tenir deux objectifs qui se sont révélés inconciliables – ne pas accepter un nouveau mémorandum ET ne pas sortir de la zone euro –, le peuple grec a validé l’option choisie par Tsipras. Il l’a fait sans l’enthousiasme des précédentes élections et avec une abstention croissante, 56,57 % de participation contre 63,87 % en janvier 2015, soit sept points de moins. Mais il l’a fait, évitant le grand bond en arrière qu’auraient constitué une victoire de la droite et une forte percée d’Aube dorée (lire aussi "Soirée de victoire douce-amère pour Syriza à Athènes").

Union populaire, dissidence de Syriza, pour qui la signature d’un troisième mémorandum était évitable à condition d’assumer la sortie de la zone euro, n’a pas convaincu. L’implication à ses côtés de personnalités telles que Yannis Varoufakis, Zoe Kostantopoulou ou Manolis Glezos n’y a rien fait. Pour UP, la barre des 3% qui permet d’être représenté au Parlement n’a même pas été franchie. Fort de ses 35% des voix, Syriza peut néanmoins écarter l’hypothèse d’une alliance avec le Pasok.

Pas de sortie de l’euro sans soutien populaire
Ce vote des Grecs est-il un vote de résistance ou de soumission ? Il n’est pas simple de répondre à cette question, d’autant que le sens d’un vote n’est jamais univoque. Mais la résistance opposée par Alexis Tsipras à la Troïka constitue sans aucun doute l’une des raisons de sa victoire. Négociant avec un pistolet sur la tempe, héritant d’une situation économique, sociale et financière exsangue dans un pays qui ne pèse que 2% du PIB européen, Alexis Tsipras a tenté. Il a affirmé un autre point de vue sur les solutions à même de redresser le pays et d’endiguer les inégalités. Il a impliqué son peuple par un référendum pour mener le rapport de force.
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mardi 22 septembre 2015

En campagne, pour une région solidaire, écologique et citoyenne

Ce dimanche, sur le marché de Crolles, des militants du Parti communiste et du Front de Gauche ont été à la rencontre des habitants pour informer et débattre de la situation politique et des élections régionales des 6 et 13 décembre prochain.


Alors que les politiques d’austérité minent la société française en produisant toujours plus de chômage et d’inégalités, il est urgent de mettre la région au service de l’égalité et de la solidarité, tout en relevant le défi environnemental et démocratique.
Fidèles à la démarche et aux objectifs du Front de gauche, ils ont décidé de construire une liste pour l’Humain d’abord, avec les actrices et acteurs des luttes sociales, associatifs, syndicalistes, défenseurs des services publics, avec les citoyennes et les citoyens de gauche en les invitant à construire ensemble le rassemblement le plus large.
Ce rassemblement populaire, centré sur la réponse aux attentes des populations peut créer les conditions de la dynamique populaire seule à même de mettre en échec la volonté de la droite et de son leader Laurent Wauquiez de faire main basse sur la région pour en faire le laboratoire des politiques les plus anti sociales dont il se veut le champion.

Un bilan de mandat du groupe Front de gauche, actuellement élu au Conseil régional Rhône, a été distribué et apprécié par nombre de personnes. Enfin, le premier document de la campagne « Construisons une Auvergne Rhône-Alpes solidaire, écologique et citoyenne »   dont la chef de file est Cécile CUKIERMAN a été proposé aux personnes rencontrées.

Fête de l'Humanité 2015 - Meeting de Pierre Laurent

vendredi 11 septembre 2015

Pierre Laurent : « Le mur de l’austérité n’est pas infranchissable »

A quelques jours de la Fête de l’Humanité, le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, estime de « la responsabilité de la gauche anti-austérité de lever les obstacles » à son rassemblement, sous peine d’assister au retour de la droite et à de nouveaux progrès de l’extrême droite.

La rentrée est marquée par le drame que vivent les migrants. François Hollande s’est à nouveau prononcé, hier, pour un « mécanisme de répartition obligatoire et permanent » pour l’accueil de réfugiés avec 
des contrôles aux frontières. Est-ce la bonne voie ?

Pierre Laurent: La tâche de l’Europe et de la France est tout simplement de répondre à notre devoir d’accueil au niveau du drame actuel et de mettre en application le droit d’asile et l’aide aux réfugiés qui correspondent aux conventions internationales de l’ONU. Il n’y a pas d’autre question à se poser. Depuis des mois, nous avons alerté et demandé que change la politique de la France et de l’Union européenne. J’ai moi-même témoigné en rentrant des camps de réfugiés autour de Kobané il y a un an dans l’indifférence politique et médiatique. Jusqu’à cet été, les seules réponses ont été des murs et des barbelés. Je salue le réveil des consciences et les mobilisations citoyennes qui font sauter les verrous de cet égoïsme. Mais j’attends de la France qu’elle dégage les moyens d’État nécessaires à cet accueil au-delà des paroles.

Le président a annoncé l’accueil de 24 000 réfugiés par la France, est-ce suffisant ?

Pierre Laurent: C’est une avancée. C’est ce que demande, sur deux ans, la Commission européenne à la France. Mais c’est loin des capacités et des traditions d’un pays comme le nôtre. Nous pouvons doubler la capacité des centres d’accueil de réfugiés, et les mettre aux normes du Haut-Commissariat pour les réfugiés. Nous devons créer des dispositifs d’insertion et de scolarisation des enfants en y consacrant les moyens d’État. La France doit soutenir le réseau des villes solidaires qui s’organise à l’échelle de l’Europe et dans lequel les communes que nous dirigeons vont s’investir. Enfin, la France doit changer sa politique dans tout le grand Moyen-Orient pour faire prévaloir des logiques politiques de paix, et non se lancer dans de nouvelles escalades guerrières dont les réfugiés sont les victimes. Quels sont les buts des nouvelles frappes annoncées hier en Syrie par François Hollande ? Le flou demeure total.
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« Moi Président » : trois ans de dérégulation du droit du travail et d’augmentation du chômage

Par Thomas Clerget
Le gouvernement s’apprête à « simplifier » le Code du travail. Dans la lignée des lois Macron et Rebsamen avant l’été, de l’Accord national interprofessionnel et du Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi auparavant, il s’agit de « libérer » toujours davantage les entreprises. Les protections des salariés sont considérées comme un « coût » pour l’économie, qu’il conviendrait de réduire, et comme un « frein à l’embauche », qu’il faudrait assouplir. Objectif : inverser la courbe du chômage. Mais plus l’exécutif socialiste dérégule, plus le chômage augmente, avec un million de chômeurs supplémentaires depuis l’entrée de François Hollande à l’Élysée. Bilan en trois actes de cette casse sociale.

En 1981, François Mitterrand voulait « changer la vie ». Deux ans plus tard, le gouvernement socialiste dirigé par Pierre Mauroy engageait le « tournant de la rigueur ». Élu sur un programme de rupture avec le libéralisme à tout crin des années Sarkozy, et pour « réorienter l’Europe », François Hollande n’aura pas mis aussi longtemps à plier sous les injonctions du « réalisme » et à renoncer à ses promesses de changement. Exit la grande réforme fiscale, le contrôle de la finance, la renégociation des traités européens. Place, dès novembre 2012, à l’oxymore du « socialisme de l’offre » annonçant – dans un premier temps – les 20 milliards d’euros de réductions d’impôts accordées aux entreprises par le biais du Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE).

Acte 1 : « Il faudra qu’il y ait moins de chômeurs » en 2014
L’expression est emblématique du virage politique engagé par la nouvelle majorité. Tournant le dos à la culture keynésienne qui imprégnait les partis sociaux-démocrates depuis la Seconde guerre mondiale, le socialisme de l’offre incarne le ralliement – quasi – assumé du PS à une politique économique néo-libérale. Il s’agit de créer un environnement favorable aux directions d’entreprise – donc défavorable aux salariés – et surtout au monde des affaires – donc potentiellement néfaste à l’intérêt général. Directions d’entreprises et investisseurs sont, pour le gouvernement, les moteurs supposés du « retour de la croissance », une priorité sans cesse martelée. Là où les keynésiens voulaient stimuler la demande par une hausse des salaires et de l’investissement public, les adeptes de la politique de l’offre parlent « réduction des charges », « compétitivité » et plus grande « flexibilité du marché du travail ».

Scène 1 : moins d’impôts et licenciements facilités
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jeudi 10 septembre 2015

Video - Le film accablant sur le déclin organisé de la SNCF



Qualité empêchée, souffrance au travail, perte de sens pour les salariés...
Retards, annulations de trains, accidents pour les usagers...
Tous les travers de la privatisation du rail anglais, que le réalisateur britannique Ken Loach dénonçait en 2001 dans son film The Navigators, deviennent une réalité quotidienne en France.
Il y a un an, la réforme ferroviaire votée à l’Assemblée Nationale (4 août 2014) avait été l’occasion d’une vaste campagne de manipulation de l’opinion publique orchestrée par le gouvernement de Manuel Valls, la direction de la SNCF et les médias réunis main dans la main.
Face à ce qu’on peut bien appeler une opération de propagande, les milliers de grévistes et les syndicats opposés à cette réforme ont eu bien du mal à exposer et à faire connaître leurs arguments.
Mais force est de constater que l’emploi du mot propagande ne va pas de soi pour un grand nombre de citoyens, voire de cheminots soumis régulièrement à une communication dont les moyens sont considérables. La petite musique libérale et dérégulatrice conditionne à force d’être martelée.
C’est dans ce contexte que le cabinet Emergences et le comité d’établissement régional SNCF Nord-pas-de-Calais m’ont proposé de réaliser un film qui renverse ces logiques de communication. Car les représentants syndicaux et les salariés savent de quoi ils parlent, mais ont du mal à exposer une autre parole dans un espace public cadenassé.
De cette rencontre est né le documentaire Vérités et mensonges à la SNCF qui redonne justement la parole à ceux qui se battent pour le maintien d’un réel service public ferroviaire.
- Gilles Balbastre, journaliste et réalisateur 

Addendum : Alors que se préparent les élections régionales, un lecteur attentif nous transmet une remarque qui ne manque pas d'intérêt au sujet de la réforme ferroviaire adopté l’an dernier par le Parlement
"Dans cette période très tendue avec EELV, il manque une précision : les écolos ont voté Pour (http://www.assemblee-nationale.fr/14/scrutins/jo0840.asp)... Rien de surprenant par ailleurs mais il serait bon de le dire."